L'Altriman de Maitre Lolo

18/07/2018

 

 

Tout à commencer le 1er janvier 2018, où nous avons créé le groupe "altriman les X ans" sur Wh A. La rhumeur prétendait que l'épreuve 2018 de l'Altriman serait la dernière. Du coup, je pensais que c'était une bonne raison de fédérer des TUCistes pour "la coursette" du moi de Juillet. Plusieurs TUCistes ont été intégrés le groupe de gré (ou de force), en me disant qu'il finirait par s'inscrire. Celà allait nous permettre de partager nos entraînements vélo et bien d'autres choses

 

 

Pas mal de sorties vélos engrangées avec les potes dont Micka, Seb, Wil, Thomas, Clem, Steph, Eti, Fer, Thierry, Arnaud, et j'en oubli sûrement. Les mois se succèdent et ne se ressemblent pas: Janvier et Février: quelques bosses avec Micka dans le froid. Mars: Le BMT où je peux en fin m'aligner sur une distance > 50km (mes problèmes de dos: bassin/pointe illiaque sont terminés? Je crois que oui), mais bon je manque clairement de foncier pédestre et de travail de VMA, mais bon ça passe. Puis les premiers duathlons avec Seb M., toujours présent pour performer. En avril: Les citadelles avec Arnaud des fortiches seront aussi une belle expérience et participeront au travail foncier et mental. Cette fois-ci, j'ai pris les bâtons, mais je manque toujours d'endurance et dénivellé sur la distance. Le stage de triathlon à Ténérife, un véritable paradis pour les cyclistes fans de montagne, servira de base à pas mal d'entre nous pour s'aguérir aux dénivellés, à l'altitude et aux hypoglicémies. Je revois encore comme un mirage: la présence de Val, Lucas et Emilie (La Barbier Team) avec un plat de pâtes, et des bananes en haut du Teide. La bonne humeur est de mise. Je revois le sourire sur des visages connus: Nini, Seb, Manu, Roro, Guillaume... Je crois que j'en garderais un souvenir impérissable. En mai et juin: pas mal de pluies, des camps de base au Légrillou et à Auzat. Un bon repas à Luzenac avec notre hôte Sebi, décidément il m'aide vraiment pour les coups de fourchettes. Les sorties vélos sont des moments idéals pour tester l'alimentation: je m'essaie à la patate douce. A noter, il faut que les patates soient bien cuites, sinon, vous ne montez qu'1/3 de Beille, j'ai testé. :/ Même un sandwich, dans une boulangerie mondialment connu de Tarascon ne suffit pas à vous remettre d'aplomb. Je finirais une bonne partie de la journée entre Jacob Delafon et Idéal standard. Je paufinerais la cuisson des patates dans d'autres cols: Port de Pailhères, Col du Pradel, Col de creu, Col de Creu, Col de Garabeil, Col des Ares... Toujours en bonne compagnie, mais souvent avec les futurs finishers: Micka, Seb, Clem, Steph et Olive.

 

 

