Ma petite SaintéLyon

06/12/2018

Ma petite SaintéLyon (une très longue nuit)

 

Samedi 1erSeptembre après avoir suivi en début de matinée les exploits des trailers autour du Mont Blanc c’est la reprise de la course à pied pour ma part, je rejoins deux potes de balma sur les coteaux, et ils m’annoncent l’envie de faire la SaintéLyon en relais il me faut par contre trouver un 4èmefou, je propose dans la foulée à Jérôme. Il est ok.

Nous voilà inscrit. Moi sur le relais 1, Jérôme sur  le2, Pierre sur le 3 et Jeremy le 4 

Y’a plus qu’à s’entrainer.

 

Les deux premiers  mois vont se dérouler sans encombre et sur une prépa plutôt axée 10km. Et puis vient le mois de novembre ou il faut s’entrainer à borner surtout la nuit 1h à 2h. Tous les feux sont au vert jusqu’à 15 jours du départ, sauf que je me tords la cheville lors de ma sortie dans la forêt de Bouconne. Repos forcé et soin de 10 jours, à ce moment là je décide de changer de relais avec Jérôme je ne ferai plus que le relais 2 de 13km et lui le départ avec un parcours de 18km.

 

Pour cause de grosse manifestation des gilets jaunes prévue le samedi, nous partons par précaution le vendredi soir pour Lyon. C’est la crise au sein de l’équipe le relayeur 3 sort d’une semaine de crève et le dernier de périostite. On décide quand même de ne plus rien changer, on verra bien. La nuit porte conseil.

 

Samedi matin, réveil tranquille, on mange puis on part début d’après midi, direction la halle Tony Garnier lieu du retrait des dossards et lieu d’arrivée de cette SaintéLyon.

Dossards récupérés, y’a plus qu’à attendre le départ à 23h30 en espérant que la pluie annoncée depuis des jours n’arrivera pas dans la nuit.

 

Fin d’après midi, il est temps de se séparer pour de longues heures, sniff, Jérôme et Pierre vont partir pour St Etienne en navette ou ils attendront le départ. Moi de mon coté je reste à Lyon le plus possible avec Jeremy, on rend visite à des amis, puis on va au restaurant un samedi soir dans Lyon autant vous dire que j’ai eu du mal à ne pas avoir envie de picoler un peu J21h30 départ de Lyon en voiture en direction de mon relais, Waze nous indique 45 min on est large vu que Jérôme est prévu vers 1h30. 

 

Nous arrivons du coup assez tôt à Saint Christo en Jarez (au milieu de nulle part) j’ai le temps de commencer ma nuit, mais nous sommes réveillés dans la voiture par la pluie qui arrive, pas cool L, vers 00h 30 je me prépare enfin pas envie il fait 4 degrés et il pleut. On rate de peu les premiers, l’ambiance monte crescendo. Je me dirige vers le sas relais sous une tente ou s’entassent tous les relayeurs, certains s’agglutinent à l’entrée de peur de rater son relayeur. Moi je décide de me mettre en retrait quitte à peut-être rater Jérôme manière de rester au chaud. 1h30 du matin et toujours pas de Jérôme, je tape la discute avec d’autres concurrents. On apprend que l’on peut voir l’heure de départ sur le suivi GPS, et l’appli SaintéLyon du coup je leur annonce le nom de mon équipe, et là gros blanc …. Cool Jérôme est bien parti à minuit (il a quand même attendu la 3èmevague de départ depuis 22H45 sous la flotte) sous les couleurs de l’équipe Ma BITE. Du coup pas d’inquiétude il arrivera aux alentour de 2h du matin.

 

2h05 du matin, Jérôme arrive enfin bien trempé. Il m’annonce que j’ai le temps car trop de monde sur les sentiers, on est en plein dans la masse, il a l’air agacé, je sens qu’il veut discuter mais je lui dit de me donner la puce avant que je l’oublie. 

