L'Altriman de Seb Turbo Barbier

18/07/2018

Cela fait une dizaine d’année que je me rends aux Angles pour les triathlons, j’ai couru 5 fois sur le format Half où chacune des fois j’ai pris un plaisir fou à conjuguer relief, beauté du décor et week end famille ; Mais à chacune de mes arrivées je me disais « jamais l’Altriman full» en y voyant l’état de mes copains à
l’arrivée.
Mais les saisons se suivent et ne se ressemblent pas...En 2018, sous l’impulsion de  notre Lolo toujours enthousiaste, un petit comité de 5 prétendants TUCos nait sous le signe de la bravoure pour défier les reliefs Audois. Cette dixième édition de l’Altriman sera donc le théâtre de notre défi.
Enfin, un critère majeur qui a apporté beaucoup d’eau au moulin me concernant un déplacement club avec une logistique simplifiée et la garantie de ne pas passer la journée seul. Je ne me doutais pas de ce qui allait se produire...
Le début de saison n’est pas très marqué de la griffe Altriman, j’étais assez orienté TUC Tour a vrai dire, mais le vrai verrou sautera lors du stage de Ténérife où très vite j’acquière un bon bagage de vélo en montagne.
Ensuite Mai et juin seront agrémentés de longues sorties montagne avec ce petit noyau de motivés et quelques partenaires d’un jour que je remercie beaucoup de m’avoir motivé pour l’occasion. (Pensée notamment pour Nicolas qui est blessé, mais aussi jéjé, Maxou, Housni qui ont eu pas mal d’interactions dans ma prépa).
Ma prépa a été TRES orientée vélo en montagne donc et enchainements vélo/CàP, je n’ai pas fait grand-chose de particulier pour la natation (ça se serait vu), ni pour la CàP.
Semaine 27, les dés sont jetés, la dernière semaine est interminable tellement j’ai hâte d’en découdre.

Je pense ne pas avoir trop stressé, mais j’avoue être impressionné du menu de la journée qui nous attend ce 7 Juillet :

 

 

Nous arrivons Valérie, mon ami Serge et moi-même le vendredi 06 vers 16h car impératif de laisser les vélos la veille au soir, nous convergeons directement au village départ au bord du lac où j’y perçois mon kit dossard. Après quoi, nous gagnons le centre de vacance qui fait office d’hébergement pour le grand groupe que nous sommes. (Merci les GEO TUC pour l’orga du week end...)
A peine posé, je rêve de me coller une petite sieste, un peu ensuqué par le trajet.Cela me fera le plus grand bien. Je retrouve les amis peu avant le repas. Ambiance assez décontractée je trouve. Les petits détails d’intendance mis au clair pour le petit déj de 4h, je regagne notre chambre préparer mes affaires après l’élimination du Brésil par la Belgique. Yessssss
Logistique un peu plus compliquée que d’habitude puisque j’envisage le scénario de me changer intégralement entre chacune des disciplines. Je ne me sens pas de macérer 14h dans une trifonction unique et souhaite jouer la modularité des vêtements.
Je mettrai une chambre à air et une cartouche de CO2 dans chacune des 2 poches ainsi que ainsi que de la nourriture.

