Triathlon de Carcassonne - format M

24/05/2018

Samedi 19 mai se tenait au lac de Cavayère à côté de Carcassonne le bien nommé "triathlon de Carcassonne". Celui-ci faisait office de début de saison pour moi qui avait lâchement abandonné les costauds qui s'étaient alignés sur la D3 le lendemain (certains faisant même le doublé !)

La course étant à 15h pour les femmes et 15h15 pour les hommes, nous partîmes donc sur le coup des midi de Toulouse en compagnie de Nono "je me suis levée il y a 30 minutes" notre conductrice et Bastien "le pesto c'est la santé", pendant que le pauvre Jérôme devait covoiturer avec lui-même.


Quelques embouteillages plus tard, nous sommes arrivés avec pas mal d'avance et on a pu constater la présence en nombre des Jaunes et Noirs, 22 selon l'organisation, 50 selon notre décompte officieux.
Pour moi, cette course était l'occasion de faire le point sur la forme en ce début de saison de courses. L'hiver a été studieux sur les plans natatoire et cycliste, mais les mollets récalcitrants ont mis quelques coups d'arrêt à l'entraînement à pied (t'es juste mauvais diront les mauvaises langues). Qu'à cela ne tienne, j'espère quand même limiter la casse et réussir mon retour sur le TUC Tour ! Je lorgne secrètement du côté des machines Lolo, Loïc et Marc en espérant qu'ils ne seront pas trop loin devant moi. Stratégie de course ? Essayer d'attraper les tout meilleurs nageurs et prendre la vague, avant de mettre le paquet à vélo et advienne que pourra sur la CAP.


Comme d'habitude, l'échauffement et le départ de la course sont des grands moments. On laisse partir les filles quelques minutes avant nous puis c'est la foire au placement à l'arrache, avec des gens qui n'ont toujours pas compris que se mettre devant n'est pas toujours une bonne idée : j'entends notamment deux gars se dire "nan mais le départ tu t'en fous de tout le monde, tu te mets devant et tu laisses personne passer". J'aurais tendance à dire que c'est la pire des choses à faire mais bon... l'organisation n'a annoncé aucune noyade, j'imagine qu'ils ont survécu aux salades de mains dans la tronche. J'entends aussi deux autre mecs en train d'analyser très sérieusement le courant dans le lac à partir des minuscules vaguelettes causées par le vent "ouais on aura le courant avec nous au retour ça va être bien". Je ne suis pas certain qu'ils ont compris le fonctionnement des lacs mais passons.


Au coup de sifflet c'est parti pour le sprint option saute mouton. Je suis vite dans le rouge et j'essaye de me placer dans la vague d'un bon nageur. Malheureusement le petit groupe se délite rapidement parce que je n'arrive pas à me mettre dans ses pieds (en même temps, je pouvais pas savoir que le mec était en D1 et allait mettre 3 minutes à tout le monde sur la nat). C'est assez frustrant, parce que je n'arrive pas à prendre un groupe et je me retrouve au bout de 400m (la distance qu'il m'a fallu pour trouver un bon rythme) en 6 ou 7è position mais tout seul, voyant bien que je garde l'écart avec le groupe précédent. Au fur et à mesure de la course je reprends un ou deux concurrents qui lâchent le groupe de devant. Je sors en ayant l'impression d'être 5ou 6 mais c'est sans savoir que devant moi il y a deux ou trois machines qui sont arrivés depuis longtemps. A la sortie de l'eau, on se retrouve devant le col hors catégorie du T1 : le parc à vélo doit être à 100 ou 150m avec une grosse quinzaine de mètres à remonter. Je fais le choix d'enlever la combi avant de monter mais ça reste un supplice !

