Dans la caillante du Balnéaman

Balneaman : mon premier 111!


Après un début de saison à faire pas mal de jus, et 3 pauvres triathlons courtes distances, j'avais de suite été emballée par un tout nouveau triathlon: le Balneaman, triathlon de montagne. Format adapté à mes compétences sportives: nager comme un caillou sur 1km, pédaler en danseuse sur 100km, et trotter comme un cabri sur 10km! Bref, un triathlon dans un cadre magnifique et très peu de places sur cette première édition. Propagande et séductions à gogo, j'ai fini par convaincre ma moitié, qqs copains de mon ancien club et surtout Jeromachine de s'inscrire aussi!

Le plan A: accumuler le D+ et les sorties longues en montagne durant l'été, nager régulièrement et faire qqs courses dans la région pour s'affûter.
La réalité du terrain: cumuler les apéros, nager toutes les pleines lunes, rouler sur du plat et préparer un déménagement pour Kuala Lumpur! 

C'est comme ça qu'on se retrouve veille de course à 5 au bord d'une table, pas fixés sur la tenue à adopter vu la météo du mois de septembre mais l'envie d'en découdre quand même!

Jour de course, ça commence fort: habituée du gâteau sport pour le petit déjeuner, je me rends compte que le gâteau en question est resté à Blagnac. Oui, quand tu démarres avec le gâteau sur le toit de la voiture, étrangement le gâteau n'arrive pas à destination!
Une banane et une tartine de miel suffiront, tant pis! Contempler Jeromine en train de dévorer ses céréales me fait oublier ce petit déj foiré... Ceux qui ont un jour eu l'honneur de petit déjeuner avec Jeromine comprendront que oui dans un cas comme ça on parle de contemplation !!

Tout le monde s'affaire dans l'appartement, et Laura, reporter officiel y va de ses petites blagues pour ambianter le tout!

9h, le vélo est posé, les affaires de course à pied aussi. "À m'en donné" faut bien se tremper un peu! J'avoue avoir rêvé d'un duathlon de dernière minute toute la semaine... Mais là, le speaker est bien en train d'annoncer qu'on va prendre le départ dans une eau à 12.2 degrés!!
Quand je croise Wilfried en train de claquer des dents, tout tremblotant alors que c'est un des "gaillards" du TUC je jette un regard à Jeromine, l'air de dire "attend si un mec comme Wilfried est frigorifié comment on va finir nous les 2 crevettes?!"

Petite contrariété de dernière minute quand j'aperçois au bord du lac, un Propel, taille XS du même coloris que celui qu'on m'a gentiment dérobé il y a quelques mois....

 



Le départ est donné, dès les premières coulées c'est compliqué pour moi! Le froid me gêne pour respirer, je brasse tant bien que mal... La sensation de l'eau glacée dans mes oreilles est atroce! Je commence à arriver à nager le crawl dans le dernier tiers de la boucle, c'est dire!! J'en viens à me féliciter de n'avoir pas perdu plus de temps dans les bassins cette année, ça ne m'aurait ce jour là servi à rien!!

Transition mémorable!! Du jamais vu! Arrivée devant mon vélo, probablement éblouie par les flash nombreux de Laura, je tombe par terre. Tout tourne autour de moi, coup dur! Je me relève péniblement et m'appuie sur le parc à vélos. Au bout d'un moment (qui m'a paru interminable!) ce manège infernal s'arrête ! Je m'habille en vitesse, enfin avec les mains gelés et l'impression d'avoir des moignons, c'est de suite pas une transition 4G!!
Jeromine est déjà partie, j'espère la rattraper sur le vélo dans le premier col.

Le soleil est là, les montagnes sont belles et la natation est finie: ça commence vraiment à devenir intéressant !

 

 

Au menu les cols d'Aspin, de la Hourquette d'Ancizan et d'Azet. Rapidement je retrouve Jeromine qui n'a 

pas l'air très réchauffée. J'attaque le premier col après 15km de faux plat descendant, 35 de maille au compteur, les jambes fraiches. À ce moment là j'ai une petite pensée pour Cécile, je me remémore sa théorie du "seuil", et ça me rassure! J'ai beau avoir peu de D+ dans les jambes, j'ai un niveau plancher donc ça le fera ! Théorie vérifiée ! J'étais très loin du pic de forme mais les cols se sont enchaînés, j'ai déconné avec pas mal de participants, mes yeux se sont régalés du paysage et c'est passé, c'est passé crème ! Je sais à ce moment là que j'ai doublé à peu près 35 personnes, et pas mal de filles.
 

 

 

Je pose le vélo sous les applaudissements et les encouragements des spectateurs et de mon papy et ma mamy venus m'encourager. Ça fait plaisir!
Je sais que ça va monter. Passée la première portion au bord du lac, effectivement ça grimpe sévère! Je ne cours plus, je marche un long moment, je me ravitaille, blague avec les sympathiques bénévoles. La descente est enfin là, je m'efforce de bien lever les pieds, quelques passages sont un peu traîtres et je ne suis pas une grande habituée du trail! Une féminine me repasse, je trouve qu'elle a un bon rythme après ce qu'on vient de se farcir! 
Deuxième tour, Laura m'accompagne sur quasiment 3km, elle me raconte les dernières news de CloserTuc, gazette croustillante en vente ici et près de chez vous! On revient sur la féminine qui m'a doublé, son ancienneté ne l'a pas empêché de partir trop vite et de serrer le moteur sur le deuxième tour! De 20 ans mon ainé je me vois mal lui faire le coup du sprint final, on passe la ligne d'arrivée main dans la main, à la bonne franquette!

Tous les TUCos finissent l'épreuve, mes copains aussi. Heureuse de cette belle journée sportive, et de ce week-end de convivialité. En prime, je repars avec un bisou de Thomas Castagnede, la grande classe quoi!
Une bonne grosse bouffe vient conclure cette épreuve, ça me permet de faire enfin connaissance de piliers du club, à savoir Sébastien Barbier (top 10!) et sa charmante tribue ainsi que de Patrick.

Le Balneaman est une épreuve à cocher dans vos calendriers 2018 ;-)

Point chiffres :
6h15 de course 
105eme au scratch
4eme fille

 

 

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