- 23h : extinction des feux
- 23h30 rien

- 1h : je refais l’inventaire de ces p- - - - -s de poche
- 1h30, je retrace le parcours vélo dans ma tête
- 2h15 : je repasse mes changements de tenue...
- 3h45 : je réveille le réveil nuit de m- - - e, cela fait bien longtemps que cela ne m’était pas arrivé.
- 4h00 : les 5 mousquetaires nous retrouvons dans le réfectoire, Housni et Valérie ne tarderont pas à nous rejoindre.
- 4h30 : En route avec Olivier ; la brume s’épaissit en s’approchant du lac.
- 4h40 : Entrée dans le parc à vélo. Je m’empresse d’aller trouver l’arbitre qui hier me demandait mon dossard pour poser le vélo à mon emplacement afin qu’il me raye de son carton.
Chacun s’affaire à son petit rituel, il règne une ambiance un peu solennelle avec ce brouillard qui descend, on dirait quasi une procession de semaine sainte sévillane.
- 5h15, le speaker nous attend au bord du lac.
Il flotte un moment d’incertitude dû à ces brumes qui s’invitent à la fête. Du coup, cela nous donne l’occasion de profiter davantage des copains qui ont fait le déplacement pour nous soutenir.
Justine, Anna, Valou, Housni, Guillaume, Alice et tant d’autres ont eu le courage de s’extirper de leur sommeil pour venir nous voir et c’est très sympa.
Après 40 minutes d’hésitation, le plan B est sorti du chapeau, le parcours Natation sera finalement 4 boucles de 800 mètres avec double sortie à l’Australienne à chaque tour.
Je ne vais pas râler de se faire carotter 700 mètres de partie aquatique tout de même, vous me connaissez....
Les feux de Bengale sont allumés, la sono rugit son « Final Countdown », le lâcher d’otaries a enfin lieu au coup de pistolet alors que le jour pointe son nez. Nous partons sans avoir le visuel sur la première bouée, une faible lueur indique vaguement la direction à prendre ; Très vite la bouée se dessine. Ca bouscule pas trop sur ce type d’épreuve mais cela ne m’empêche pas de prendre un départ pourri et de me retrouver en
asphyxie au bout de 200m, combinaison du stress et de l’impatience, je vais devoir m’écarter de la trajectoire idéale pour reprendre un peu mes esprits. Une ligne d’eau a été tendue à la première bouée pour donner la direction à prendre. Je trouve cela intelligent de la part de l’orga, je la garde à main droite pour me diriger vers la première flamme ; seuil de la première sortie de l’eau.
On la contourne puis nous replongeons dans l’eau peu profonde à cet endroit pour viser à présent un petit dériveur derrière lequel il faudra virer à nouveau pour reviser la terre.
Nouvelle flamme qu’on contourne par la droite, passage sur le ponton puis remise à l’eau.
Les jaunes et noirs sont là, enthousiastes et bienveillants, c’est génial. Guillaume m’annonce Lolo à 1’20’’ devant au 3ième tour.
Nous exécuterons en bons soldats ce train train 4 fois en tout, mais la somme des boucles ne donnera au final qu’un petit 2500 mètres de nat. Les bons nageurs en seront encore une fois pénalisés...mais c’est bon pour moi hihiiiii.
Retour sur le plancher des vaches, entrée dans le parc à vélo, je suis au top de ma chronologie de changement pour l’avoir révisée la nuit dernière.
Combi déposée, cuissard enfilé, gabba + coupe vent, les autres copains TUCos arrivent à leur tour alors que je détale, doublant mon ami lolo les 2 pieds encore dans la combi :)

La sensation des jambes est curieuse mais je connais ce ressenti ; le froid de l’eau a durci les muscles et on se sent un peu anesthésié, mais le rendement est là malgré tout.
Très vite on prend de la hauteur dans le col de la Quillane et je m’extasie devant cette boule de coton qui forme comme une canopée au-dessus du lac de Matemale, c’est surréaliste alors que le ciel est parfaitement bleu.

 


J’espère à ce moment-là que mes copains qui courront sur le half ne se verront pas la partie aquatique annulée.
Léger replat puis le col de la Llose arrive très vite. Première surprise dans sa descente, je ne reconnais pas la route habituelle qui nous mène vers Railleu.
Nous avons en principe la falaise à main droite mais pas aujourd’hui.
Je suspecte alors une feinte de mon ami lolo lors des recos qui nous a fait descendre tout en bas pour rien, mais très vite on remonte déjà par une route toute dégradée et escarpée.
Railleu arrive et le col de Creu serpente devant nous. Il est encore tôt et déjà la 3ième difficulté s’annonce, il y a du bon à cette surprise.
Au sommet de Creu, Justine est déjà embusquée en bonne groupie prête à déployer son énergie au bénéfice de notre effort...un exemple de motivation.


