Rdv devenu incontournable de par la beauté des paysages du Lubéron, le TUC Tri avait coché la date depuis pas mal de temps pour cette édition 2018 que nous qualifierons d’ «engagée », avec un format approximatif de 24-26h non-stop, à faire en équipe de 3.

Sur la route le vendredi fin d’aprem, les TUCettes Axelle-Estelle-Juju, triplette déjà en vue au RAC (cf CR d’Axelle), 1 équipe mixte auto-proclamée « tortue » Julia-Antoine-Vincent et 2 équipes gars : Jéjé-Nico-Pierre / Eti-François-Thomas (le petit blond « un peu » bavard d’Absolu Raid). Voici leurs récits.

 

Team Eti-François-Thomas

Accueil camping-car 4 étoiles chez les parents d’Estelle à Alès, pasta party, et préparation du sac ravitaillement que nous retrouverons à différents endroits du raid et qui ne doit pas dépasser 10kgs.

La nuit est courte, comme d’hab, le réveil matinal, gros petit-dej, 2h de route, retrait des dossards et « doigts » électroniques à poinçonner aux balises, dépôt des VTTs, et vers 11H, c’est parti sous une chaleur non négligeable.

Les orga avaient conseillé en amont de prendre un départ prudent, car chaleur la journée, puis grosse nuit délicate à passer sous les orages. Conseil difficile à mettre en place quand la 1ère épreuve est un mini-prologue trail de 2x4kms … Bon ba on part à bloc, classique, ce qui nous positionne à l’avant de la course avec François et Thomas.

La suite, on va tenter de la faire courte, mais on retiendra après le prologue un VTT balisé sympa débouchant sur un mini Swim Run (200 nage, 400 course, 400 nage) au cours duquel Pierre fera sensation avec ses palmes de plongeur en eau profonde.

A partir de là, le chantier commence, tout se fait désormais en orientation, avec une CO pour débuter dans des mini-canyons, un VTT ensuite qui fera perdre de nombreuses minutes aux filles, à nous et à pas mal d’équipes (bravo Jéjé-Nico-Pierre qui ne sont pas tombés dans le panneau) suite à une erreur de lecture de carte nous obligeant à effectuer 20min de portage de VTT dans le pentu. Le moral est dans les chaussettes à ce moment-là, notre 2ème place temporaire nous semblant bien bien loin à l’arrivée au parc VTT d’appoint de cette section. Il reste du temps cela dit, ça ne fait que 6h de course, on est laaaaarge.

Trail Orientation ensuite où nous reprenons pas mal d’équipes, ce qui me « stimule » un poil (François : « et le mot est faible J »), puis gros VTT avec ravito perso au milieu où l’on déguste façon gastronomique (me semble avoir eu dans la bouche en même temps : un morceau de sandwich, des chips et un snickers), et coucher de soleil bien joli sur la crête du Lubéron. On se tracte les uns les autres (François : Je dirais plutôt qu’à ce moment de la course Eti tracte fort, je l’entends encore me demander de passer devant pour orienter et moi de lui répondre : « J’peux pas, ça va trop vite ! »), on s’entraide, c’est le raid, et ça marche puisque petit à petit on remonte quelques équipes. Les descentes sont bien caillouteuses et techniques, idéales pour le funambule Thomas, qui se refait la cerise lors de ces moment-là. Une averse orageuse nous tombe dessus, puis la nuit devient noire, menaçante, au moment d’arriver en pleine forêt sur une section CO de 16 balises à trouver en pas + de 2h (conseil des orga).

La magie du raid c’est le flou ambiant qui règne également. On nous annonce 2ème avant le début de cette CO, 2-3 autres équipes pourtant arrivées avant nous ayant opté pour des stratégies différentes, en court-circuitant (vias des « shunts ») certaines parties du précédent VTT pour avoir plus de temps pour les sections post-CO (dans chaque section, un certain nombre de balises à poinçonner, chacune valant un temps précis … d’où les options possibles. Il y a des portes horaires à respecter aussi à certains endroits, permettant des raccourcis et forçant les équipes à rejoindre l’arrivée véritablement en 24-26h et non 10 de +).