Veille de course, vendredi 06 juillet 2018: Nous sommes au lac de Matemale, on pique-nique et nageote en famille. Début d'après-midi, le fiston est sur l'Altrikids 2 (200m natation + 2km CàP), il finira 2nd à 1s du premier, ça se joue au sprint. Chaud les jeunes. L'émotion est palpable. Et ce n'est qu'un début. 16h00 - La france est en quart de finale France - Uruguay: 2-0 La magie opère. 17h30, il est temps d'accrocher le dossard, coller le sticker sur le bike et amener le vélo au parc. Petit stress, il me manque un bouchon au guidon, j'ai dût l'égarer dans le transport. Les arbitres ne me laissent pas rentrer au parc. Val, Sergio et Seb. qui me garderont le bike avant l'entrée au parc. Benôit me trouvera du scotch pour boucher la section du guidon. Merci encore. La fin d'après-midi, s'achève, il est temps de retrouver nos quartiers. On est logé au centre ADPEP 34, c'est super. Les serveurs sont avenants et les cuistots sont sympas, ils ont finalisés la cuisson de mes patates. L'hébergement est rustique et simple, chambre de 4, sanitaire à l'étage mais ça me va. Rapport qualité/prix -> le top pour les groupes comme nous. 90 TUCistes à loger et à nourrir, ce n'est pa sune mince affaire. Les matelas sont tops et biens durs (nickel), je passe une super avant-veille de course. En revanche, je suis très stressé la veille, c'est bizarre non? Je me lève plusieurs fois, je tourne dans le lit. à 3h50, ça y est je sais que je peux aller déjeuner. Je n'ai pas passé une super nuit. Seb et Steph arrive, Seb s'affaire au café. Je récupère le pain et la confiture à notre intention et je le ramène dans la grande salle du déjeuner. On est réuni à table: Olive, Clem, Steph, Seb et moi. Nous sommes proche du moment tant attendu, nous plaisantons mais la tension est palpable. Chacun s'attache à s'alimenter avec ce qui lui convient le mieux: Pain, café, confiture, gateau sport, lait de riz, lait de soja, céréales... Que des trucs de champions savamment réfléchis des mois durant. Nini et Val se joignent à nous.


Samedi 07 juillet 2018, il est 04h30, je pars en voiture avec Clem, je lui raconte l'histoire du Carcanet, ce brouillard qui remonte de la vallée et envahi progressivement la surface du lac, un véritable smog londonien. Je ne veux pas revivre l'édition 2015, la natation chaotique fût remplacée par un duathlon. Une fois garé à la base nautique de l'ourson, j'ai remarqué que nous voyons la berge de l'autre côté du lac, avec les lumières de la commune de Matemale. Je me dis alors que tout est OK, c'est nominal. Je pars donc serein déposé mais sac de courses pour Mijanès (58km) et Béssède-de-Sault (133km). Je prépare aussi mon vélo, mes affaires de cyclisme et mon nécessaire pour la course à pied dont j'aurais besoin dans quelques heures. J'enfile ma combinaison, et sournoisement le brouillard épais est en train d'envahir le lac mais ce n'est pas comme d'habitude, ça ne vient pas de la vallée. Il s'agit là, d'une gigantesque balle de cotons collée à l'eau, autour et au dessus c'est dégagé, nous le constaterons plus tard sur le vélo. 05h30, heure du départ: l'organisation annonce 30 minutes supplémentaires. Quoiqu'il en soit, je salue la décision de l'organisation d'avoir anticiper et modifier le parcours natation, pour la sécurité des athlètes. En effet, je ne voulais pas revivre la course de 2015 ou après un tour et demi, on ne voyait pas à 20m lees bonnets qui nous précédaient. Le plan "B",expliqé par Benoit, se résume à 4 boucles de 800m théoriques, elles font 600m en réalité. Je suis finalement content que la natation soit écourté. Un autre détail, une banderolle TUC Triathlon, Jaune et noire, flotte au départ, c'est juste énorme. Merci pour ça.

 

Chaque boucle est une victoire, Il est très tôt et c'est hallucinant de voir autant de TUCistes scandés nos prénoms lors de sorties à l'australienne. Je me prends au jeu, et laisse quelques cartouches, c'est pas comme si je n'avais déjà fait la course. Après les 4 boucles, c'est la libération, je serais le premier TUCiste à sortir de l'eau en 26ème position. Presque le dernier des TUCistes à sortir du parc? J'ai une tri-fonction mouillé et du journal sur le ventre, j'enfile ma veste vélo, mes manchettes, mes mitaines et mon coupe-vent et je file... Micka est déjà loin, il est sorti de l'eau en 34' et ça fait déjà 4 minutes qu'il pédale. Je ferais une transition T1 trèslongue qui me coutera un départ après Seb. et Stéph., ça vaut bien la peine de se bouger dans l'eau? 

