NatureMan : premier M et clap de fin de saison

09/10/2018

J- 2 avant le D-DAY (je devrais être en train de faire mon sac – il est 21h45).

Pour cette course, il faut repartir encore une fois au début de l’année 2018, lors d’un apéro TUCettes - In, où Tatiana nous parle d’un triathlon dans le Verdon… A l’instinct, on s’inscrit.

Je ne réalise pas trop sur le moment que je vais devoir m’enquiller 1500 mètres de nage, alors que je me suis motivée à faire les entrainements piscine à peu près au même moment. Dieu existe, la nat’ est passée à 1200 mètres, c’est toujours ça de pris.

Gros gros challenge pistoche donc… et les débuts furent très chaotiques.

Je partais de très loin. A vue de nez, je partais au moins de la côte Est des States. Traverser l’Atlantique en quelques mois, ce n’est pas de tout repos (c’est chauuuud !).

 

Je me souviens encore du premier entrainement… Ce vacarme, le bruit des mains qui frappent l’eau de façon automatique, quasiment des chorégraphies. De mon côté, je n’avais qu’une envie : pleurer dans la ligne d’eau car incapable d’enchainer deux mouvements de crawl (je ne plaisante pas - je suis une méga bille). Il y avait du taff’.

Je fais quelques entrainements le vendredi soir. Malgré la patience d’Alexandre, ça ne rentre pas, je galère. Il y a certaines séances où ça va et d’autres où je me maudis de ne pas arriver à faire une longueur sans m’arrêter (là non plus, pas de second degré – méga bille en puissance).

 

Entre le vélo route et la nat’, le stage à Auzat a été un peu ma révélation triathlétique, mon oasis. Du coup, je me motive à y aller deux fois par semaine, en scred, entre midi et deux. Je vois que je commence à prendre du plaisir à aller nager (ça me coûte de dire un truc pareil). Deux triathlons S et impossible d’aligner 20 mètres de crawl. Je fais tout à la brasse, je n’y arrive pas. On va voir ce que ce M va donner.

Côté vélo, il y a quelques semaines, on a eu la banana avec Juju et Emilie, en faisant une sortie vélo aux Angles. Après passion cols, on se dit carrément pour une sortie de reprise, passion Pailhères. Pas si pépère que ça – 115 bornes, 3000 de D +. Accessoirement, nous sommes aussi rentrées dans la nuit, sans lumières (parce que la photo au col de Pailhères, c’était aux alentours de 18 heures qu’elle fût prise).

 

Côté CAP, pas d’appréhension. D’après le teaser du Natureman, pas trop de macadam. Je suis plutôt contente.

Finalement, ce triathlon, c’est un peu l’aboutissement d’une année sportivement énormissime d’un point de vue personnel. Ca a mixé challenges sportifs, dépassement de soi, prise de confiance, satisfaction, et de belles émotions. J’aurais ri au nez – Ahaha- de n’importe quelle personne qui m’aurait dit, il y a tout juste un an de nager 1200 mètres. C’était NO WAY.

Vendredi, D -1. Une partie de la team décolle le matin depuis Toulouse. C’est parti pour un peu plus de 5 heures de bagnole. Nous arrivons en milieu d’après-midi à Salles-sur-Verdon pour le retrait des dossards. La région est vraiment sympa. Petite partie de pétanque en fin de journée et pasta party au gîte dans la bonne humeur avec l’équipe presque au complet (Fred et Emile arriverons très tard dans la soirée).

 

 

 

D-DAY. On prépare les affaires et direction Salles-sur-Verdon. Pas trop le temps d’attendre, tout se passe un peu vite. Les filles partent 15 min avant les garçons. On s’encourage entre TUCettes en attendant le départ.

