Mon premier tri S - par 3 tucettes motivées!

Premier triathlon de la saison, en JET ! (Justine + Emilie + Tatiana) S Open de Saint Cyprien

 

Le premier triathlon d’une longue liste écrite suite à de belles rencontres, plus particulièrement suite à une réunion mi-février de 6 nouvelles, 6,5 et demi pour être précis (hein Francis !). Un petit groupe super motivé et solidaire avec un discours ultra positif : « on va se faire plaisir, on va se marrer !» Tout le monde signe, plus de vie entre avril et novembre !

Le Jet commencera les hostilités.

Jeudi suite à l’entraînement on se réunit (quasi au complet, il nous en manque une :/ ) il faut bien dire au revoir à Nelly qui quitte ses cailloux pour le grand vert et aussi s’organiser pour ce week-end ! Ça ce fait autour d’une, deux, trois bières … super la prépa ! Toujours dans la bonne humeur on se demande comment ce premier triathlon en mer va se passer, on y va de toutes suppositions on se marre, pas d’angoisse pour l’instant ! On est presque au point, euh non en fait Justine chargée de récupérer tous les vélos oubliera la roue avant d’Émilie dans la rue à minuit  … mais on a une bonne étoile, elle la retrouvera à 2h du mat, encore une bonne histoire !

 

 

 

On part vendredi soir, Émilie est à l’heure bizarre … C’est bon on a nos 3 vélos, nos 3 roues et nos 3 têtes, ça ne sera pas de trop ! C’est parti !

 

On arrive à bon port après quelques détours (merci Tat copilote!) on est en plein centre de Perpi (merci Émilie toujours dans les bons plans ;) on décharge nos vélos, toutes nos affaires : plusieurs allers et retours au 4ème étage !! (J : P…. j’ai mal aux cuisses ! Quelle bonne idée la séance côtes la veille avec la team absolu, séduite par la sortie coucher de soleil du Prés ! Aucun regret c’était top quand même / T : Pourquoi je suis allée jouer dans les coteaux jeudi ?! Les cuissent chauffent un peu … E : Pourquoi ai-je embarqué les filles sur ce triathlon ?) Installées on est bien.

 

Samedi matin, levées du bon pied, tout sourire, sur la même longueur d’onde et en jaune ! Cool !

 

J : Enfin le jour J, j’avais tellement hâte d’y être, c’est mon tout premier, curieuse de savoir comment je vais me débrouiller. Sur le papier je suis parée surtout après ce mois d’Avril des premières fois, avec une première cyclo et une première course à pied !

 

T : Excitée pour ce premier triathlon en mer, il me tarde d’en découdre avec la Méditerranée ! J’espère qu’il n’y  aura pas trop de vent, j’ai pas pris l’option surf:)

 

E : Heureuse d’être là mais complètement flippée ! Et qu’est-ce que j’ai mal…un torticolis s’accroche à moi depuis mercredi et malgré le passage chez l’ostéo, ma cure de voltaren, de décontractants musculaires, d’arnica et d’ibuprofène (oui, j’ai décidé de ne pas me laisser faire !), j’ai toujours la dégaine de Robocop. Pas grave, j’étire tout ça du mieux que je peux et on verra bien !

 

Triple check du matos, en route pour Saint Cyprien. C’est trop beau, entre mer et montagne, vu sur le Canigou encore enneigé, le soleil est là grand ciel bleu, pas un pet de vent, ouf !

 

On arrive sur le site, le XS est en cours en présence de l’équipe de France féminine, elles sont impressionnantes, la classe … D’ailleurs tout le monde est impressionant « Toute la France est là » dit le speaker, il exagère … ah ben si, c’est vrai il y a Poissy et compagnie !

 

T : Le retrait des dossards se fait en deux temps trois mouvements, les bénévoles sont tout sourire, ça fait plaisir ! Juste ce p…. d’autocollant de vélo qui ne colle pas, système D on bricole pour que ça tienne !

 

E : Je regarde la liste des inscrits et je ne vois presque que des licenciés Tri. Il y a-t-il vraiment des dingues qui se tentent au triathlon fin avril avec un passage dans la mer ? Manifestement pas trop…qu’est-ce que je fous là ?!

 

J : Trop bien de passer de l’autre côté, le mode supportrice only c’est fini !) appliquées on prend bien connaissance du parcours et de la liste inscrits on pense être seule, livrées à nous-mêmes mais quand même on a bon espoir de trouver un TUC qui traîne ! Et là miracle ! « Hello les tucs ! » Aaaaah super un des Saints Patron est là ! Lolo Marquez est dans la place ! Nous voilà rassurées :)

 

Bon allez on va se préparer, il enchaînera 1h après nous sur le S D3.

On a tout l’attirail on rentre dans le parc à vélo et pile à ce moment-là le vent se lève, le temps se couvre et la mer se creuse ! (J : Cool des vagues ! Ça va pimenter la course ! / T : Mince le vent se lève, on va se faire secouer sur la natation ...E : Noooonnnn)

 

Premières sur la ligne de départ, qu’est-ce que l’on est bien organisées ! On a bien eu le temps de se mettre à l’eau, même pas froide, merci la session à 14 degrés à La Ramée beach ! Tout le monde arrive, départ mixte en plus des vagues ça va bien batailler, on est quand même bien nombreux.