Bref, quand le référent France des Raids pour la FF Tri t’annonce qu’à priori nous serions seconds, en nous félicitant et nous encourageant, ton cerveau (ou le mien uniquement peut être) ne fait qu’un tour, tu t’arrêtes 2 min chrono grignoter un morceau et repars illico pour cette CO, … dantesque. Nuit noire, balises non réfléchissantes, à chaque fois loties dans un canyon ou un paquet de ronces … C’est vraiment costaud, tu ne peux courir qu’à de rares moments, le temps file et nous décidons de laisser 4 balises en route pour avoir plus de temps pour le Trek Orientation qui rapporte beaucoup de temps.

Le problème c’est que le VTT Orientation qui rejoint le Trek O, c’est un chantier aussi, avec du portage bien sympa. On y arrive cela dit, et on s’élance pour le Trek, comportant un maximum de 12 balises à chercher sur 24kms (temps estimé des meilleurs : 5h, des moyens : 9h …. CHANTIER again). C’est engagé donc, on escalade une mini falaise avec main courante, on évolue dans des buissons par moments, mais on arrive en haut de la crête du Lubéron pour le lever du soleil, c’est d’une beauté simple, mystique. Vu l’ampleur des dégâts, on se dit que 5 balises et 11 bornes seront largement suffisantes, et à l’arrivée pour récupérer nos VTT, on est rassuré d’apprendre que l’on continue à être dans le match, les meilleurs ayant pris au mieux 6 balises. On commence à y croire à un podium sur cette manche relevée des championnats de France, ce serait un truc de ouf, inespéré au départ.

Avant d’abréger sérieusement le récit, pourquoi 5 balises et pas +, ceci pour nos permettre de passer la dernière porte horaire du VTT qui suit le Trek, et donc ne pas se faire « shunter » et ainsi perdre la possibilité de poinçonner d’autres balises importantes. A 20min près c’est fait, nous sommes heureux, petite pause naturelle, puis ça repart sans contrainte horaire, si ce n’est de se dire qu’il nous reste quand même environ 4h avant l’arrivée finale, et la promesse faite par l’orga des frites et de la binouse à volo. Bon ça repart donc, et les jurons arrivent de suite, tankés que nous sommes dans un chemin type pierrier bien pentu, nous obligeant à un gros portage du VTT sur 300-400D+ … Là honnêtement ça te met un coup au moral, et malgré la magnifique descente qui suit cet enfer, je resterai pour ma part à moitié éteint et ronchon jusqu’à la fin de ce VTT.  De façon étonnante, nos paupières restent ouvertes, le sommeil ne nous accable pas, et nous finissons le raid par une mini section canoé sympa qui nous permet d’évoluer un peu avec les TUCettes, également rescapées de cette odyssée, et présentes au même endroit que nous au même moment par la magie de ces « shunts ». On retrouve également Jéjé-Nico-Pierre, reconvertis en supporters de choc puisqu’ils ont dû abandonnés pendant la nuit #culdebabouinpourcertain

Retour VTT à l’arrivée à Gargas, d’où nous étions partis comme des furies 25h30 avant. Il fait chaud, on s’assoit enfin, on prend le temps, on mange un coup, on se raconte nos aventures avec les copains, puis les résultats tombent : 2èmes au scratch derrière les intouchables Lozère Team2Raid. Grosse émotion, on osait y croire pour être honnête, et beaucoup de félicitations de raideurs reconnus nous arrivent (notamment du méga bogoss qui semble avoir eu un effet certain sur une de nos TUCettes ;-). Petit bonheur simple d’avoir donné beaucoup de soi, et d’être récompensé par des mots et des regards chargés de respect et d’empathie. C’est top cet esprit, vraiment. C’est une première plus que réussie pour tous les 3. L’objectif était de courir avec l’équipe qui s’alignera sur le Raid ARAN en Juillet prochain (complétée par Juliette). Duo François/Thomas à l’orientation qui a bien fonctionné en pouvant se reposer physiquement sur un Eti ultra en forme (ça aide !). Un bonheur ne venant jamais seul, les filles sont annoncées 3èmes. A nous les bouteilles de pif !!

Le retour c’est 2h de route avec de multiples cassages de nuque sur la route, re camping-car 4 étoiles piscine BBQ au top chez les parents d’Estelle, puis un départ lundi matin pour Toulouse … avant de repartir en Ariège le mardi matin. Vis ma vie de drogué, mais jeune encore un peu, donc autant en profiter !!