9h30 - Bim, ça part. Je commence à nager en crawl, tout roule. 9h35 (en vrai, il devait être surement 9h32.. chut !) – panique à bord. J’ai l’impression de ne plus arriver à reprendre ma respiration. Je n’essaie même pas de faire une respiration tous les deux temps. Je sais ce qu’il m’attend…Terminer la nat’, autrement dit, les 1180 mètres restants (….) en mode brasse style (ça peut faire rire aussi – méga bille puissance 1000). C’est long et la première bouée blanche est sacrément loin en fait. Ayant bien conscience de ne pas avoir pris ma cotis’ aux Dauphins du TOEC depuis ma plus tendre enfance, j’avance et me persuade que je vais rattraper mon retard sur le vélo et la course à pied. J’ai largement le temps d’anticiper. A la dernière bouée, les premiers hommes commencent à me mettre un vent/une vague. C’est vraiment le moment de sortir de l’eau ma vieille ! Je sors. J’aperçois Fred qui me dit « souffle, souffle ». Je ne suis pas au bout de ma vie mais il était quand même temps que le spectacle de clown se termine. 34 minutes dans la flotte – un temps plus que ridicule mais perso, défi impossible à relever pour moi il y a un an. Toutes les victoires sont bonnes à prendre et le déclic’ crawl en compét’ attendra.

 

Je reprends mes esprits et après une loooongue transition (un peu plus de 4 min), je pars pour le vélo. Là, il ne va pas falloir faire la princesse à se sentir fatiguée, je n’ai rien donné en nat’. Ça monte tranquillement. Mon objectif est de rattraper toutes les TUCettes qui m’ont déposée dans l’eau. J’ai l’impression qu’il y a pas mal de voitures électriques dans le Verdon... Ah ben en fait non, ce sont simplement des mecs, en mode machine de guerre, qui vont aussi vite que lorsque je suis au plat à fond les ballons – respect les gars ; autant qu’une nana, plus haut qui fait le parcours avec une espèce de VTT... A un moment, j’entends « Hey, p’tit cul ! » ?! What ? Quel tact ce David ! Je réponds par un « Enfoiréee ! » qui me semblait être de circonstance et lui souhaite une bonne course. Il scandera avec autant d’affection les mêmes mots doux à Emilie un peu plus loin. C’est au tour d’Arnaud de me doubler, le relai Poussin-Canard envoie du lourd ! Je progresse. On arrive au point le plus haut de la boucle avant de redescendre. François/Françis/Francisco arrive à ma hauteur. Il tchappe un peu avant de fendre la bise. Fin de la 1ère boucle et c’est reparti pour un tour. J’ai un peu moins d’entrain mais ça passe beaucoup plus vite. A peine le temps de dire « punaise» que je suis déjà en haut, magique !

 

 

Retour à la case départ. En arrivant au parc à vélo, je vois Cécile et Marion qui entament la course à pied. Je les encourage. C’est plaisant de les voir et je me dis aussi qu’il y a peut-être moyen de les doubler, héhé. Bilan : Je n’aurais pas réussi à récupérer mon retard sur la portion vélo – 2h01 pour les 48 kms. Seconde transition en un peu plus de 2 minutes. En avant. Je jette un coup d’œil à la montre : allure de 12kms/h «Nelly, on va arrêter de s’emballer tout de suite !». Pourtant, je n’ai pas l’impression d’aller vite ou d’être en difficultés alors je continue. Sensations plutôt chouettes et terrain agréable. J’aperçois du jaune et noir, c’est Tatiana. Je vois à nouveau du jaune et noir, cette fois-ci c’est Marion au ravito. Après un cafouillage de circuit, boucle ou pas boucle, Tatiana qui m’interpelle et quelques minutes de perdues, je reprends le bon chemin et arrive à nouveau à la hauteur de Marion. La fin approche et le rythme ralenti. Dernière petite côte à travers les arbres et j’aperçois Cécile. Nous sommes trop proches de l’arrivée et je n’arriverai pas à revenir sur cette dernière portion. 51’46 pour la CAP et ligne d’arrivée franchie après 3’33’06. Nous arrivons à peu près toutes en même temps. On retrouve les deux équipes relais et nous clôturons la journée par un bon apéro débrief sympa et chaleureux où ça rigole pas mal.

 

Lendemain, fin du weekend et retour dans la ville rose après un stop du côté d’Arles pour un dernier repas ensemble. Merci les copines-copains TUC Tri pour ce clap de fin de saison – BIGLOVE !

 

 

 

 

 

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