Dans la caillante du Balnéaman - 2

Peu d’élus pour cette 1ere édition du Balnéaman de Loudenvielle au format atypique ; inspiré des Tristars 111. L’objectif de cette nouvelle organisation est de permettre aux cyclistes de profiter au mieux des 3 vallées qui jalonnent le site.

 

5 TUCistes sont au départ : Jéromine, Marine, Wilfried, Patrick et moi-même. Laura, notre photographe attitrée ne perdra pas une miette de la journée embusquée derrière son objectif pour immortaliser chacun des moments clés de la journée avec le sourire.

 

L’accueil est soigné, l’ambiance décontractée…

 

La course se déroule sur 2 sites : un 1er parc à vélo à Genos où se prendra le départ natation, un second spot à Loudenvielle où sera dressé le 2nd parc à vélo et l’aire d’arrivée.

 

Le samedi matin, il fait 6.5°c au lever du jour, la T° du lac est annoncé à 12,2°c . Beaucoup d’inquiétude se lit sur les visages aux traits tirés. L’organisation prendra la sage décision de raccourcir la natation de 1000m à 700m afin d’éviter de nous faire nager dans la partie ombragée du lac où le courant y est plus fort.

Le départ est donné, nous sommes 185 à se mettre à l’eau et très vite les effets du froid sont gommés par l’envie de courir. Double bonnet, cagoule de néoprène, tout est bon pour se protéger du froid. Ne nous plaignons pas, il y en a qui payent très cher pour se rendre au Norseman, cela est un bon aperçu pour les indécis…

Ca chahute peu, le passage des bouées se fait sans encombre, cette partie natatoire n’est bientôt plus qu’un souvenir…

Le lac est superbe, les montagnes y dominent comme des remparts garderaient un donjon.

Une fois sortis de l’eau, l’engourdissement des extrémités par le froid fausse les sensations des premières foulées. Les gestes habituels de transition deviendront des scènes cocasses où on a le sentiment que c’est quelqu’un d’autre qui nous habille…

Vélo enfourchés, nous voici partis à la conquête du relief. Les contreforts du col de Peyresourde s’annoncent déjà et il m’est impossible d’utiliser les shifters tellement mes mains sont tétanisées par le froid.

Il faudra attendre le pied de l’Aspin pour que la sensibilité des membres revienne et la première vraie partie de manivelle s’amorce. Cela fait depuis l’étape du Tour 2012 que je ne suis pas revenu dans cette vallée et les rayons de soleil matinaux subliment davantage ce panorama.

C’est parti pour une grosse demi-heure d’ascension. Une fois au sommet, on bascule sur Payolle et la descente est un vrai plaisir.

S’enchaine ensuite 8,5Km du col de la Hourquette d’Ancizan, un best seller dans la bibliothèque du cyclosportif pyrénéen.

La descente à l’ombre et encore humide devient très vite technique et je reste très vigilant au pilotage. Un gros déraillement avec double twist de la chaine me contraint à mettre le pied à terre dans la descente, 4 lascars profitent alors de cette halte impromptue pour me revenir dessus.

Je ne les perdrai pas de vue jusqu’à la prochaine difficulté de taille : l’ascension du col d’Azet par Camparan, son versant le plus long, soit 13Km.

Petit à petit je reprendrai chacun d’eux, passant en 18ième position au niveau de Val Louron. Valérie et les enfants sont venus profiter eux aussi du décor alpestre et leur émulation fait office de ravitaillement en énergie. J’en ai le cœur tout chamboulé.

Bascule dans la superbe descente avec en arrière plan, le lac de Loudenvielle à nouveau, l’écurie n’est pas loin, mais il ne faut pas pour autant lâcher tous les chevaux.

Je m’applique dans mes trajectoires pour conserver ma place et songe déjà à la transition qu’il va falloir réussir. Mes poursuivants me talonnent, mais j’inflige tout de suite un rythme de course à pied soutenu afin de creuser l’écart. La course à pied est un vrai chantier, 10Km sur le papier, mais un papier bien froissé quand même. Une première boucle très typée trail avec des raidillons à franchir les mains sur les genoux ; une seconde boucle plus roulante. 51 minutes s’égraineront pour boucler ce parcours pédestre.

 

L’aire d’arrivée est très animée, c’est avec bonheur et douleur que je franchi la ligne. Les enfants sont là pour célébrer ce moment de délivrance des reliefs.

Une 10ième place au scrash et une 1ère place en vétéran couronnera cette belle journée.

Je profite du village d’arrivée avec le ravito et les massages avant de revêtir mon costume de papa !

 

Marine et moi échangeons un regard sur le podium, le jaune et noir est à l’honneur ce samedi 23/09.

La fin de la journée s’est poursuivie sous le signe de la bonne humeur et du partage avec les amis TUCistes de l’apéro jusqu’à la paëlla du soir. Tout est là pour profiter du site. Les organisateurs n’ont rien oublié.

L’impact énergétique de cette course est très proche du Half Altriman pour qui souhaite se jeter à l’eau dans une prochaine édition.

Le vélo y est plus difficile à mon goût, la partie pédestre plus courte mais plus difficile car les pourcentages de pentes y sont plus importants et se déroule sur des sentiers accidentés. La partie natation est plus courte ce qui peut séduire les nageurs peu expérimentés voulant faire leurs armes sur du triathlon longue distance.

 

J’ai passé une excellente journée sous le signe du sport et de la convivialité

 

séb

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