 

Team TUCettes Axelle-Estelle-Juliette

Après le RAC, nous voici au départ de notre 2eme manche de coupe de France avec les filles, trouillomètre à 10. Bon honnêtement c’est pas que l’Allier c’est moche, mais là pour le coup on en a pris plein les mirettes ! On s’élance donc pour un raid de 24h00 (à boucler entre 22h00 et 26h00). Je pense que je demanderai environ une dizaine de fois à Estelle sur la ligne de départ. « Mais on va vraiment faire ça ? On est vraiment capable de faire ça ? J’ai peuuuuuur !». J’avais raison d’avoir peur. Pour la petite histoire, le speaker/organisateur s’excusera à l’arrivée d’avoir fait un raid un peu plus difficile que ce qu’il imaginait, mais comme on aime l’aventure c’est pas grave ! oui oui… ça va parce que t’es un mignon speaker hein. Je suis encore toute nouvelle dans le milieu du raid, mais on nous dit que là ça envoie du lourd niveau équipe, ça rigole plus, on est plus dans l’Allier ! Bref il y a du Raideur qui envoie du pâté au m2. Toujours même pas peur, et on s’élance…

Après un « petit » prologue, trail et VTT super sympa, on arrive à la fameuse épreuve de swim run. Dans le road book il est marqué : « cette épreuve est une goutte d’eau par rapport au reste alors arrêtez de stresser !!! ». Ah oui merci parce qu’au vu du nombre de whatsapp que cette section nous a valu, non on ne stressait pas du tout. Au final on aura choisi la formule : tout habillé, palmes, plaquettes. Et c’était bien gagnant. On courra les 400 m pieds nus. En rentrant à nouveau dans l’eau une fille d’une équipe concurrente nous dira (voix un peu dégoutée de fille frustrée) « Ah mais on avait le droit aux palmes ? Je croyais que c’était interdit… » on lui répondra que tout ce qui n’est pas interdit est autorisé, puis Juliette de lui dire «  de toute façon les palmes pour faire de la brasse ça sert à rien … » Allez…Salut et à demain hein ! Bref cette section au final, nous a rafraichi, a fait grand bien, et nous a remis dans le peloton de course, merci les palmes ! Enfin commence le chantier…

On attaquera par une belle CO, que l’on gère bien, puis un beau VTT’O. 1er petit coup de mou pour notre leader Juliette sur la fin, et je crois que ça sera le 1er coup de mou de l’équipe, et ce qui nous amènera vers notre grosse erreur. La même que les mecs et que pas mal d’autres équipes à priori. Cela nous vaudra une balise bête perdue, une grosse heure dans les dents, et du jus. Ba oui la balise 8 est en bas de la montagne. Et le parc à vélo en haut…alors on remonte. Je peste un bon moment, mais remobilisation des troupes obligée…il est environ 18h00, ça va il reste 18h00 de course. Je me traite de boloss une bonne ½h tout en pédalant. On arrive au Trail’O, dans le colorado provençal, absolument magnifique. Pour nous, le coucher de soleil se fera sur cette section (quand les mecs sont déjà sur la crête du lubéron ^^), et on arrive à profiter de l‘explosion de couleur et des gros cailloux trop beaux. Estelle commence à pêcher, elle n’arrive plus à manger, mal de tête, vomito, et plus de force pour courir. Chapeau à notre Estelle internationale, qui se refera la cerise je ne sais comment ! On repart sur un VTT avec l’équipe de Vincent et Julia. 16km plus loin nous attend notre ravito. 12h00 après le départ, j’en ai déjà marre des barres aptonia, kiri chips coca miaaaam, c’est salvateur ! On prépare notre lyophilisé que l’on prévoit de manger pendant une CO. On repart, et c’est là que mon chemin de croix commencera. Le sommeil et la nuit se ligueront contre moi pour une lutte personnelle acharnée. Juliette est en forme, Estelle a repris du poil de la bête. Chacun son tour. Ça monte, la balise 21 me paraît interminable, la descente pour aller à la 22 dont on se réjouissait est trop technique et glissante … on peste contre l’organisateur. Mais heureusement il est mignon alors je lui en veux encore pas trop.

