Mon premier M ... et le tri en famille

02/07/2018


Après une année difficile (une blessure qui m'a empêché de m’entraîner 
en nat et CAP pendant presque toute la saison), j’étais très frustrée de 
ne pas avoir réussi a faire un M lors de ma deuxième de triathlon. Donc 
pendant mon peu de temps libre (des semaines de 70h ou plus entre le 
boulot et la famille), je me suis entraînée autant que j'ai pu, entre 4 
et 6 heures hebdomadaires jusqu'en Avril, puis un peu plus avec des 
sorties longues a velo. Entre la préparation, la récup (euphémisme pour 
être crevé!) les trajets entre le boulot et les entraînements, ç'etait 
pas donné. Je me suis fixée sur le Tri du Salagou après avoir entendu 
parle des paysages, les collines et le superbe sol rouge (je suis dingue 
de ce type de paysage, je continue a penser au Grand Canyon). Mon beau 
frère habite dans le coin, donc on a décidé d'y établir notre camp de 
base, et Thomas et les enfants se sont eux aussi inscrits, les enfants 
dans leur classe d'age et Thomas sur le Cross.

Et voila commence un Tri en Famille. Ça semble romantique sur le papier. 
J'ai passe tout mon temps a prendre des photos des autres mais Thomas 
etait tellement stresse par sa course (juste apres la mienne) qu'il n'a 
pris aucune photo de moi. C'est un casus-belli pour divorcer ? Ca c'est 
une autre histoire.

Samedi apres midi on est montés au Salagou pour les courses enfants, 
avec la petite cousine a peine plus jeune. Mon plus jeune etait tres 
nerveux a cause de la natation, c'est pourquoi il n'a fait que des 
duathlon jusqu’à présent. Mon plus grand annonce fièrement que c'est son 
4eme tri, et que maintenant c’était de la routine. Les yeux de la petite 
cousine se sont éclairés a la vue de tout ce qu'elle croise et elle 
commence un interrogatoire en règle: "Tout le monde peu le faire?", "Il 
faut s'inscrire?"  et même "On est-ce qu'on achète un porte dossard?".
Devinez donc qui va faire le Salagou l'an prochain.. Donc après un 
moment de calme, mon bébé se lance sur son premier triathlon et fini 
pieds nus, portant ses baskets trempées de boue à la main, qui s´étaient 
détachés dans une flaque de boue. Il était dans le top quartile, 
étonnant pour quelqu'un qui n'a rien fait pendant ses leçons de natation 
jusqu’à ce qu'on lui dise qu'il n'aurait une tri-fonction comme Leo que 
s'il se mettait sérieusement à nager.

 



Dimanche matin à trop tôt moins le quart, je me suis enfilé mon fidèle 
bol de porridge et suis monté au Salagou. Je doit admettre que mon mari 
a conduit pour éviter que je me perde (je suis une buse en orientation). 
Je ne sais pas quoi dire sur la course elle même, à part que j'ai adoré 
du début à la fin. J'ai commencé tranquille en natation et suis montée 
sur mon vélo. C'était trop cool de discuter avec 2 autres compétiteurs 
dans l'ascension du col. On s'est rattrapés pendant la CAP et ensuite. 
J'ai aperçu quelques TUCistes, mais la plupart étaient loin devant moi, 
n'étant pas des vierges du M comme moi.



Ensuite l'après-midi Thomas a fait son TriCross et a fini explosé. En 
ayant fait 5 sorties vélo dans l'année je comprends pas vraiment 
pourquoi... Pour être honnête, il s'est fait prendre dans la machine a 
laver pendant la natation et a été un peu sonné ensuite.

 



Donc, sur le coup de l'euphorie, j'ai décidé de faire un autre M avant 
les vacances. C'est sûrement le rush hormonal après cette course qui m'a 
fait prendre cette décision. Ignorant la fatigue qui s'était installé, 
je me suis inscrite pour le M de Revel, 2 semaines après le Salagou, ce 
qui n´était pas suffisant, mais on me l'a dit après. Enfin, je pense que 
j'étais la dernière féminine à sortir de l'eau. Tout ce que je sais est 
que on m'a beaucoup doublait. Puis mes jambes ont du mal en velo. 
J'étais incapable de rouler plus vite. Puis je suis tombée, heureusement 
dans une montée. J'ai décidé a ce moment la que je ne ferais pas la CAP. 
Mais je voulais finir le vélo. Je me suis sentie un peu mieux mais vite 
toujours plus fatigué. Au bout de 30km, j'ai eu le sentiment d'avoir 
pédalé une éternité, et les gens me passaient en me disant "courage". 
J’étais nerveuse de tomber pendant la descente (je ne peux pas imaginer 
la galere pour ma famille si j'etais hors service..) et finalement j'ai 
pris la decision d'arreter et je me suis montée dans la voiture balai. 
Bref, l'expérience ne s'achète pas.

 


Tout n'est pas tragique. J'ai bien appris qu'il faut pas ignorer le 
temps de récupération et surtout écouter son corps. Pour la première 
fois de ma vie j'ai pensé a mon age. Même si ca ne joue pas un rôle 
énorme, cela joue un rôle et il faut etre conscient. Je commence aussi a 
réfléchir sur ma nutrition. Je devrais prendre des conseils sérieux sur 
la facon d'atteindre mes prochains objectifs (semi puis half). Qui 
pouvait savoir que le sport de compétition était si compliqué.... ;-)

 


 

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