 

 


Arrivé au parc, je fais ma petite affaire et je saute sur mon destrier, et découvre que je n'avais pas enclenché le GPS de ma montre resté sur le vélo. Le cardio ne connecte pas non plus à la montnre, ça va donc être aux sensations. Heureusement que j'ai mis le petit plateau pour partir parce que ça monte d'entrée. Je galère même a mettre mes chaussures qui resteront ouvertes pendant toute la course (que de watts perdus !). Le vélo est vraiment dur, pour moi qui aime me mettre sur un rythme et ne plus trop en bouger, que ce soit en col ou sur le plat : rupture de pentes incessantes, petits virages m'empêchant de m'installer sur le prolongateur. J'ai un peu de mal à me mettre dans une configuration course et les cuissots chauffent sans que j'ai une idée claire d'où j'en suis niveau effort (à part "dans le rouge"). Je suis rattrapé par quelques vélos, pas énormément, mais assez pour comprendre que ce n'est pas la course de ma vie. Entre la moitié et les deux tiers de la partie vélo, Loïc et Lolo me dépassent successivement, puis Marc quelques minutes plus tard : autant dire que je ne les reverrai pas ! Puis intervient l'erreur de jugement stupide :  je reconnais le nom d'un village traversé au début du parcours, j'en déduis donc qu'on est presque arrivé : vite enlever les chaussures ! L'idée qu'il reste 4 ou 5 km ne m'a pas traversé l'esprit... pourtant c'est le cas et les deux bosses restantes me cassent les pattes.


Je rentre bon an mal an au parc et j'estime être autour de la 20è place. C'est là que ça va se jouer ! Je me connais assez bien pour savoir que je me sens généralement très bien au début de la cap pour craquer au bout de 3km. Je me dis donc que je vais me limiter au début pour essayer de tenir un rythme constant sur la course. La suite m'apprend vite que le profil ne l'entend pas de la même oreille. On descend depuis le parc à vélo pour retrouver le bord du lac, une section plate de quelques centaines de mètres s'ensuit puis... une succession de murs plus ou moins hauts, plus ou moins violents et espacés.  Les premiers passent sur ce que j'appellerais la troisième, puis la seconde, puis la première, puis en marchant. Les muscles souffrent et je n'arrive pas à savoir si le cardio est haut ou pas, mais dans tous les cas c'est pas mon kiff ultime.

 

Quelques mecs me dépassent, visiblement moins marqués que moi. C'est décidé, si je n'abandonne pas unilatéralement le sport à la suite de cette course (le Mcdo c'est la vie), je me mets à visiter Pech David plus souvent, parce que les Angles vont pas se courir tout seul. Au deuxième tour, après un sympathique message de soutien de Guillaume ("le premier est déjà arrivé !"), un copain du TOAC me dit que je suis 26è. C'est pas si pire ! Au deuxième tour, je suis dans le flot des concurrents, dur de savoir si je suis doublé par des coureurs plus frais que moi au premier tour ou au second. Je réussi néanmoins à garder un rythme qui ne s'écroule pas trop et je finis la course un peu cramé.

 

 


Le speaker annonce une 31è place, les résultats finaux me donnent 34è, sur 260 classés, 280 partants environ. C'est pas si mal malgré une absence de sensations en vélo et cap. J'ai quand même du mal à savoir à quoi c'est du. Surentraînement, mauvaise hydratation, chaleur, absence de déblocage la veille... Qu'à cela ne tienne, ça me donne quand même des objectifs pour la suite et une indication sur ce que je dois travailler (les changements de rythme en nat et en vélo, le déniv et les enchaînements en cap). Je pense aussi que c'est mon meilleur classement en pourcentage sur toutes les courses que j'ai courues ! Il faut apprendre à être satisfait, surtout quand on a couru avec les copains, pas mal d'encouragements et dans un beau cadre.

 

Maintenant place à Revel puis les gros morceaux de l'Ariégeoise et du Halftriman (le petit nom que je lui donne) qui vont faire sacrément chauffer les cuissots.

Hâte d'y être !

 

 

 

 

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