En arrivant à la CO, on entend des bruits comme quoi les 1eres équipes y ont jardinées quelques 4h alors qu’elle est annoncée en 2h00 pour les meilleurs. Le mec nous dira, « je vous conseille de repartir à 2h00 », il est 1h30. Bon ba on va faire la 15 et la 16, en mangeant notre lyophilisé. Je n’aurais pas aimé faire le reste, au vu des balises 15 et 16 ! Il y a un feu de camp, j’ai envie de me blottir au coin du feu. Dans mes rêves. On reprend notre VTT pour 18km où il est annoncé « de nombreux poussages vous attendent ». Je crois qu’à partir de ce moment-là j’ai eu envie de me laisser mourir plusieurs fois au bord du chemin. 18 km en 4h00, je vous laisse imaginer le chantier. J’avais perdu l’usage de la parole, plus d’énergie pour parler, je devais me concentrer sur une chose, pousser mon VTT. Estelle et Juliette géraient la carte. Expérience inédite : la micro sieste de 30sec sur ton porte carte debout en tenant ton vélo. Il faut que je tienne jusqu’au lever du soleil après ça ira mieux. On longe une rivière (soit disant magnifique chemin pour relier la balise 28), il fait nuit noire, c’est humide, il fait froid, ça glisse, on doit monter et descendre un nombre de fois incalculable du vélo. Je commence à détester notre mignon speaker. Pour le moral je mange un snickers. On arrive au lever du soleil au treck’O. Cette fois c’est les barrières horaires qui vont timer notre fin de raid. On est dans les falaises de buoux et c’est super beau. On prend les balises 1 et 2. Quand on voit la carte, les autres balises font peur…il y en a 12, et les premières équipes n’en prendront que 6… Ah oui c’est plus dur que prévu en effet !

Là on repart pour notre dernière grosse partie en VTT. Pour tout vous dire, on est en train de fusionner avec notre cuissard et notre selle en même temps et c’est très douloureux…. La section avec les 2 shunts (on ne passera pas les barrières horaires pour en faire plus) est annoncée 27 km. J’ai le souvenir encore amer des 18km de cette nuit, je sais qu’on part pour un dernier chantier. Mon camel back a moisi, j’en peux plus de boire des pastilles au citron, les barres aptonia me sortent par les yeux. Il est 9h00 du mat et je mange des cacahuètes. Il pourrait aussi bien être 14h00 ou 18h00, on est quand même un peu au bout de notre vie. On sait juste que notre prochaine étape c’est le canoé et que ça sonnera la fin. Dès que je peux je me mets en danseuse… mais c’est sans compter ces parcours VTT aux petits oignons que nous a concocté notre speaker beau gosse préféré. L’orientation n’est pas facile. Dans un moment de solitude face à ma carte, Estelle me dira « mais elle est où la 37 ?! ». Et je lui répondrai « Mais pourquoi tu cherches l’autoroute A37 ??? » …  Lucidité bonjour !

On arrive au Canoé, ou l’équipe Jéjé-Nico-Pierre nous encouragent. Ça sent bon la fin. C’est sur un décor de carte postale que cette partie se fera : petit lac de gravière qui sent la vase, canoë jaune, pagaies simples, 3 sur un bateau, soleil de plomb, cernes, on a faim on a soif, 2 équipes TUCs qui font des aller retours sur un lac…. On se fait coucou, c’est mignon… Mais c’est cool de voir les mecs ici J  En sortant le speaker beau gosse nous dit « plus que 4km vous suivez les balises ». Je me méfie de ses 4km à lui !!

C’est la fin, on est contente J

En conclusion : les mecs c’est des grosses machines de guerre. Ils auront épaté tout le monde et ils pèsent dans le game maintenant ! Respect. Quant à nous, on progresse, on apprend, on s’est supportées, relayées, les meilleures sont devant nous mais on a une sacrée marge de progression aussi, alors que du positif pour les championnats de France en Juillet !

 

Team Nico-Jéjé-Pierre

Je me revois encore chez Juliette et François dire : Raid de 24h aux dentelles… Ouais je suis chaud ! En fait j’étais loin de réaliser la difficulté du bordel !

Quelques mois plus tard et un petit stage à Tenerife effectué me voilà avec les copains Jéjé et Pierre au départ des mines de Gargas ! Les consignes sont claires : on ne part pas trop vite, on en garde sous le pied, ça va être long ! Résultat : des crampes juste après le swimrun au bout de 2h de course !! Oula ça va être long !