 

En vélo, je sens que mes jambes ne sont pas au mieux, soit je me suis trop enflammé en natation (c'est un peu vrai 1'24/100m), soit je n'ai pas fait le bon déblocage à J-3 et J-1( à oui, je ne les ai pas fait), ou encore la bonne mauvaise nuit que je viens de passer (stressé?)...Quidam? Le ton est donné, dans le col de la Quillane, qui surplombe le lac de Matemale, c'est poussif. Clément me dépasse, je lui dit: "je gère car la route va être longue". L'ascension du col de la Llose se passe, je suis loin de la "zone" et de mes sensastions au cours de la prépa, ou que j'ai déjà pu avoir par le passé. Je suis surpris par l'ascension du Col de Jouel car nous ne l'avons jamais emprunté lors des reconnaissances, la route est pleine de graviers et de nids de poules, je n'arrive pas à être véloce. On arrive au col de Creu, d'autres têtes connus du monde triathlétique, m'interroge. Bref, je vais gérer, je pars donc en mode "randonnée", avec mes patates dans la musette. On attaque ensuite, la ligne droite vers Formiguères, puis le col des Hares, Quérigut, Le Mas, Le pla et Mijanès. Je ne cherche pas à reprendre les athlètes qui me doublent, persuadé qu'il faut laisser le temps à mon corps de s'adapter. J'alterne barres de céréales, patates et rasades de boissons isotoniques. Je prendrais un gel avant Pailhères, et un avant le col du Garabeil. Dans le port de Pailhères, le début reste difficile jusqu'à la station de ski de Mijanès, je sens que la dynamique de course s'inverse, les athlètes ne me dépassent plus, et je reprends du terrain dans les montées. Je ne m'enflamme pas car la course est encore longue. Dans la montée du col de Pradel, je commence à avoir de sensations "normales", après 3h31'16'' de vélo. Grace au reco et à l'intelligence de course de Seb B., j'ai gardé mon coupe-vent, car je sais que la descente du Pradel, le passage à l'ombre à La Fajolle et la longue partie plate descendante jusqu'à Cailla sont fraîches. Conserver quelques calories ici, me serviront à postériori. Les services de la voirie de l'Ariège? Merci à eux! Nous ont réservés une belle surprise: En effet, la route descendante et sinueuse qui mène de La Fajolle à Niort-de-Sault, en passant par Mérial est jonchée de graviers. Cette route était sans embûche, 10j avant.

 

