Raid Nature 46 format court Team Las Végas Taboulé

17/10/2018

Fred : Mois – 1 : Quelques flyers du Raid 46 sur le comptoir de la buvette du TDT, une Nelly motivée et motivante pour faire un binôme, une pincée d’inconscience et c’est parti pour une journée qui s’annonce magnifique …

Nelly : C’est au triathlon de Toulouse, en dégustant un super sandoc qu’avec Fred, on se motive pour s’inscrire au format court du Raid nature 46, c’est sans orientation (et heureusement pour nous je pense !).

Fred va se faire prêter un VTT. Je lui dis d’essayer de faire une petite sortie histoire qu’il voit comment il se sent dessus. On regarde un peu le parcours, et ça va surement piquer les cuissots.

De mon côté, j’ai déjà testé un raid sur une journée fin septembre. Le format m’avait vraiment plu et j’accroche vraiment plus avec le trail et le VTT que le bitume.  Réaliser le raid sur deux jours, ce n’est pas dans mes cordes et ce format court est un bon compromis.

Il faut trouver un nom d’équipe ; ce sera Las Vegas-Taboulé à la suite de deux anecdotes.

 

 

Fred :  J- 1 : Ce premier raid (ou triathlon nature) est dans la suite logique des évènements puisque je n’ai jamais fait de trail digne de ce nom, idem pour le VTT et le canoë. Ce seront pourtant les 3 sports à pratiquer réparti en 4 sections + une optionnelle. Je commence à sentir que j’ai peut-être fais une boulette… heureusement j’ai un VTT à ma taille … enfin presque.

Nelly : La veille du raid, Fred n’est toujours pas monté sur son VTT de location. On part rouler du côté de Rocamadour, sur un parcours sans difficultés histoire qu’il se familiarise avec des pneus plus larges, des revêtements différents et de nouvelles sensations.

 

Fred : Jour J : On voit beaucoup de TUCopains qui ont commencé hier sur l’épreuve en 2 jours. Ils avaient un gros parcours d’orientation et ont tous l’air éclaté. Ils m’impressionnent tous. Il paraît qu’aujourd’hui c’est technique et qu’il y a beaucoup de singles ; à ce moment-là je ne sais toujours pas ce que ça veut dire mais je dis « ah oui ok ça va le faire»…  

Nelly : Jour J : Bonne nouvelle, le temps devait être humide et finalement, le ciel se dégage. Ca souffle pas mal. Fred parait un peu stressé. On arrive à Bégoux. Il y a du jaune et noir : les TUCteams sont là. On se rend sur le départ (comprendre : la délimitation d’un champ qui grimpe tranquillement dans les bois). C’est parti – feuuu !

 

 

Section 1, VTT, 13 kms – 500 mètres de D +

Fred : On part en ligne dans un champ ;  ça monte déjà. Au bout de 50m j’ai le cardio à fond je sens que la journée va être longue.
Au bout de quelques KM je n’ai plus de selle, le début des problèmes.
Après une grosse demi-heure de galère quelqu’un de l’orga arrive à me la remettre avec un équipement adéquat. Je sens déjà les jambes lourdes et ça ne fait que commencer.
La selle est remise je retrouve la confiance on repart à fond ou plutôt comme je peux … et puis je perds la roue. Plus de peur que de mal…
J’ai été tellement nul que je me souviens d’avoir dit à Nelly « la suite ne peut que mieux se passer »… C’était un mensonge …
On arrive à la transition j’ai encore espoir de faire illusion sur le trail mais ça sent le sapin.
Côté Nelly RAS elle est patiente … elle va travailler cette qualité toute la journée.

Nelly : Le vent d’autant s’invite sur cette journée. Le vent, ça donne un petit air mélancolique. C’est la fin de l’été, les journées raccourcissent, les arbres se parents de tons orangés, marrons. Quelques feuilles se détachent des arbres et prennent les trajectoires du vent, c’est joli et ça me fascine toujours autant de voir s’installer l’automne.

Revenons au raid. Le début du parcours est un peu pénible. Nous sommes tous les uns derrière les autres à attendre d’avoir un espace permettant de pédaler.