On arrive à la première CO : technique et exigeante ! Avec une pointe de réussite on chope toutes les balises mais ma tête commence à tourner, les forces à quitter mes jambes… La chaleur et l’hypo pointent le bout de leur nez… Sur le VTT suivant je me concentre à bien manger et à orienter pour essayer de penser à autre chose que mon ventre ! Puis arrive la fameuse balise 5 ! En haut de la crête nous sommes avec 4 équipes qui partent toutes sur la descente, un petit regard à Pierre et je lui dis : « mais c’est à droite là ! » Vérification et approbation on file sur la droite malgré les nombreux « vous êtes sur les mecs ??» de Jéjé ! Cerise refaite, on arrive au parc VTT sur un « Allez le TOUC !!!! » de Chiara !?!? Surpris elle nous raconte vite fait sa chute et elle nous dit : « les mecs sont que 5 minutes devant vous ! » oui oui c’est ça Chiara, elle a dû aussi tomber sur la tête en plus du genou ! On passe le début du Trail à se dire que c’est pas possible puis on file sur le colorado provençal après une très belle descente en se disant « putain ceux qui sont partis tout droit à la balise 5 ils ont dû en chier pour remonter ! » (ce qui a été adroitement fait par les gars et les TUCettes ^^).

La fin du trail est dur pour moi, la tête recommence à tourner, le ventre me fait souffrir terriblement… heureusement le tire minette de Jéjé m’aide à monter la dernière côte mais arrivé au parc VTT c’est la crise de froid ! Chiara appelle le médecin : « Vous avez mal au ventre ? Je vous propose un verre de Coca ! » c’est mieux que rien,  je le prends et on file sur nos VTT direction le RAVITO !!! Plat de pâtes, snickers, coca, amande, fruits sec… Vous avez déjà vu la tête de Tom Hanks dans « Seul au monde » quand il arrive à faire du feu ? bé voila c’était moi qui arrive au ravito (lien pour les curieux : https://www.youtube.com/watch?v=xETC7VO_Kgc)

Après un bon ¼ heure selon les syndicats mais une bonne 1/2h selon la police on repart pour grimper la crête du Lubéron accompagné de la nuit et de quelques gouttes de pluies ! Comme un passage de relais, mon envie de gerber je la refile à Pierre ! On serre les dents, on fait le Shunt 1 en votant à main levée « Qui a envie de se retaper la montée de la crête du Lubéron ? » Bizarre personne ne lève le doigt… Le shunt 2 arrive, on voit un homme en train de dormir (mourir ?) sur un caillou, transi de froid mais ces potes nous assurent qu’il va bien ! « Ok, drôle de façon d’aller bien mais pourquoi pas ! » Petit stop pour regarder les cartes et voir que la C0 8 en bas de la crête est juste horrible ! D+ à gogo, difficulté maximale, en plus à faire dans le noir, du coup on s’en remet à la démocratie : « qui a envie de se retaper la montée de la crête du Lubéron et de se faire une CO ultra dur pour au final ne pas choper beaucoup de balise ?? » Pas de doigt levé la non plus… Bon en vrai on a passé un bon moment pour calculer si ça valait le coup et vu notre état de fatigue plutôt avancé, on a décidé de faire le shunt 2 en pensant faire le max au Trek et pas faire de shunt au dernier VTT.

Superbe descente de la crête plus un chemin au bord de l’aigue Brun interminable, nous voilà au parc VTT avant le Trek et devinez quoi : On est 1er !!! Pas un vélo au parc, que nous avec les orgas. Franchement je pensais jamais vivre un moment comme ça, c’est ultra kiffant de se dire qu’on est plus rapide que tout le monde ! Bon ok, l’émotion est vite retombé lorsque l’orga nous dit direct en arrivant «  vous avez fait le Shunt 1 et 2 ? » j’ai mis un point interrogation mais bon ce n’était pas trop une question. Je baisse les yeux et j’avoue… Oui on a fait les shunts mais on est les premiers à l’avoir fait !

Après un bon ravito, on fait le tour des forces en présence ! Jéjé au rapport : « ben moi ça va, j’ai un peu mal aux jambes mais je vais bien » fais chier ce Jéjé même pas fatigué… Nico au rapport : « Moi après avoir connu l’enfer dans l’après-midi, je remonte doucement la pente et j’adore la nuit !!!! » Ok, plus trop lucide… Pierrot au rapport : « Fais chier ce put** de raid de mes c**, j’ai le cul en feu, ce c** d’orga il a tracé que des chemins VTT de m*** ou on descend tout le temps du vélo !!!!!!!!! » Mayday mayday mayday, Houston we got a problem !!