 

J : Tranquille jusqu’à présent … Ça y est j’ai le palpitant : fière excitée et envie d’en découdre. Trop heureuse de partager ça avec les filles même si elles sont moins emballées que moi pour cette première discipline. On se rassure, on s’encourage, triple check, allez le TUC ! C’est parti ! 

 

T : Sur la ligne de départ le stress arrive, petite appréhension, les vagues grossissent … Je me prépare à goûter à l’eau salée ! Bon les autres autour de nous n’ont pas l’air super fans des vagues non plus, on est tous dans le même bateau:)

 

E : Je vais me noyer….

 

 

NATATION

 

J : C’est la guerre ! Je pars dans le tas, les coups sont là, pas grave je me protège et j’attends que ça passe, ça ne passera pas jusqu’au bout je serais dans le groupe (ce qui en soit est une bonne chose). C’est violent, la mer est violente, il y a là quelque chose de dramatique, le ciel est gris, la mer aussi, les creux empêchent de poser une trajectoire, merci la nage water-polo pour repérer les bouées une fois sur le haut d’une vague ! Que de sensations fortes, quel kif ! J’espère que les filles s’en sortent bien je pense à elles. On arrive sur la fin à l’abri dans le port, va falloir sortir, dommage c’était amusant et plus tard ça le sera moins. Première transition je pense aux conseils que l’on m’a donné, je m’y applique même si tout ne fonctionne pas très bien dans la hâte – tiens il reste pas mal de vélos, bon signe !

 

T : Ça y est je m’élance dans la première vague. Ça secoue un peu mais j’arrive à gérer les temps de respiration. Je me dis que lorsque je serais sur la partie latérale à la plage cela ira mieux. Erreur .. La houle devient plus forte et les creux m’empêchent de bien nager. Je bois la tasse deux ou trois fois, obligée de me mettre en brasse pour retrouver une respiration calme. Je fixe les bouées jaunes, j’ai l’impression de ne pas avancer. J’arrive enfin à la bouée qui indique que l’on doit tourner pour entrer dans le port. Regain d’énergie, je suis presque au bout ! Trop envie d’en finir, je fais l’erreur de ne pas contrôler régulièrement ma trajectoire. Résultat je m’éloigne de l’arrivée et dois batailler plus longtemps. Au final 950 m au lieu de 750 m initiaux, je rage.

Sortie de l’eau je galère à attraper mon fil de combinaison. J’arrive à mon vélo, il me faut 1 minute pour reprendre mes esprits et me sortir le goût de l’eau salée dans la gorge. Pour le reste j’enchaîne les mouvements (répétés plusieurs fois) et sors du parc à vélos au bout de 3’ !

 

E : la sirène retentit. Sans vraiment m’en rendre compte, je me jette à l’eau. Les 1ers mètres se passent bien…et puis l’enfer débute. Je passe difficilement les vagues et le groupe commence à me distancer. Je lutte mais dès la première bouée je me dis que je ne vais jamais pouvoir sortir de là toute seule (bizarrement ma nuque ne me fait plus mal. L’instinct de survie, c’est efficace !). Je me sens comme une naufragée du Titanic (mais sans l’eau gelée et en version moins glam’ (Jack, où es-tu ?!)). Je pense plusieurs fois à faire signe aux sauveteurs, puis je me ressaisis. Je ne vais tout de même pas abandonner ! Et Justine n’a pas traversé 2 fois Toulouse vendredi matin à 1h pour sauver ma roue de vélo pour qu’au final il ne sorte même pas du parc !

Donc, ce fut long et compliqué…mais j’ai au final réussi à atteindre le port. Sortie de l’eau un peu choquée, je vois le parc à vélo presque vide…tant pis, le but sera de finir ce tri !

 

VÉLO

 

J : Maintenant vélo, ça ira, c’est plat ! Mais voilà dès le premier km je dis : merci la séance de jeudi, j’ai les cuisses qui piquent ! Pas grave, c’est supportable merci le travail de HT on tourne les jambes même si ça fait mal ! Bref, la tactique sera de griller le plus de filles à défaut de se faire doubler par pas mal de mecs. Une tactique qui marche et qui fait du bien à l’ego ! Quel pied de retrouver les sensations de la compet ! Et quel cadre entre mer, étangs et montagne même si le vent vient de temps en temps chasser les roues. Ah encore une fille ! Cool ! Je la double, elle me double, elle me donne du fil à retordre, on jouera à ça sur toute la deuxième boucle des 10 km ! Je fini par l’encourager, il faut qu’on continue à se tirer la bourre jusqu’au bout ! Je finirais le vélo devant elle, trop fière de cette petite bataille même si je sais que les bonnes sensations et le plaisir de ce premier triathlon vont s’arrêter dès que je poserai le vélo.

