Visite en terre connue

15/10/2019

Le Constat :

Les jours passent, on compte déjà le nombre de week-end avant la Noël, on voit de moins en moins le soleil et voilà le dernier triathlon de l’année qui se profile.

Cette année un peu particulière pour moi, sur les conseils du couple de superstars (Dav&Isa) si si ce sont des GUEST-STARS, ça se passera un peu à la casa, les Sardines du TITUS. C’est comme celles de Marseille mais eux ont l’avantage d’être à Cassis, la petite ville connue pour sa Falaise du Cap Canaille et ses petites Calanques avec son eau turquoise et ses fonds marins paradisiaques.

Pour certains c’est le clap de fin de saison, pour moi c’est un peu le renouveau, sur un format plus court (M) mais avec un parcours pour costauds. Ils n’ont pas pris la peine de creuser la colline pour couler le béton ces Cassidains, ainsi pour en sortir il faudra donc s’y employer.

Je quitte Toulouse sous un super soleil, forte chaleur pour revenir à mes origines sous un temps limite, le vendredi et le samedi, c’est gris, et le mistral est plutôt fuyant voire absent, c’est bête !  En général il permet de chasser les nuages et laisse place au magnifique ciel bleu. Pas grave, j’espère juste que le dimanche 13/10 les nuages seront partis et que la pluie ne sera pas là, car quand il pleut c’est court en durée mais intense (pas de jeu de mots, ni de propos déplacés).

 

Le D-Day :

5h30 : Réveil, p’tit déj’ tranquille et place à la frontale pour sortir le matos et le mettre dans l’auto. Premier arrivé sur Cassis, j’aurais certainement la chance d’être garé pas trop loin, sinon c’est 1.5km pour le plus proche parking quoique je ne porte pas mes sacs donc ce n’est pas mon souci ^.^

7h : Arrivée sur le champ de bataille, les pros sont déjà tous là (il y a du FLOUZ, donc ils ne sont pas là pour contempler la beauté du paysage). Je retrouve les superstars du jour Dav&Isa et Valérie, venue tout de même pour faire ce triathlon malgré une blessure, donc non partante pour la partie course à pied, mais heureuse tout de même de partager cette épreuve.

 

 

8h30 : Les vélos déjà posés, la combinaison enfilée et là je pars tâter l’eau, AMAZING elle fait plus de 20°C, oui on ABUSE, on ABRIVE, on est des MYTHOS à Marseille, mais la vérité c’est trop de la balle. Les féminines partent en Prem’s et Hop ça part aussi pour nous, 2 boucles à réaliser avec une sortie à l’australienne, grosse bataille avec les élites jusqu’à la première bouée, je visais le HOLE-SHOT (merci John Jaune) mais que nenni. La mer était calme sur la première boucle, du coup je me dis, j’en garde sous le pied et pour la deuxième j’appuie plus, pour les NÉGUER mais avec cette bande de FADAS, Poséidon ou la Sardine s’est réveillé et les vagues ont commencé à arriver. Le soleil aussi s’était élevé par-dessus le Cap Canaille, « tu ouvres les yeux et tu vois rien », je fais la nage du chien ou du waterpolo pour chercher la bouée, je me dis super je la vois, mais ce n’est pas la bonne, je me dis alors « Rallonge ta nage, t’as raison l’eau est si belle et si bonne, la tête sous l’eau c’est plus coloré que le monde de Némo, des bancs des Daurades en pagaille ». Je sors de la nage, tourne la tête et vois une PALANQUÉE de nageurs encore derrière, elle fut bonne, place maintenant à la balade dominicale.

 

 

Les TUCettes n’étaient pas placées avec nous, je vois alors Valérie au parc, Isa déjà partie certainement, et le vélo de Dav aussi, alors s’en trop de difficulté je teste l’enlèvement de la « new » combi qui ASKIP se retire en un éclair (ce n’est pas un produit de télé-achat) et me voilà prêt à partir. Connaissant les ruelles de mon enfance et le parcours prévu, je sais que rien ne sert de courir, il faut tout mettre à gauche sinon ça risque de coincer. J’attaque un mur, les vélos devant font des zigzag, M.SAGAN lui se mettrait en Y, mais c’est sur la selle qui faut se frapper cette côte, toujours courte mais intense (100D+). Arrive une partie plus roulante ou je prends un malin plaisir à rouler, faire CH*** mes concurrents avec mes roues (c’est entre le solex et le cross de JUL niveau dB), c’est plus que pratique pour alerter que je suis derrière. J’attaque la montée des JANOTS (pas la boisson), entre les vignobles où leur vin blanc est exquis, les maisons des « people » et les véhicules présents sur la route, je me faufile à la recherche de tunique jaune. La route je la connais, les jambes sont là, mais mes superstars déjà trop loin devant. On finit à Belle-fille avec Isa, un rond-point qui soit t’amène dans une descente vers La Ciotat, soit te fait monter vers Roquefort (Je crois que ça n’a rien à voir avec le fromage) et bingo, place à la deuxième longue montée. Les insta-loveurs seraient contents du paysage et de la vue sur La Ciotat, l’île verte, le bec de l’aigle qu’offre cette route, mais bon pas le temps, faut mettre les Watts, la route est nickel donc tête dans le guidon, un peu de vélocité (merci le HT) et gros braquet pour distancer les SUC**** de roues. Traversée expresse de Roquefort, une bonne descente (avec un visu sur les pros dans l’autre sens ~20km d’avance) direction le Grand-Caunet avec, à priori, la dernière montée. Dans les lacets, j’entrevois du jaune à travers la  PINEDE, pleine de pins (of course ^^) c’est David, que je croise ensuite pour la boucle retour. Le constat est simple, grosso-merdo, 21km de montée, donc 21km de descente, tête dans le guidon, ferme la bouche pour ne pas GOBER une mouche, les mains en bas des cocottes et roule ma poule. J’ai pensé un court instant à JULIAN (jeune licencié du TITUS et parti trop d’une saleté de maladie, à qui cette édition fut dédiée) mais aussi au N°1 Français celui qui ne voit pas le danger dans les descentes et qui les dévalent à toute berzingue, lui-même en lieu et place, même pas peur j’arrive en trombe dans Cassis, je revois David, un tour de rond-point pour espérer faire de la descente type Super-G, et bien non, il y a une sale côte qui a été mise dans le parcours, c’est avec joie que je me suis tout remis à gauche pour la manger ou pas d’ailleurs. 