 

Bref je pars sans échauffement, et ca monte d’entrée, et je m’aperçois que je vais devoir prendre mon mal en patience il y a beaucoup de coureurs, 500 m après le départ passage au ravito que j’ai du mal à éviter car les coureurs sont très nombreux. Je sors enfin du village, on traverse une route, ma SaintéLyon peut commencer, ma cheville à l’air de tenir, cool. 

C’est parti à l’assaut des monts lyonnais, pas mal de dépassement je zigzague au milieu des coureurs, je cours en montée au milieu des coureurs qui marchent et à qui il reste une 60aine de km sous le déluge, le vent, le froid et chose jamais vécue auparavant un silence angoissant. 

Le parcours est assez vallonné avec de bonnes rampes à plus de 20 %, avec au loin la ligne de lumière qui nous guide (à voir une fois dans sa vie) Chose que je n’avais pas prévu au départ, il y a beaucoup de cailloux, donc je reste vigilant pour ma cheville. Au 8èmekm je passe au milieu d’un campement sauvage ils sont une trentaine et ont décidé de passer la nuit à nous encourager et à picoler, je ne m’arrête surtout pas car je suis attendu. Arrive le dernier km, et la fameuse descente vers Sainte Catherine, ou je confirme que celle ci est pas facile, je me fais quelques frayeurs et la cheville tourne 3 ou 4 fois merci le strap ;-)

 

3h25 j’arrive au relais, et je me demande si je vais pouvoir retrouver mon pote Pierre. Il me voit, trop content de le revoir depuis la fin d’après midi. Ma SaintéLyon est finie, je passe mon relais et j’encourage comme il faut mon pote qui va affronter 28km avec le passage au plus haut du parcours et sous un déluge. Ma nuit n’est pas terminée. Je me change avec des vêtements secs et oui j’avais prévu de laisser mes affaires avec les affaires de Pierre, c’est aussi ça la SaintéLyon savoir s’organiser J

 

4h du matin je réussi à monter à bord de la navette direction Lyon, la navette rapatrie aussi les abandons, en principe on doit mettre 40 min mais on va mettre 1h car certains coureurs qui ont abandonné sont pris de vomissements et on doit faire deux arrêts. Arrivée au final à 5h du matin au lieu d’arrivée il me manque plus qu’à attendre dans les tribunes l’arrivée de mon équipe sans avoir aucune info des 2 derniers relayeurs vu que je n’ai pas de portable. Je vais donc en profiter pour voir arriver les derniers de la SaintExpress (44km) et l’arrivée du premier solo de la SaintéLyon.

 

Je ne vais pas attendre longtemps puisque vers 5h30 les premiers relais à 4 arrivent. C’est aux alentours de 6h qu’intervient l’arrivée du vainqueur en solo. Les filles arriveront quant à elles vers 7h20 du matin avec une différence de quelques secondes entre les 2 premières, l’organisation ratera même l’arrivée de la première au milieu des finishers du 44km (respect à l’ensemble des finishers de cette édition)

 

7h30 J’aperçois enfin Jérôme dans la halle, je lui demande enfin des nouvelles, il m’apprend que Pierre a réussi à finir son relais en 3h15 (je ne peux pas le féliciter vu qu’il dort dans la voiture),  et puis il me dit que Jeremy ne devrait pas tarder à arriver. Bien vu on le voit passer la ligne d’arrivée vers 8h05. Je crie pour le féliciter en vain puisqu’il ne me voit pas, je réveille les rangs autour de moi pas grave content que ça se termine.

 

8h15 du matin nous voilà enfin tous les 4 réunis, douche, repas, récupération des sacs et c’est le moment de rentrer sur Toulouse. Marre de la pluie et du froid J

 

Pour conclure, ne jamais dire jamais, j’étais réticent à faire une course de nuit, me voilà dépucelé, je pense que cette course est à faire au moins une fois dans sa vie coureur en relais ou en solo pour les plus barjots. 

Cette course est magique par sa difficulté, sa dureté mais aussi par sa grandeur…. 

Un nouveau défi à faire……. seul l’avenir le dira….

 

 

 

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