Récits croisés du Bearman

Bearman Xtrème Triathlon - Amélie les Bains - Laurent M, Etienne, Loïc et Thomas (poto d’Absolu Raid)

 

Samedi 23 Septembre c’est matin de course, jour de chantier. 

4h le réveil sonne à la baraque … Get-Up Stand Up pour nous.

Après un bon Ptit dej (le transit intestinal de Lolo ne dira pas le contraire), les vélos sont chargés, départ pour le lac de St Jean Plat-de-Corts d’où s’élance la 1ère édition du Bearman, triathlon XXL aux pays des ours catalans. 

Dans la voiture, la radio annonce la couleur « It’s beautiful days, in magical place… » 

Arrivés auprès du plan d’eau, nous posons les bikes dans le parc, terminons la préparation des sacs « affaires et ravitaillements » (le Bearman c’est un mix entre le Tri et le Raid, les ravitos, tu oublies, y en a pas) avant de rejoindre la zone de départ alors que la nuit est toujours bien présente. 

Une petite centaine d’athlètes en place, un dernier briefing en Franglais auquel tu piges rien, et hop, le départ est donné… 

 

Ce n’est pas le nombre de nageurs qui gêne la progression mais les bouées, auxquelles de petits clignotants sont collés, tournent inévitablement avec le flux d’eau et, telle Chantal Lauby dans Mission Cléopâtre, semblent nous dire "On me voit, on m'voit plus". Le repérage est donc un enfer, sauf pour Sam Laidlow qui doit avoir un code génétique proche du hibou marin et sort en 48min. Pour le commun des mortels que nous sommes à ne pas avoir d’option infrarouge, nous progressons tant bien que mal en caressant régulièrement quelques rochers avec nos genoux, et lignes d'eaux et autres bouées avec nos bras, voire tête. Bref, à revoir … Après 2 tours et demi et environ 3,8kms, Loic sort de l’eau, enfile sa tenue de route, récupère le GPS tracker et s’élance sur son vélo au bout d’1h06. Ensuite c’est le tour de Thomas rejoint rapidement dans le parc par Etienne puis Lolo. Les 100 premiers mètres sont en graviers, et Lolo, en galant homme, portera sa monture.

 

Le début du parcours est magnifique, d’autant plus que nous l’effectuons sous les couleurs du lever de soleil. Joli certes mais en attendant ça grimpe ! Première bosse roulante, mais assez longue. Peu avant Llauro, Eti double Tom avec un rythme ne laissant pas de place au doute sur sa volonté ! Mais il faut garder des forces ! Après plus d’une quarantaine de kilomètres et 900D+ nous basculons vers Amélie-les-Bains où se situera dans 140kms le parc à vélo pour T2 et l’arrivée du périple. Il fait bon mais les descentes sont fraîches. La route est cabossée (les catalans et ariégeois doivent se partager le monopole des routes pourraves), avec par endroit pas mal de graviers rendant les trajectoires approximatives et engendrant quelques secousses qui verront Loic semer un bidon et l’obliger à prendre un peu de temps pour en récupérer un autre au parc. Nous ne le savons pas encore mais nous nous suivons déjà de près à l’approche de la terrible bosse de Corsavy qui nous mènera ensuite au refuge de Batère. 

Arrivé au sommet du col, Etienne prend la main de l’équipe, à la faveur d’une belle montée et malheureusement d’un passage à vide – hypo de Loic, ce qui le contraint à se poser les bonnes questions, à ralentir et se ravitailler pour récupérer. Thomas et Laurent, à deux pas, poursuivent leurs efforts en mode bon gestionnaire de famille (ça avait bien marché au Levezou pour Lolo, il régule donc ses Watts). C’est pas mal en fait un A-R dans un col, on constate les écarts, on s’encourage surtout, ça pimente un peu l’affaire, et ce n’est pas plus mal quand tu pars pour 8h de vélo. A la fin d’une longue descente au revêtement irrégulier, nous avons juste le temps de traverser « Le Tech »,  puis de mettre un coup de cligno à droite pour repartir sur 10km de D+ et redescendre sur Prats-de-Mollo… 