Arrivé au parc, le vélo posé, c’est parti pour la dernière difficulté de la course à plat, que dis-je course à pied, en réalité non plus, c’est une course casse-pied. 50m effectué et déjà un mur à plus de 12%, la température de l’eau j’avais rien dit, mais là, j’avais plus l’impression que c’était du 20%, j’arrive en haut, place au ravito, c’est normal c’était la mise en jambes. Ni une ni deux, grosse descente direction la Calanque de Port Miou, je recroise David, je me dis alors que lui aussi doit en CH***. Je récupère mon chouchou, signe de mauvaise augure car il faudra bien y revenir du coup. Précédemment grosse descente, donc prochainement grosse montée, et les cuissots/cuisseaux qui chauffent et même la venue d’une crampe dans la cuisse me fait sourire, je m’assois, un touriste me parle, « bonjour ça va ? Vous voulez quelque chose ? » - « Oui un Jaune svp » bon OK, il n’était pas trop informé des pratiques locales celui-ci, je repars, parcours qui surplombe alors la Calanque, l’eau bleue, les bateaux amarrés et une foule de touristes en pleine rando. On retrouve le bras de mer, devant la maison BEUCHAT (celui des montres) pour remonter la presqu’île et revenir faire la deuxième boucle. Un ravito qui tombe bien, les bénévoles sont au top, et oui j’avoue, moins bien que ceux du Tdt, je tombe nez-à-nez avec une copine d’enfance qui me demande ce que je veux « Eau, Coca ? » - « Allez, je demande un Jaune, elle en rit, et me dit que l’apéro a commencé chez ses parents », bon franchement j’aurais pu, mais je n’aurais jamais terminé la course sans vider la bouteille, oui c’est local, « tu commences, tu finis » puis pressé par le temps je me dis non, je suis sportif je ne fais pas d’à-côté ^^ On est tous comme ça.

Place au second tour, grosse descente, la Calanque, on s’encourage avec Isa qui a tourné avec son chouchou, je récupère le mien, demandant si c’est bien le dernier car j’aime bien le lieu, mais il ne fallait pas me dire « Jamais 2 sans 3 ». Fin de la Calanque, les bénévoles crient attention à la marche, je l’ai passé tel un pur-sang au premier tour, mais là, ma vue a baissé, les jambes étaient lourdes, et je vous le dit, la marche fut plus haute que prévue, BIM-BAM-BOUM, je n’ai pas passé la marche, seulement en rampant. Pas de bobos, je me relève, je vois la montée, la dernière montée car pour rejoindre la mer, en somme logique il faut descendre, je re-surplombe la Calanque en marchant, pas la peine de laisser une cheville, SNIF adieu à mon rêve de podium ^^ je prends le temps d’arriver sur le plat pour me remettre dedans, pas à fond (à fond de cale peut-être) et j’entreprends la dernière partie, 2km à réaliser, ça monte, ça descends, je cours entre les voitures ou sur les mini-trottoirs, je prends le temps de me dire que mes objectifs du jour seront atteints (oui le podium n’était pas prévu), il me reste 200m, l’arrivée est noire de monde, il manquait peut-être un tapis rouge, je checke David déjà arrivé et j’en termine dans la plus belle des villes, dans un cadre de dingue et tout sourire.

Si besoin de contacts, de visites, de l’estimation des prix des maisons, je peux vous aider, mais malheureusement je n’aurais pas assez d’une vie pour en acheter une dans ce quartier. Alors je préfère les NARGUER en courant devant chez eux, bloquant ainsi leurs allées le temps d’une journée.

Merci les tri-copains ce fut une bien belle journée ! Et j’ai pas fini en PLS avec le Jaune, j’avais de la route à faire ;)         

 

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