Les gorges du Rebenty offrent une belle portion de CLM de Belfort-sur-Rebenty, en passant par Joucou et Marsa. J'ai volontairement omis de mettre des prolongateurs pour ne pas appuyer sur cette portion là (En Suis-je réellement capable, aujord'hui?). Je reviens sur un triathlète sur cette portion. A cailla, le braquet change de lui-même, on passe de -5% à +10% en 1KM, soit de toute à droite à tout à gauche, ou presque. En terme de chiffres, la puissance développée est pratiquement multiplié par 2 (~120W -> 210W), pendant 2 fois plus de temps (~30 min -> ~1h) En gros, "si t'as joué avant, alors tu n'es pas bien" à cet instant précis. je suis à la lutte avec d'autres triathlètes dont j'arriverais à me défaire, avant l'apogée du col de Dent. Je suis content de mon adaptation à la situation de course et de ma gestion de l'alimentation. Au final, j'arrive à me refaire une santé, et je commence à revoir pas mal de cyclistes qui m'ont doublé auparavant (dans les cols de la Quillane, de le Llose, de Jouel, de Creu, des Hares). La descente du col de Dent commence, je suis toujours prudent (trop en descente depuis le début?), premier virage à gauche, et là: graviers, nids de poule nous attendent: je reste vigilant. Je suis content de revoir les TUCistes Steph. et Olive au ravitaillement de Bessède-de-Sault, au 133ème KM, A ce moment-là, je suis à l'écoute de mes sensations, je fais une course contre moi-même, je prends mon temps pour me ravitailler et faire le point de ce dont j'aurais besoin jusquà la fin. Il fait très chaud. J'échange avec une sympathique bénévole qui me dit qu'il ne pleuvra pas aujourd'hui. Crédule le Lolo! Je laisse, tout évidemment, dans le sac de Bessède-de-Sault, manchettes, mitaines et coupe-vent. Il fera quelques gouttes 40KM plus tard entre Formiguères et Les Angles. Damned! (Le seul couillon grelottant en tri-fonction, sur l'édition 2017, dans la descente du Port de Pailhères ne s'en souviendrait pas?) Je roule jusqu'à Sainte-Colombe-sur-guette, le "Far west" commence, la chaleur est accablante, le bitume fond, et je suis à la lutte avec de nouveaux protagonistes. L'un d'entre eux, s'arrête même à flanc de falaise pour se doucher, remplir son bidon et boire avec l'eau de source qui coule des mousses. Sur-réaliste! Il est vêtu de blanc et en perdition totale: Le contraste est saisissant. A Roquefort-de-Sault, pas de ravito habituel, je remplirais mes bidons à la fontaine de Roquefort-de-Sault, à l'abri-bus des chevaux "Mérens" voleurs de Sandwich. En fait, il est disposé quelques centaines de mètres plus loin. Ce n'est pas grave, dans ma tête je suis déjà dans l'ascencion du col de Garabeil. "Davaï Lolo!" comme dirait Kylian MBappé en Russie. Les dernières difficultés restent la côte de Carcanières et le col des Hares dans l'autre sens. J'aperçevrais Steph. et Olive? au ravito avant le col des Hares, mais je ne resens pla le besoin de m'arrêter. Je prendrais le temps de discuter avec le photographe/caméraman dépêché par l'organisation, dans l'ascension de Carcanières.

 

Merci Benoît d'avoir créer cette épreuve! La fin du parcours vélo approche, et la pluie aussi: J'appuie un peu sur le plat entre Formiguères et Les Angles, histoire de lâcher mes derniers compagnons de route.

 

 

Sur la CàP, j'arrive serein, je sais que je vais pouvoir 18km sans douleur (Tester à l'entraînement) Je démarre et la déjà, au kilomètre 1, le soutien des tricopains(nes) du TUC me fait chaud au coeur. Je croise Clem, qui a déjà fait 5km sur le parcours pédestre. Je croiserais Seb. majestueux, je lui dirais "T'es monstrueux, Bravo Poulet!" et Micka souriant dans la descente revenant de Balcère. Les TUcistes sont au centre du village, Loïc me tape la main, je trouve cette ambiance chaleureuse Le premier semi se passe bien. Je m'alimente et bois régulièrement avec ma gourde souple. Le passage au semi, devant les copains est fabuleux, merci le TUC! En haut des Angles, avant le lac de Balcère, je suis content de saluer Flo et Casa, du gîte Azimut. Je descends et je suis content de voir mon pôte Béarnais David.

 

En revanche, le second semi est beaucoup plus difficile. Je marcherais dans la seconde ascension, il vaut mieux car je commence à voir des étoiles, et je vais aussi vite en marchant, qu'en courant, avec moins de pulse. :) Second demi-tour au lac de Balcère, je suis prêt à descendre et à passer la ligne. Point positif, j'ai réussi à m'alimenter jusqu'au 30ème kilomètre. John est venu me voir à un kilo de l'arrivée, et là: c'est magique! ça fait la 10ème fois(c'est anecdotique), et c'est toujours aussi génial. Surtout ça fait plaisir de recourir sans douleur après 3 ans de galère. Merci à tous. Le TUC ne changez rien! Vous êtes géniaux, je vous adore. Lolo.

 

 

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Mardi 10 juillet 2018: La france est en demi-finale France - Belgique: 1-0

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Dimanche 15 juillet 2018: France - croatie 4-2 La France est championne du monde. Merci Didier! Merci les bleus.

 

"Les folies sont les seules choses que l'on ne regrettent jamais." O. Wilde

 

 

 

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