Blague à part, au vue des forces en présence on décide de rentrer collégialement au plus « court » en croisant quelques renards et autres blaireaux sur le chemin !

Mais arrivés à l’arrivée devinez quoi : On est les premiers !!!!! Le bénévole nous accueille en caleçon on nous demandant : « Vous avez tout fait ? » et là c’était vraiment une question ! « Non non on a du laissé une balise … »  « Ah ok, vous permettez je vais mettre un pantalon et je vous sors la dernière balise. »

Après un petit repos dans la voiture, on décide d’aller encourager les copains, copines au kayak et profitez de la bonne ambiance de fin de raid !

 

Team « Tortue » : Julia-Antoine-Vincent

Les garçons (Antoine et Vincent) ont coché Les dentelles depuis longtemps, mais il leur manque un 3ème. Finalement, ils sont prêts à partir en mode tortue, donc je me lance avec eux…. (mieux vaut un raid en mode tortue que pas de raid du tout non ? …)

Arrivés la veille, une fois n’est pas coutume Vincent dort correctement avant la course (peut-être l’effet tortue ?…). Le lendemain avant le départ, ça y est on retourne à la normale et les garçons sont tellement stressés que Vincent perd son sac à 30min du départ et finit heureusement par le retrouver sur une table…

Petit briefing dans le super site des mines de Gargas et c’est parti. Pour le relais, la stratégie est toute trouvée, comment être sûr de ne pas s’emballer comme des fous sur ce 4km ? En faisant partir la tortue devant bien sûr ! Du coup me voilà partie sur le trail, au bout de même pas 1km, je ne vois plus personne et me retrouve bonne dernière… Les orgas craignent que je me soie perdue, les garçons les rassurent « elle court tout doucement pas d’inquiétude elle va arriver... ». Effectivement je passe le relais aux garçons qui pourront partir sans pression, les autres étant bien 5min devant…

On profite de la transition pour voir les copains, copines, et déjà les garçons arrivent, on est parti !

Pour le reste, on enchaîne VTT, CO et trail dans des paysages magnifiques, ça passe super vite (le couché de soleil dans le Colorado provençal est juste magique, ils ont rien compris les 1er de passer en pleine journée...). On retrouve les filles en début de nuit (et oui nous on ne s’est pas trompé a la fameuse balise 6, merci Issy absolu qui était arrêté la….) ; et c’est bien sympa de faire une portion de nuit avec elles.

En bonnes triathlètes, elles nous déposent à la transition…

Nous voilà repartis sur les crêtes du Luberon, ça monte tout seul, si on n’avait pas si mal aux fesses on en oublierait presque qu’on est sur le vélo depuis si longtemps….

En bonnes tortues, on shunte presque toutes les portions optionnelles, mais cela nous permet de passer les barrières horaires et même de croiser les garçons alors qu’on jardine en pleine nuit (merci François de nous avoir permis d’écourter le jardinage…).

Nous voici enfin arrivés au parc à vélo, un bon petit aligot lyophilisé et on est repartit dans le trek à Buoux, je suis un peu en mode zombie mais les garçons gèrent en orientation, et une petite escalade en plein milieu des falaises me motive à rester éveillée… Deuxième passage au parc à vélo ou je peux enfin découvrir ma surprise au fond du sac ravito, de bonnes petites crêpes (merci Anne!). Avec ça la fin du raid va passer toute seule, d’autant qu’on se dirige vers mon épreuve préférée, le canoë ! On apprécie au passage le beau VTT retour et on joue au lièvre et à la tortue avec l’équipe des verts qui pestent gentiment de se retrouver systématiquement derrière nous à chaque balise alors qu’ils roulent plus vite….

On arrive au canoë en même temps que les 1er de LSN, on essaye pour rigoler de les rattraper sur le canoë, mais bon pas moyen….

On finit par le dernier VTT, je temporise un peu (et râle beaucoup sur les 2 derniers kms), faudrait quand même pas qu’on mette moins de 24h !

Ça y est, c’est terminé, on profite, on mange, et on encourage les copains/copines, pour une fois qu’on arrive avant et qu’on les voit passer la ligne d’arrivée !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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