Bascule puis retour sur Matemale avant de dérouler vers Formiguères. La chaleur aidant au bout de deux heures d’effort environ, les sensations de mes jambes sont intactes. Dans le col des Hares qui sillonne devant moi, je poursuis tranquillement ma remontada jusqu’au pied du Pailhères.
Mijanès : je récupère mon premier ravito perso. Pour les curieux : un butin constitué de 2 croque-monsieurs toastés (idée empruntée à notre ami Micka et tests conclus lors de nos recos antérieures ) que je m’empresse de fourrer non pas le ventre mais dans une poche car le profil n’est pas propice au petit déj !
Aussitôt fait, je me lance dans l’ascension du col de Pailhères ; je suis assez seul à ce moment-là, mais le décor splendide m’occupera l’esprit toute la montée. Vaches et chevaux seront spectateurs :)
Je reprends 1 ou 2 concurrents dans cet exercice.
A son sommet, je saisis un bidon plein d’eau à la volée, non pour me lester en descente mais pour faire passer le contenu de ma musette plus tard car impossible de casser la croute dans cette descente de col très intéressante à dévaler. Aux deux tiers de la pente; virage à droite puis enchainement sans transition avec le col du Pradel, lui aussi gravit 3 fois lors de recos antérieures. Le segment gravillonné s’est
estompé et devient moins exigeant à gravir.
La descente du Pradel étant très technique, je ne pourrais pas encore profiter de mon casse-croûte, faudra attendre la vallée de l’Aude pour cela....mais une nouvelle surprise s’invite à cette dixième édition : après le village de « La Fajolle » nous avions anticipé la fraicheur de cette vallée encaissée en ne larguant pas nos coupe vents et manchettes, mais nous n’avions pas prévus les tas de gravillons qui jonchent le sol.
Il faut rester très concentré et inutile de vous dire que cela diffère une fois de plus la pause déjeuner...à force, ça va crier famine.
Faudra patienter jusqu’au « Défilé de Joucou» pour être peinards et satisfaire nos papilles.
Je trouve ces enchainements de voûtes et surplombs rocheux magnifiques...mais je n’y viendrai pas tous les jours...
Fin de la descente et ventre plein, bifurcation sur la droite vers Cailla. Longue Montée sur revêtement dégradé au début. On en prend pour 10 bornes à la louche.
Au kilomètre 7 ou 8 de la montée, je distingue un maillot qui m’est familier. Je reviens doucement sur Mickael qui vit un moment difficile. Il commence à faire chaud à ce moment-là de la journée et le maillot Gabba devient inapproprié.
Mickael est toujours souriant et m’annonce qu’à ce moment-là, je suis 4ième. Cela ne fait qu’un tour dans ma tête, nous sommes au kilomètre 120, je suis dans le top 5, c’est un grand grand jour. Le col de Dent où on se trouve est une succession de côtes en 3 paliers successifs qui débouche sur un panorama grandiose.

Bientôt je bascule dans la pente inverse vers Gesse, la descente est une nouvelle fois mesquine ; de nombreux trous sont dissimulés en contrejour. Dans le village nous attend notre deuxième ravito perso.
J’avais cogité ce passage au stand depuis quelques minutes ; Les bénévoles sont supers réactifs, je retire ma Gabba, pendant ce temps la dame en vide les poches, je passe mon singlet par-dessus les bretelles du cuissard, prends 2 bidons pleins et repars déjà. A ce moment-là un poursuivant arrive à son tour au stand. Il repartira des paddocks juste derrière moi. En analyse post course, il s’agira de Favre Francky.
Photo prise lors d’une reco du 23 juin !!

Nous terminons la descente de Gesse vers les Gorges de l’Aude puis amorçons l’avant dernière difficulté : « Le Far West » comme aime l’appeler notre ami Mickael.
Une ascension d’une dizaine de kilomètres tout au plus au moment le plus chaud de la journée. Les pentes ne sont pas très prononcées mais il n’y a pas un brin d’ombre omis l’arche naturelle à l’entrée de Sainte Colombe. A l’entrainement nous avons

mis une heure environ pour boucler l’ascension, je m’y attelle donc. A ce moment-là de la journée, il y a des petites douleurs qui apparaissent ; signaux qu’envoie le corps de la sollicitation qu’on lui inflige. Ainsi, un psoas se manifeste et tente de me mettre le doute pour la suite...c’est là que le mental intervient. Il est normal que ces signaux apparaissent mais c’est à la tête de gommer la douleur. Mon poursuivant me croque gentiment mais surement dans cette difficulté, son allure est belle, il semble avoir de la fraicheur. Je piste le point d’eau à la sortie de Roquefort de Sault pour me rafraichir un peu. A chacune de nos recos nous y avons mis pied à terre. Le ravito devrait s’y trouver.
J’aperçois la fontaine, je m’y arrête et me rafraichi les méninges, mais le ravito ne s’y trouve pas...étrange ; encore une blague de ce dixième anniversaire ?!?
Je poursuis mon chemin et aperçois à la sortie du village le stand de ravito que je laisse du coup.
Je reviens doucement sur un gars de Monaco. Je lui indique que la fin du col de Garavel n’est pas très méchante et que ça bascule bientôt.
On aperçoit enfin les silos puis la pente s’inverse, descente rapide et sympa vers Escouloubre où nous attend notre dernière difficulté bien connue.
Dès les premiers lacets de la côte, mon poursuivant me passe, il fait une chaleur de plomb et je sens que je ne suis plus trop dans le rythme du début. Je m’étais préparé à ce passage à vide mais force est de constater que j’ai du mal. Je connais bien cette fin de parcours pour l’emprunter tous les ans sur le circuit de Half, alors faut patienter un peu. J’emploie mon plus petit développement pour soulager les muscles, je pense surtout qu’une petite déshydratation me guète.
Je sens que je pioche un peu et vois mon poursuivant s’éloigner...vivement le prochain ravito que je me rafraichisse pour de bon.Quérigut arrive enfin. A ma grande surprise, Valérie et Housni sont là aussi quelle
providence. Ça tombe bien, je vais profiter du ravito avec eux.

