L'Isle Jourdain à 1m50 du sol

20/09/2020

J-1 : c’est bien sympa de courir 12 fois 200 m à 6 h du matin tout l’été, mais comme on dit “à un moment, il faut se lancer”. Donc me v'là-t’y pas, perdue comme d’habitude, à me demander le samedi soir si “combi ou pas combi” comme si cela était LA question existentielle à se poser à l’heure actuelle. Mais oui, pour moi à 23 h du soir, c’était la question qui allait à la fois arrêter la fonte des glaces et résoudre le réchauffement climatique. Bon bref au final, sur les conseils avisés des Tuc j’ai passé la suite de la soirée à enfiler, enlever, enfiler, enlever bref on a compris, la combi en néoprène, qui, il faut le dire, ne donne pas sur moi le même effet que dans la pub.

 

Jour J : comme j’aime bien improviser j’ai pris un petit-déjeuner qui, je trouvais, faisait hyper pro ! Résultat, j’ai eu faim 1 h avant le départ de la course sachant que j’avais déjà mis mes affaires dans l’air de transition, c’était cool.

 

Natation : plus grande peur de la course : la natation. Arrivée sur la plage (c’était pas Miami, il faut pas croire!) première chose à faire : repérer le parcours. Malheureusement pour moi, une des bouées n’était pas à l’eau donc devrais-je sortir pour replonger à mi-parcours? Personne autour ne sachant me donner de réponse, je finis par aller voir l’arbitre. Celui-ci, ultra méga stressé (ce qui se comprends!) s’énerve en me disant que si je ne contourne pas la bouée, c’était carton rouge. Heureusement que je m'y connais mieux en foot qu'en triathlon et j’en ai déduis que je devrais contourner les bouées quoiqu’il arrive, dans l’eau ou pas. Étant le dossard N° 1, je me lance aux côtés de 10 autres personnes (sacrée COVID!) que je finis rapidement par apercevoir devant au loin, loin, loin, loin. Du coup, je mets en place ma stratégie de dernières minutes, nager en mode “mamie teste l’eau du lac” en regardant l’ensemble du peloton de nageur se démener tels des piranhas autour de leur proie bien loin devant. Bon du coup le temps était long, mais j'étais hyper concentrée sur “contourner la bouée” donc ça allait, car il y en avait plusieurs.

 

 

 

Transition 1 : bon, mamie sort enfin de l’eau après avoir tenté deux fois de se relever sans avoir pied. C’est là que les choses se compliquent. Arrivée au vélo, j’enlève la combi en 2 secondes, mais au moment de mettre le casque à vélo là, c’est plus compliqué… Après avoir été à deux doigts de chuter et écraser une 10ène de personnes par la même occasion au moment d’enfourcher le vélo, je pars enfin après 3 minutes 20 ce qui est en soit hyper long vue que dans le même laps de temps j’aurais pu me laver les dents et on est d’accord que le soir t’as l’impression que ça dure 3 heures!?

 

Vélo : ah le vélo... Je pense que je n’ai pas une notion du plat comme tout le monde. Des bosses qui s'enchaînent, une averse, le passage d’un animal sur la route... Que de péripéties ! En même temps, je ne vais pas me plaindre, car étant sortie de l’eau bien loin du peloton, j’ai pu faire le parcours quasiment seule, tellement seule que je pense en avoir oublié le fait que j’étais quand même sur une course... Donc me v'là-t’y pas discuter avec les rares gens que je croise sur un sujet très d'actualité : la météo qui “ma foi n’est pas géniale, mais on a vu pire”.

Bon, c’est bien beau de pédaler, mais ma patience étant arrivée à son terme, j'accélère pour arriver au parc à vélo.

 

 

 

Transition 2 : "C’est par où la sortie ?”. Perdue dans l’air de transition, il faut le faire une fois dans sa vie, je pense ! Paniquée, tu cours partout tel une fourmis ayant perdu sa colonie sans vraiment au final aller nul part.

 

La course à pieds : au final tu trouves la sortie mais tu es tellement à l’ouest que tu prends la bouteille du ravito et oublie de t'en débarrasser donc bon t’es partie pour 5 K avec une bouteille Cristaline (petit placement de produit) à la main sans même être sponsorisé ! En vrai pour ceux qui font la même erreur, faîtes comme moi, mettez la bouteille dans le trifonction comme ça au moins plus de soucis! Après, on a l’air un peu du bossu de Notre-Dame, mais on court plus vite pour éviter que ça se remarque trop, je dis ça j'dis rien! On me signale au 3ème km qu' "elles sont juste devant” donc moi comme j’aime bien la compétition au final (même si je n’y comptais plus depuis le début) je cours comme je n’ai jamais couru… Et ne recourrai JAMAIS, jamais, jamais même s'il y a des mégas gigas soldes chez Salomon. Bref, au final, je rattrape la 6ème, 5ème, 4ème et 3ème pour finir au sprint avec la 2ème car autant y aller jusqu’au bout !

 

 

 

Arrivée : à deux doigts de l’AVC, (Non en vrai ça allait à peu prêt... Parce que je suis encore jeune !) je finis mon premier triathlon M qui sera le premier d’une toute, toute, toute petite carrière à mon image. Et oui, je fais 1m65... Les bras levés.

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