L'Altriman de Surf Or Die Punk Steph

18/07/2018

La préparation

L’idée de participer à l’Altriman a germé assez tôt dans la saison, notamment motivée par le fait que la sortie Club s’y déroulera et que plusieurs TUCos seraient motivés pour y participer.

Néanmoins, l’inscription et la préparation étaient conditionnées à la confirmation du bon déroulement du projet familial en cours.

Je reprends assez vite les principes de la préparation suivie en 2017, avec quelques ajustements sur les intensités et une gestion plus souple de l’emploi du temps. Je participe uniquement aux entrainements de Vincent le vendredi midi. Le reste de la prépa se fait en solo. Le stage à Tenerife aurait été un plus, ce sera pour une prochaine fois 

 

Je fais le choix de participer uniquement au semi de Blagnac en Mars. Cela me donne beaucoup de flexibilité quant à l’organisation des week end.

Les sorties longues en vélo sont retardées par la météo pluvieuse de ce printemps et la neige dans les cols ; je m’impose quelques sorties malgré la pluie et la motivation tarde à revenir.

Le plaisir de rouler revient avec les premières sorties collectives en Ariège. A chaque sortie, les participants changent, les parcours évoluent et se rapprochent par leur distance et leur tracé du parcours final de l’Altriman.

De beaux moments de partage sur les routes, partages d’expériences et plans sur la comète étaient au rendez-vous , la pression monte sur Strava 

 

J-1

Je déjeune sur un caillou au col de Pailhères, je me refais le parcours, je connais, je me rassure, c’est calme, jusque-là tout va bien.

En arrivant, après la récupération du dossard, le rassemblement des TUCOS débute, on se retrouve autours du match, ça occupe ce long temps d’attente. On se couche, réveil à 3h45.

 

 

 

Les TUCOS au départ, c’est super de vous voir, ce soutien est inestimable ; je sais qu’à distance, les soutiens sont nombreux et très soutenus aussi ; à ce moment-là, les émotions balancent entre excitation et appréhension, un bouillon de sensations assez unique en fait !

L’échauffement à 5h15 est très court, quelle étrange sensation d’être la tête dans cette eau fraîche et noire ! nager dans le noir, j’ai jamais fait… et ce sera pour une autre fois car le plan B est décidé.

Il fait jour à présent, et dans l’eau c’est digne du gave de Pau avec en plus 6 sorties à l’Australienne sur une distance de 2400m ! Unique, non ? A chaque sortie, j’entends les encouragements des jaunes et noirs ; on est dans le brouillard, c’est génial !

 

 

Dernière sortie, transition vers le parc à vélo ; en arrivant je vois Seb déjà dans sa conversion. J’exécute les opérations mentalement répétées (à la Volvic style, « d’abord la jambe droite… »)

Je pars et j’aperçois Guillaume, Lucia, Valérie et Housni en sortie du parc ! derniers encouragements avant cette looooongue boucle en montagne. Je croise aussi Justine et Anael, ainsi que la banderole TUC sur le col de Creu

Très vite, Seb et Clément me double, clairement nous jouons dans des classes différentes. J’ai choisi de vraiment gérer la course et d’aller dans le I2, sans aller plus haut.

 

 

C’est une des leçons de l’année passée, gérer son vélo pour en garder pour la CaP ; donc I2 c’est le max même dans les cols, presque difficile de se freiner dans l’effort mais je m’y tiens.

Fort des 4 reco faites ces dernières semaines, le parcours s’exécute de façon nominale et c’est vraiment indispensable. On évite ainsi les surprises quant aux difficultés du parcours et on anticipe les sections dédiées à la récupération et l’alimentation.

Sur la seconde partie du parcours, Olivier et Lolo me dépassent, je suis tenté de les suivre néanmoins je me retiens, je profite de la dernière heure pour faire tourner les jambes.

 

En arrivant au parc à vélo, je pense à la suite ; le piège (selon moi) c’est de se dire « Et maintenant c’est le marathon… » ; je prends plutôt le point de vue de la préparation suivie, car je sais que j’ai réalisé des sorties CaP longues après les reco vélo. Durant la transition, je change de chaussettes et je me chope une crampe à chaque quadri ; « ça commence bien dis-moi… ». Bien sûr, dés les premières foulées, ces crampes disparaissent, magique 

Elle passe « bien » cette course à pied, sur les sections plates et descendantes, je cours ; sur les parties montantes, je tente et si c’est trop difficile, je marche. Je ne m’arrête pas, même au ravito ; l’année dernière je me souviens avoir perdu un temps fou aux ravitos. Non là je m’impose de toujours avancer. Alors je lance des blagues aux bénévoles, courageux sous la pluie (« Je ne m’arrête pas, je suis en retard… », « il est loin le premier ? ») ; on rigole parce qu’avec mon allure de vainqueur, je n’impressionne que moi  !

Et j’avance, sur le premier tour, je vois tous ces amis TUCos au niveau de la tente, j’arrive et j’entend cette onde qui monte, elle me soulève, elle me pousse, elle me fait un bien fou, MERCI ! je croise Nono qui va en finir avec le half, puis Laura et Benjamin. Bien sûr, je regarde droit devant pour apercevoir Seb tout en souplesse, suivi de Clément et plus tard Lolo et Olivier. Les écarts sont intéressants à observer, les visages aussi. On s’encourage avec des mots brefs, les regards aussi sont importants. Inutile de trop parler. Je pense que nous sommes tous dans le dur, retranchés sur l’essentiel, poussés par une énergie rare, seul avec nos raisons qui nous poussent à accomplir cette épreuve.

Fin du premier tour, mon ventre se manifeste et j’ai quelques inquiétudes. J’ai beaucoup bu, j’ai évité les aliments solides depuis le début de la CaP, je redoute les problèmes intestinaux. Avant la digue, je m’arrête pour me plier en deux, Loïc me voit depuis sa voiture et me hurle de ne rien lâcher. C’est tout simple et pourtant, ces quelques mots au bon moment m’ont aiguisé comme il fallait pour repartir. J’ai fait un STOP au niveau du parc à vélo, je me suis rassuré sur l’état de mes intestins et j’ai enchaîné… sur cette dernière boucle, je termine avec deux autres participants, on se motive, nous sommes heureux, nous profitons de ces dernières foulées, c’est un monument cette course. Le temps, le classement ont peu d’importance, c’est le plaisir de finir, d’avoir profité, d’avoir été là, avec le club, d’avoir reçu tant d’encouragements, avec ma famille présente même à distance, c’est juste énorme…

 

 

Il y a deux ans, ce sont Fernando et Laurent qui terminaient cet Altriman, j’étais vraiment admiratif. Alors merci aux TUCos et au TUC car ce club donnerait presque des ailes pour réussir les projets les plus fous !

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