Après, ça devient trop trop cool. Il y a de tout : des singles, des slaloms, des passages en forêts, de la caillasse, certaines descentes techniques, j’apprécie tellement.

En descente, en prenant une bosse, mes chaussures ripent des pédales et j’arrive in extremis à reprendre le contrôle, et rien que pour ça c’est kiffant. C’est ça le VTT. C’est notamment cette adrénaline qui se dégage et que je n’ai pas (encore) trouvé dans le triathlon. Le moment qui suit la perte de contrôle et qui précède la maitrise de la situation.

 

Fred a un problème de selle depuis le début du parcours. . Effectivement, il me fait une démo, ça s’incline à souhaits. Il galère pas mal en montée et en descente.

KM 11.5 : A la fin d’une côte, à l’intersection avec la route, je demande à un type de l’orga s’il n’a pas un jeu de clés pour resserrer la selle de Fred. Nous sommes sauvés et repartons tranquillement.

KM 11.8 : J’aperçois l’antenne du Mont Saint Cyr. L’arrivée de la première section est proche, et il n’y aura plus de dénivelé sur cette partie. J’attends Fred. Un mec passe et me dit :

  • « Ton collègue a un problème de roue.

  • Moi : ……… (mes pensées : Un problème de roue !? On s’est arrêté il y a 30 secondes... ?!) ».

Finalement, je vois Fred arriver, je lui demande quel était son problème et il me répond qu’il a perdu sa roue et qu’il n’avait sûrement pas du assez la serrer. Oui, la roue ne s’est pas barrée par l’opération du saint esprit ! Je n’ai pu qu’éclater de rire.

Nous arrivons au parc à vélo et on enchaine avec le trail.

Section 2, trail, 6 kms – 300 de D+

Fred : On court, il paraît que c’est le principe. J’ai espoir de voir Nelly marcher mais rien à faire elle court presque tout le temps. Vers la fin on rattrape plusieurs équipes qui marchent toutes  ou sont à l’arrêt parce que c’est un endroit compliqué ; mais Nelly n’est pas venu pour acheter du terrain on relance, j’essaye de suivre.
A l’arrivée du trail j’aperçois Florent sur la transition, ça me rassure de voir des TUC pas si loin mais je sens que ça ne va pas durer, j’ai plus de jus … Je ne suis pas loin d’être dans le néant...

Nelly : Je suis toujours sur la même lancée, plaisir total. On prend le tracé du trail des Collines du Diable (en descente, comme en montée), puis on grimpe raide avant d’arriver à un pylône. Fred est plus bas et j’essaie de le motiver et lui disant de garder le sourire. Ça monte et ça descend. On fait quelques passages en marchant car Fred a un peu de mal. Il arrive à me sortir « C’est pire qu’un Ironman ». Ça doit être à ce moment-là qu’il a perdu tout contact avec la réalité pour basculer dans la démence...

Avant la dernière partie raide, nous rattrapons deux trois équipes. C’est plutôt encourageant ! Dernière côte et retour au parc à vélo où nous croisons la team TUC tri Tortue qui se prépare pour la section VTT.

Nous prenons quelques minutes au ravito. Fred n’est pas bien (il me le dit et ça se voit sur sa figure) et commence à cramper.

 

Section 3, VTT, 10.5 kms – 300 de D+ (ou le néant pour Fred)

Fred : Je monte sur le vélo …  je crampe. La première d’une loooooooongue série. Que dire…  c’est long…
A mi-parcours dans une descente un raideur est au milieu du single, Nelly fait petit dérapage à droite pour l’éviter … ça passe, je fais un petit dérapage à droite, ça passe pas. Petite chute sans gravité mais impossible de me relever j’ai des crampes partout. Chaque coup de pédale et chaque pas sont compliqués … Nelly rigole… Moi ça y est, je suis définitivement dans le néant.
On arrive enfin à la fin du vélo. Je ne comprends pas comment c’est possible qu’on ne soit pas dernier tellement j’ai été lent. Bon … il n’y a pas foule derrière nous non plus  …

Nelly : On décolle du parc à vélo. Au bout de 300 mètres, Fred descend du vélo, ça crampe et il a mal. Cette section va être longue. Je lui dis que vu son état, on ne fera pas la dernière section VTT en optionnel. Il me dit « on verra » (le chrono nous mettra d’accord : nous n’avons pas passé la barrière horaire et dans tous les cas, je le mets au défi de me dire qu’il aurait été capable de faire 10 bornes de plus en VTT :p).