Je renouvelle mes 2 bidons devenus chauds et en boit 2 autres d’un coup.
J’engloutis 2 gels d’un pet, voilà qui requinque tel une absinthe redresserait un moine !
Un petit bisou à ma chère et tendre et je recale à l’attaque du col des Hares. Je double beaucoup d’attardés du Half sur ce retour, cela me donne une multitude de petits objectifs et je sens que mon passage à vide de tout à l’heure est gommé.
Au sommet de la côte, il y a un long replat et un petit vent favorable nous aide à regagner l’écurie.
Sur le retour vers Matemale, un petit orage s’invite à la fête. Je suis quasi tiré d’affaire pour la partie cycliste, mais j’ai une pensée pour tous ceux qui sont encore dans le dur derrière moi.
A l’approche du parc à vélo, Serge est aux avant-postes, super enthousiaste. Son sourire en dit long sur ma perf à vélo...mais c’est comme à table, je vous disais, faut garder un peu de place pour le dessert...
Je vois qu’il n’y a que 3 vélos dans le parc et je sens une poussée d’adrénaline me catalyser.
J’aperçois l’homme en trifonction Turquoise au bord du parc, il ne repartira pas à pied, je me change en vitesse le cuissard et enchaine. Je n’aurai pas l’utilité de ma dernière acquisition ; ma ceinture d’hydratation Salomon (idée empruntée à Max et Jéjé lors d’un Week end à thème) restera dans le sac ; une pluie fine aidant, je ne vais pas m’encombrer de superflu.
Je quitte donc le Parc à vélo en 3ième position. Serge m’attends à la sortie du parc, il a les yeux qui
brillent. La première partie en sous-bois défile sous mes pieds jusqu’à la digue, je ne vois pas mes prédécesseurs par contre, je fais un point sur mes poursuivants, et le monégasque n’est pas très loin.
Je repasse au village sono et les TUCos et TUCettes sont là, ils m’inondent d’encouragements...ambiance coupe du monde pour les maillots jaunes et noirs, c’est trop bien.
J’attaque ensuite ma première ascension vers le village des Angles, le chemin est caillouteux et en faux plat, la pluie légère régule la T° de nos corps, pour le moment, je vois cela comme un avantage.
La pente s’accentue dans le village. Au ravito, il y a des Haribos, je m’offre le plaisir de m’en caler quelques-uns. Très vite je me remets à l’ouvrage. On passe sous une voûte en pierre précédée de marches, faut lever les genoux, ça me coûte. Je retrouve Val et Housni dans le village, leurs encouragements seront autant d’ondes positives avant que je me lance à l’assaut de la rampe vers Balcère.
Dans le double lacet, je mets les mains sur les genoux et marche, mais je relance aussitôt que la pente faiblit, je pense à cette 3ième place que je serais super fier d’honorer
Un visage familier est fidèle au poste ravito du sommet des Angles. Casa arbore cette année une tenue de flamenca...mais il n’a pas de Haribo alors je me jette dans la descente vers le lac de Balcère.
Adrien vient plusieurs fois me donner les temps intermédiaires avec mes
poursuivants, pour le moment je tiens bon. J’ai pu apercevoir le premier qui a une allure de vaisseau spatial...
J’aperçois Clément qui est en train de réaliser un truc énormissime puis un peu plus loin Lolo qui a l’air de courir à sa guise...3 des 5 mousquetaires sont en bonne voie de devenir Finisher on me dit dans l’oreillette...
La 1ere descente vers le village arrive, je force un peu la machine, même si cela n’est pas mon exercice préféré, je ravale toute la pente jusqu’au village départ, 1h57 s’est écoulé pour cette première boucle. Les TUCos sont toujours à pied d’œuvre, impossible de faiblir, je passe le ravito et me dirige vers la digue. Toujours cette pluie éparse qui maintien une T° agréable.
De retour de la digue, je percute que c’est mon dernier passage et que je n’aurais pas à y revenir, c’est bon ça. Par contre, quand je lève la tête et que je vois encore tout ce qu’il y a à monter, ça me fait pas rigoler. Adrien est à nouveau présent et me donne des temps intermédiaires sur mes poursuivants : ça se rapproche dangereusement.
Dernier passage sous la tente d’arrivée, mains tendues et accolades m’embaument le