 

T : Enfin sur la terre ferme, je me lance dans la course. Bonne sensation au niveau des jambes, le parcours est ultra plat, ça devrait être rapide. Rapide c’est le mot, surtout quand des avions de chasse te doublent :) Un jour moi aussi je serais une petite fusée ! Cette partie vélo en deux boucles me permet de récupérer et de m’amuser. Entre relances et rafales de vent, les encouragements des bénévoles font chaud au cœur. J’arrive même à doubler d’autres concurrents !

Fin de la deuxième boucle, à quelques mètres de la ligne du parc à vélos, j’entame la deuxième transition : on sort les pieds des chaussures pour faire une jolie descente de vélo ! Transition réussie en 2’ j’ai posé mon vélo, enfilé les baskets, bu un coup d’eau avant de m’élancer pour la cap.

 

E : Pas vraiment gênée par la concurrence (et oui…), je me suis baladée dans Saint-Cyprien sans trop de pression en rêvant de course à pied (je commençais à délirer peut-être.. ?).

 

 

COURSE A PIED

 

J : Je ne suis pas préparée à cet exercice, ça va faire mal, je le sais, pour vu que mes genoux tiennent c’est que le premier et y a toute une série derrière à assumer, merci les filles !

Pas de surprise, basket au pied, bienvenu en enfer ! Mes mollets sont durs, j’ai du mal à mettre un pied devant l’autre. Comment je vais tenir ?! Qui plus est moralement je prends un coup, les concurrents me doublent par vague de dix, c’est plus violent que la mer ! Toutes les filles doublées sur le vélo reviennent, fait ch… On court le long de la mer, c’est pas mal, j’essaye d’apprécier ça ne marche pas, j’admire plutôt toutes ces belles foulées, quelle facilité, respect.

Bon quand est ce qu’on arrive au 1/2 tour j’en peux plus ! Allez ! Hors de question que tu marches ! Allez courage ! Ah encore une belle foulée ! Et en jaune !! Tatiana !!! Trop contente de la voir ! Double check de Tucettes ! Ca me donne un coup de boost ! Allez je vois l’arrivée, au loin:/ mais je la vois ! Aaaaaah encore du jaune !!!! je fais deux pas de côtés (effort de la mort !!) deuxième double check de Tucettes avec Émilie ! Ça fait du bien ! Allez tiens ! Tu y es presque ! Je finirais avec quelques encouragements d’autres concurrents, trop choux ! J’arrive à sprinter, d’où je sors ça : mystère ??! Et voilà c’est fait, j’ai franchi la ligne d’arrivée d’un triathlon, je vais de suite me poser sur la jetée, émue je réalise, j’en ai les larmes aux yeux ! Tatiana et Émilie arrivent peu après, embrassade générale ! Merci de m’embarquer dans ces aventures !

 

T : C’est parti pour 5 km en aller retour sur le front de mer. En sortant du parc à vélos je check les copines, le vélo de Justine est là (cool elle est déjà sur la cap!) celui d’Émilie n’est pas encore là (bien elle est sortie de l’eau et est sur le vélo)

Je pars sur un rythme soutenu mais je fais attention aux sensations, j’ai un peu les jambes en coton. Au bout de 2 km je croise Justine qui est sur le retour. On se check, super elle va aller au bout. Trop fière d’elle !

Je me concentre sur ma respiration et accroche un groupe de coureur. Objectif on ne les lâche pas.

Sur mon retour, je croise Émilie : de nouveau check des Tucettes, elle aussi va le finir !

Il reste 1,5 km je me relâche et j’accélère, dernier petit aller retour sur la digue avant la ligne d’arrivée ( ah les saligauds ! Ils ont mis des marches dans le demi tour)

Je franchis la ligne d’arrivée, trop heureuse d’avoir fini et surtout de voir Justine si émue.

Allez c’est pas fini on file encourager Émilie pour la fin de sa course. Quelques minutes plus tard, c’est trois Tucettes aux Anges qui se tombent dans les bras.

 

E : Enfin du bitume sous mes pieds ! Je sais qu’en 5kms je ne vais jamais pouvoir rattraper mon retard, mais tant pis. Je vois un petit lièvre au loin : JEFF (inscrit en toutes lettres sur sa trifonction), environ 70 ans. Je parviens à le doubler. Ouf ! Mon égo est presque rassuré^^ Je croise Justine, tout sourire. Ça fait du bien! Puis Tatiana, le smile aussi aux lèvres. Chouettes, nous sommes toutes là et en forme J Je me challenge avec quelques coureurs… et voilà, c’est enfin terminé ! Les filles m’attendent sur la ligne d’arrivée, je les prends dans les bras et je me dis « plus jamais ça ! » tout en sachant que je recommencerai !

 

Toutes les trois émues on échange à chaud sur cette première expérience ensemble, on croise Lolo dans le parc à vélo il fait sa deuxième transition, allez Loloooo !!! Il nous rejoindra pour casser la croute et débriefer : temps d’échange apprécié entre Tucos:)

 

Maintenant retour sur Perpi, temps de détente, temps de trinquer au Jet après ces belles émotions dans l’effort et le partage, vive le sport, vive le TUC !

 

 

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