2018 démarre dans la boue de Pechbonnieu !

09/01/2018

Crédit photo : Afum team

 

2018 devait commencer différemment de 2017, il ne pouvait pas en être autrement. Mis en confiance 2 semaines plus tôt par une sortie Pech David lancée par Serge, docteur ès gadoue du TUC Triathlon, j'ai voulu aller faire ronfler les soupapes sur une courte distance à Pechbonnieu. Après une grosse semaine d'entraînement, la fraicheur n'est pas au rendez-vous, mais je me sens capable de zapper la grasse mat' pour aller serrer les dents pour une heure en ce Dimanche matin.

 

L'ambiance est studieuse est accueillante côté orga, et pour les coureurs, c'est assez familial. Après quelques années en jaune et noir, je commence à connaître pas mal de têtes à l'échauffement. Tous les niveaux sont mélangés, je n'ai pas d'objectif, et les jambes sont encore lourdes de la sortie vélo TUC du samedi. Je suis occupé à rire devant tous les styles d'échauffement autour de moi. Il y a le basketteur qui fait des "gauche-droite", le footballeur qui mime des reprises de la tête, bref, à chacun sa chorégraphie. De mon côté, je marche à basse consommation : quand j'essaie d'allumer le moteur, il ne se passe presque rien. Rien de grave, c'est l'adrénaline du départ qui fait monter le coeur et d'un coup tous les muscles se contractent.

 

C'est parti ! km 2 je suis à 3'20 de moyenne au kilo... je voulais coller tout de suite au groupe de tête, mais on arrive lancés comme des frelons dans la gadoue et j'accuse toujours 50m de retard... La stratégie : aucun calcul, et vu mon départ il y a moyen que j'explose comme un popcorn à la première butte. Tant pis, il faut continuer de faire mal aux poursuivants. Km 4, c'est toujours plat et je passe 4ème, puis de nouveau 5ème. Mon compagnon de route gère et il est joueur, ça part en mode course-poursuite comme les belles soirées d'hiver à Faucher. Il accélère et on rentre dans le bois. A partir de là, chaque appui manqué peut te mettre dans le rouge, et il faut s'appliquer, bien poser les pieds...parfois les mains, et s'agripper aux arbres quand le dévers d'un virage t'annonce une sortie de route inévitable. On slalome entre les flaques. Allez j'avoue, j'ai tenté d'en traverser une, mais je suis ressorti trempé, plié en deux, à bout de souffle et le regard dans les rétros. C'était pas une flaque ça, c'était Castex !!

 

Je deviens pataud dans les virages et ça finit par revenir de l'arrière, je passe 6ème. Je prends un gros coup derrière la tête : je sais qu'il y a un jambon à gagner jusqu'au 5ème, et moi qui tombe du podium... Je donne tout ce que je n'ai plus et je recolle à mon concurrent joueur. Avec ma respiration de veau ça va être dur de le bluffer ! Je l'attaque dans tous les sens. Il pourrait me déposer mais il se contente de contrôler. Très intelligent car ça me sape bien le moral. Encore un dernier tour de stade, ça ressemble à un cross, et enfin le soulagement. Enorme satisfaction et super ambiance à l'arrivée.

 

Et là, entre 2 bières, j'entends que les Zinzins récompensent les 5 premiers, puis chaque catégorie... tiens tiens, sur un malentendu, je pourrais monter sur la boite ! Je l'ai déjà fait, ce ne serait pas ma première incruste.

 

Et c'est ainsi que mon premier jambon arriva dans mes mains... l'apogée d'une carrière.

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