Housni : Mon premier Ironman, une expérience formidable!

03/06/2018

 

Je ne peux démarrer ce résumé sans évoquer Alex. J’ai fait ma préparation en pensant à lui et il m’a accompagné tout au long de ces 180Km face au vent…

Un grand merci à tous mes copains. Les TUC à Ténérife et ailleurs en 9 mois d’efforts et de bonheur, les tripotes à Font Romeu et tous les dimanches, les kikicours. Tous se reconnaitront. Merci spécial à Seb, Yan, Pascal et Lolo sans qui je ne serai pas un IRONMAN.

Le bonheur est dans la préparation ;o)

Aucun bobo pendant la prépa et la course grâce à la gym avec Pascal et à la Chiro avec Thomas. Enorme merci à eux.

 

Vendredi à Lanzarote, petite mer d’huile, il fait 19°C et un petit vent régulier de 20 Km/h. On est prêt et ça devrait le faire.

 

Natation à la houle est là et on sent que cela va être dur…

 

Ça y est, un petit échauffement en mer et je suis sur la ligne. Mon objectif autour d’1h15 max mais surtout sans forcer.

Je choisi d’être dans le groupe -60mn. Plus que 5mn. Gina me tape sur l’épaule et m’explique que je n’ai pas validé ma puce à l’entrée des sasses… hébété et stressé à mort, je cours en bousculant tout le monde. J’arrive et on me dit : ce n’est pas la peine… Je repars comme un fou vers l’avant. Le cardio au bord des lèvres j’entends le compte à rebours et c’est parti. C’est l’enfer sur mer, bousculé de partout je prends des coups, on me tire sur la combi, je n’arrive plus à respirer ne peut nager ni m’échapper. Nage polo tête hors de l’eau pour respirer…enfin, j’arrive à nager comme je peux en donnant et prenant des coups. Trop d’énergie pour avancer. Tous les 100m, je dois vider mes lunettes pleines d’eau. Après un temps interminable, sortie de l’eau pour aller sur le 2ème tour. Ma montre indique 34’50. Je suis au milieu de la foule. Je sers mes lunettes et je repars. Cette fois j’écarte les coudes et c’est moi qui fait le ménage. Ça se dégage devant moi et je peux accélérer franchement. Je tourne les bras et sort de l’eau en 1h00’15 pineze (1’32 au global et 1’20 sur le second tour). Sort autour de la 100ème place.

 

Transi1 à essaie de me cacher pour me foutre à poil et là une fille est toute nue à côté….

1kilo de crème sur le cou qui est dans un sale état du fait de la combi qui a bougé. Aie ça bruuuuuleeee.

9mn et c’est partie pour le vélo

 

Vélo à 60km/h de vent avec des rafales à 70, va falloir serrer les dents…

15km de montée pour commencer, difficile de se mettre en position sur les prolongateurs mais c’est bon.

Les kilomètres s’enchainent. Les montées face au vent qui n’en finissent pas et les descentes ultra-vite avalée. Pas de répit. Il faut tourner les jambes. Au 34ème Km, Ben me passe. Mon manque de puissance face au vent est flagrant. Je vois les groupes passer et je m’accroche. Ce paysage est magnifique. On alterne des revêtements superbes et pourris. Les montées face au vent sont terribles…au 80ème gros coup au moral. Le vent est tellement fort que je ne peux me mettre en danseuse. Cette montée à 6km/h face au vent me plombe le moral et d’un coup un paysage fantastique apparait sur notre gauche. Je ne peux plus aller sur les prolongateurs mon dos est cassé. Je dois alterner toutes les 10mn debout/couché. Point positif, je gère super bien hydratation et alimentation. Descente magnifique et arrivé en bas Majane est là et m’encourage. Le moral repart plus que 80km. Moins de côtes et moins de vent de face. Je ne relâche pas la pression.

Je recroise Ben et je calcule l’écart… il a près de 25minutes d’avances. J’essaie d’économiser mon dos et la position aéro fait mal aux trapèses. Le paysage est nul cette fois et nous longeons une autoroute. Les écarts sont importants et on roule en solitaire. Plus que 30km. Je pense aux consignes de lolo et Seb. Je ne fais que tourner les jambes. Finalement pas trop usé mais content d’arriver. 6h56 d’efforts et 4 pauses pipi. Je suis content de moi mais quel chantier….

 

Transi2 à un monde fou est déjà là (je suis au-delà de la 600ème place et il fait déjà très chaud. 28°C

Re-crème, prend le temps de m’alimenter et de boire avant de partir avec une idée en tête finir, finir, finir

Encore 9mn et il faut monter de la plage vers la balade, les 50 marches de l’escalier sont rudes mais ça va.

 

 

 

Marathon àdébut à 28° et va monter jusqu’à 30… objectif terminer…

Les premières foulée sont rassurante et je me calle à une allure de croisière autour de 4’50 au kil sans efforts. Je me sens bien. Les jambes tournent. Une foule immense nous encourage et nous devons presque slalomer entre le public et les touristes. Avec cette chaleur, ils ont mis des glaçons dans l’eau. Quelle erreur…l’estomac est mis à rude épreuve. Je croise Ben au 7ème. Rapide calcul et j’ai plus de 40mn de retard. Déjà 10 Km, les jambes et le rythme sont bon mais l’estomac me joue des tours. Je ne peux plus boire ou manger. J’espère que ça va passer et je continue à la même allure. Au demi-tour, on se retrouve face au vent et en faux-plat montant. Les chronos sont toujours bons mais je sens que les cuisses se tendent. Je continue à essayer de boire mais impossible de manger. Les jambes commencent à envoyer des alertes. Je décide de me mettre en mode « survie » l’objectif est de terminer. Je passe par toutes les émotions mais jamais de doutes…je vais le faire.

Je passe au semi en 1h45 et je mets en œuvre ma stratégie de survie. Je marche pendant 10mn. Puis je repars. Dorénavant je vais alterner course à 5’ au kil et marche au ravito pour s’hydrater et essayer de manger. Au dernier croisement avec Ben, il n’est plus qu’à 25mn si je tiens l’allure (ce qui n’est pas gagné).*

Je retrouve Majane et elle trotte à côté de moi. Je peux discuter un peu en marchant au ravito. Je croise Gina qui m’a l’air encore plus cuit que moi.

Je peux courir sans arrêt mais je m’oblige à marcher. Je ne veux pas échouer à quelques encablures du but pour cause de crampes ou de gros pépins. Mes crampes d’estomac m’embêtent et me pompent mon énergie.

Dernier demi-tour et plus que 6 bornes. Tant pis, je fini en courant jusqu’au bout… je retrouve Majane mais cette fois je garde mon allure. Je commence à voir l’estrade au loin et je m’approche. Plus que quelques mètres et c’est fait. 4h04. Je suis un IRONMAN.

Expérience formidable. J’ai beaucoup appris. Bravo à Ben qui finit 16mn devant moi et à Gina avec une toute petite prépa qui finit en 14h56.


 

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