Km125, « Sandwich, bidons, dos en feu » pour Etienne, rejoint par Loïc qui se cale aussi un « point pique-nique » avant de s’en prendre aux 13kms du Col d’Ares (encore un). Thomas fera un petit passage refueling de bidons tandis que Laurent passera tout droit sans passer par la case « L3 bag perso ». Dans le col, Tom est rejoint et rapidement passé par un Lolo survolté, qui parait avoir plus de difficultés à éviter les cyclistes presque arrêtés sur son passage, qu'à gravir la pente. C’est visite express de la frontière Espagnole au sommet avant demi-tour. Nous rentrons sur T2 !!! Encore 40kms de descente cette fois bien roulante, avec quelques faux plats et une dernière petite bosse pour la route… Le dos et les cervicales en compote il nous tarde de poser nos montures. Eti toujours en tête aura fait un gros gros vélo, Laurent dépose Loïc dans les derniers kilomètres et Thomas pose non loin derrière la tribu TUC. Nous nous retrouvons entre « jaunes » (un peu noircis par les efforts). Petit point ravito taboulé snickers en enfilant les baskets et feu !! Lolo et Eti partent en binôme, Loïc garde trois minutes de plus pour récupérer, toujours bien entamé depuis Batère… La forme de Tom a suivi l'altitude depuis Batère, et là... nous sommes en fond de vallée.

Pour résumer la course à pieds : mon premier c’est du bitume, mon second c’est deux cols entrecoupés de 6kms de plat, mon troisième c’est 1150m D+, Mon tout fait mal aux pattes… 

A ce petit jeu, Etienne part à la sensation, un peu meilleure à priori que celle de Lolo, et à la roots en hommage à cette épreuve, sans eau avec une barre dans la poche de la trifonction. Malgré des moments de grande sécheresses buccale, il arrivera à maintenir la foulée, parfois tant mal que bien, mais bouclera en moins de 4h à la montre les 42kms ! Loïc a pu retrouver des forces et une foulée correcte et progressivement revenir sur Laurent qui fait également un marathon à la régulière. Tom a bénéficié de l'élévation de terrain pour relancer la machine et fera aussi une course régulière. Au km35, Eti bascule à la 6e place mais c’est serré ! A la croisée des chemins, la question qui pique : « c’est encore loin le sommet ? » … Eti: « oui, mais ça descend un peu juste après» … « Ouch »… Ce second semi est certes magnifique dans une vallée sauvage avec cette fois les couleurs du couchant, mais semble interminable. Loic tourne avec Lolo 10 et 11e pour les 7 derniers kilomètres. Les deux compères embrayent pour en finir à 4’30/km et boucler la CAP sans frontale. 

Après une bataille sans relâche sur les derniers mètres Eti passe en 5e position et boucle la boucle très surpris de sa perf en 13h12, à 15min des 3 et 4, mais à une bonne heure du vainqueur, le hibou Sam, sociétaire de Poissy Triathlon en D1, qui aura mené en vieux briscard son affaire malgré son jeune âge !! Dans l’Obscurité plus prononcée Loïc en termine à son tour suivi de près par Laurent, respectivement 10 et 11e. Quelle course, quelle réussite et quel plaisir de se retrouver avec la médaille autour du cou, la bière à la main pour refaire le match et accueillir Thomas plus heureux que jamais d’en terminer aussi, après avoir bataillé sur un dernier sprint de 2km  pour une belle place dans le Top20.

 

C’était un peu roots niveau orga et routes parcourues, mais ça valait le coup, excepté la natation, à revoir selon nous. Encore une fois un bon moment ensemble, de bonnes tranches de rigolade, couronnés par une paella sympa le lendemain avec le maillot de vélo Bearman offert aux finishers.

 

 



 

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