Transgrancanaria 2018

24/02/2018

À 23h00 l’avion touche la piste de l’Aéroport de Las Palmas. Après un vol tranquille, nous prenons la voiture dans la nuit pour arriver à La playa del Inglés , où se trouve notre petite base pour les prochains jours.

Vendredi passe vite. Après le retrait des dossards et un petit repas avec une météo désagréable, nous retournons à l’appartement avec la nouvelle que la course de 42kms a été annulée et déplacée à Samedi. Pendant une trêve qui nous donne le ciel, Oscar et moi sortons pour tourner les jambes. Pas de douleurs, pas des mauvaises sensations, pas de stress … pour l’instant.

La journée se termine avec une « pasta party » et l’accord pour l’heure du réveil, mais avant d’aller au lit, le rituel de préparation s’impose : remplir la gourde, bars énergétiques, gels, bâtons, vêtements, dossard bien fixé…tout est prêt !

C’est 4h30 quand le réveil nous invite à sortir du lit. Quelques doutes avec la météo : gilet ?, coupe-vent ?, manchons ? Vaut mieux tout prendre et décider après. Nous prenons le bus pour aller à Artenara où le trail de 64 kms commence. J’essaie de dormir dans le bus (malgré quelques odeurs, probablement dus à l'ingestion massive de produits énergétiques de certains coureurs). Le jour se lève quand nous arrivons à la ville et il y a déjà de l’ambiance, de la musique, le speaker et beaucoup de gens. La température est fraiche mais sans risque de pluie. Nous prenons de la place sous l'arche de depart, un câlin d’encouragement pendant le compte à rebours et c’est parti !

Petit parcours dans la ville pour étirer le groupe, chacun fait sa course. En peu de temps nous courons dans des chemins entre sapins et avec une belle vue à droit : une vallée ombragée où les nuages s'amusent à esquiver les rayons de soleil et le Roque Nublo en dominant l’ile. Comme d’habitude, je sors tranquillement, la course est longue et j’ai comme objectif faire moins de 9 heures.

Une descente rapide nous approche à Tejeda, premier ravitaillement, pas beaucoup de temps à perdre,  je connais le parcours, la forte montée au Roque Nublo arrive et je dois être constant. Le dénivelé s’accumule, le chemin parcourt le versant de la montagne entre les bois et les ruisseaux pour couronner le Roque Nublo. La route est pleine de gens qu’encouragent. C’est le moment de la descente à Tunte, très raide, très rapide, très technique et sans repos j’arrive au deuxième ravitaillement. C’est obligatoire de remplir la gourde ici, le soleil est arrivé avec force et il nous punit de chaleur. C’est le moment de s’alléger des vêtements.  Je me sens bien, plein de force, le corps réponde. Un regard sur la montre et le chrono est une belle surprise (vamos!). Si je tiens le rythme je peux atteindre mon objectif.

Après la sortie de Tunte pas une ombre, seulement le soleil sur la tête et une montée constante mais pas très longue pour basculer dans une autre vallée. Tout de suite une autre descente, douce au début, presque plate, mais après une déviation la vrai descente arrive ; très technique, très rapide, jusqu’au ravitaillement d’Ayaguares où tu peux déguster la paella ! Je fais une pause plus longue qu’avant où je m’ajuste les lacets du pied droit parce que les derniers kilomètres j’ai noté quelque gène dans le pied.

Malgré le pied, je me sens bien. Une dernière pente pour rentrer dans la gorge qui te guide jusqu’à la ligne d’arrivée. Le chemin ici c’est sur un fleuve sec, plein des cailloux de toutes tailles, pas facile pour courir et garder le rythme. La chaleur n’aide pas non plus, c’est de plus en plus dur de courir. J’ai perdu la fraîcheur et je me sens empoté. Parfois je dois marcher, mais j’essaie toujours de courir. Des autres coureurs sont dans la même situation. Finalement, quand tu sortes de la gorge il y a seulement 5 kilomètres pour arriver au but et ça motive. Je cours, j'enfile la ligne d’arrivée et c’est fait ! Un grand sourire dans le visage et une grande fatigue dans les jambes, mais j’ai réussi à atteindre mon objectif.

Quelques minutes après Oscar arrive. Il est fou de joie ; objectif atteint pour lui aussi et sans douleur au genou. Nous attendons un peu Sheila, mais ça vaut le coup. Elle arrive splendide, avec très bonne humeur (même pour danser !). C’est le moment d’aller boire une verre!.

 

 

 

 

 

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