cœur, je sens à cet instant un trop plein émotionnel me remonter jusqu’aux paupières, c’est géant !
Mon allure semble toujours constante sur la remontée au village par contre dans la rampe jusqu’au sommet des Angles, j’alternerais marche et course. Valérie m’a rejoint pour m’apporter son soutien, je fais le maxi pour minimiser les pertes de temps mais ça fait mal...
Heureusement, cet aller/retour vers Balcère est mon passage préféré de la course à Pied. Je force en descente mais malgré tout concède du terrain à mes poursuivants.
Dernier demi-tour et j’aborde la remontée avec entrain. Les jambes répondent encore bien. Hélas, dès la descente, à 4Km du but, le monégasque est à mes trousses, il s’est sacrément refait la cerise, (surement grâce aux DRAGIBUS du ravito que j’ai sauté...) et me dépose dans cette rampe.je fais le maxi pour rester au contact mais en vain. Dernier passage sous l’arche de la ruine, Clément est là aussi, il tient bon. Je zappe le dernier ravito et croise Mickael, je le remotive au passage.

 


Adrien me quitte pour rejoindre l’arrivée et me laisse savourer ces derniers instants de course. Petit coup de théâtre sur le dernier faux plat qui conduit à l’arrivée, il reste environ 1500 mètres à parcourir mais une nouvelle attaque de l’arrière se produit. Un concurrent débouche tel une flèche sur une cible et me passe. Je ne peux accrocher et recule d’une nouvelle place dans le classement.
Enfin j’entends la sono et il n’y a plus personne dans le rétro, je peux dérouler mes dernières foulées tranquille. Tout le TUC est là, tanké sur la ligne d’arrivée, le moment est intense, je passe et prends toutes les mains tendues qui accueillent mon dénouement puis repasse à nouveau savourer ce moment de joie parmi les copains et amis qui ont porté mon succès depuis ce matin 5h pour certains.
Je gravis les marches du car-podium et coupe la ligne en 13h09 avec un marathon en 3h59. Je suis au paradis. Contrat rempli, j’ai effectué un vélo en moins de 8h30 enchainé avec un marathon en moins de 4h et une victoire en Vétéran à la clé.

 



Ainsi, Clément, Stéphane, Olivier et moi-même fûmes couronnés chevaliers du Matemale et Lolo pour sa dixième participation fût promu Empereur du Carcanet ce 7 Juillet!

Cette première expérience sur l’Altriman a été pour moi une aventure que je classe parmi les 3 plus belles courses en 23 saisons de triathlon. J’ai dégusté un savant cocktail de performance certes, mais de partage et de panoramas grandioses. Je garderai comme souvenir de cette dixième édition, non pas celle d’un anniversaire qui n’était que du flan mais plutôt l’aboutissement d’une aventure humain et sportive.
Chacun d’entres vous qui lirez ce récit avez été un des acteurs ne serait-ce qu’un instant de cette longue journée et je vous en remercie. Enfin n’oublions pas les petites fourmis ouvrières de l’ombre qui se cachent
derrière cette réussite. Valérie en premier plan a beaucoup pris sur elle afin que je puisse dégager du temps à m’entrainer en montagne. Les enfants, absents ce jour mais combien porteurs du projet aussi.
Enfin, un petit clin d’œil à mon ami Laurent qui a été le dénominateur commun de cette aventure et que je remercie de m’avoir impliqué dans ce défi.
Un grand MERCI aux TUCos et TUCettes qui ont été grandioses ce 07 juillet 2018 aux Angles

The End

 

 

 

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