J’ai plus apprécié les descentes de la première section. On roule tranquillement. Dans les montées pourtant légères, Fred a du mal, les crampes ne passent pas. Il descend du vélo et me dit qu’il a des douleurs aux deux jambes et peine à se tourner pour s’assoir par terre. On prend 5 minutes pour essayer que ça passe.

J’essaie de me rendre utile en lui proposant à boire, à manger mais ça marche pas trop trop.

On repart sur les VTT et c’est toujours la galère pour Fred. Il n’est pas bien et je sens qu’il en chie vraiment et ça m’embête pour lui.

Dans une descente, j’attends Fred. J’entends une voix et quelques longs instants après il arrive : « Je me suis cassé la gueule en voulant éviter un gars et je n’arrivais pas à me relever à cause des crampes ». Il se marre presque tellement il semble au bout du rouleau. J’éclate à nouveau de rire. On poursuit.

Plus loin,  un signaleur nous indique de prendre à gauche pour grimper à nouveau. Fred lâche à voix basse un « putain… ». Je ris à moitié. Nous prenons l’inclinaison en marchant à côté de nos VTT et on rigole de la vautre que Fred s’est pris 10 minutes plus tôt.

Cette section a duré l’éternité et je suis contente d’arriver à la dernière section.

 

Section 4, canoë, 5 kms

Fred : Les 10 premières minutes de canoe sont laborieuses en mode toupie, la lucidité n’est pas revenue et les crampes ne sont pas encore parties. Et puis passées ces 10 minutes j’ai l’impression qu’on gère … Je me lance même des petits défis de passer entre les branches histoire de ne pas penser à ma super section VTT.
Sur les derniers km canoë Nelly m’arrose abondamment sans s’en rendre compte avec sa pagaie de merde mais comme elle a été bienveillante toute la journée je la laisse faire.

Nelly : Fred essaie de biper mais on dirait qu’il n’a plus la force de mettre la puce à proximité de la balise. Il ne sait plus où il habite.  Nous amenons le canoë vers la rive et on grimpe dedans (on a le vent de dos, chouette !). Nous croisons les TUCettes championnes qui sont sur le retour.

Fred constate qu’on peut cramper de partout ; il chope aussi des crampes aux bras. Il me dira aussi sur le VTT du retour que sur la fin du canoë je mettais plus d’eau sur ses lunettes que des coups de pagaie dans l’eau…oup’s. Je comprends pourquoi il m’a dit à la fin de la section « Je ne vois plus riennnnn !!! ».

Ça se fait assez rapidement et j’ai trouvé ça plutôt chouette. On s’est tellement trainés sur la section 3 que j’ai l’impression d’avoir pris un zodiac pour faire ces 5 bornes. On a glissé sur l’eau ! On a mis 41 minutes.

Le retour - happy end !

Fred : Oups on est hors délai pour la dernière section VTT optionnelle, étrange !, il n’y a donc que 2km pour revenir à l’arrivée et terminer. Et bien il m’en fallait pas plus je n’en peux plus. Je suis surtout déçu pour Nelly, elle aurait pu espérer mieux avec un meilleur binôme. C’était une super expérience mais je n’avais clairement pas l’entrainement et la fraîcheur physique pour le faire. Ce dimanche n’aura pas été à la hauteur de mes espérances, mais je ne compte pas en rester là!

Nelly : Retour en VTT avec une petite côte pour bien savourer l’arrivée. On retrouve toute les TUCteams.

Je suis ultra contente des sensations que j’ai eues, c’était top.

Merci Fred pour m’avoir fait autant rire en course (il a dit que la prochaine fois, il s’entrainera un peu avant ;)).

 

 

 

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