David sur un ultra !

26/07/2017

23 de juin de 2017, ville de Navacerrada 

 

Le jour de la course est arrivé, je suis dans le village à 19 :00, pour, en théorie, aller au briefing, mais finalement j’étais pas capable de trouver où, alors, je laissais le sac à vie pour la ville de Rascafría (km 50) et après je reste au camion pour faire une petite siesta, mais impossible de dormir. Plus tard Sheila et Oscar arrivent et nous profitons pour diner des pâtes avant de d'aller  au centre-ville pour sentir l’ambiance et voir la sortie du cross de nuit.

 

Apres, le rituel commence, tout est préparé, les vêtements, la nourriture, et peu à peu tu entres mentalement dans la course, mais sans nerveux. 23 :20, nous partons pour la ligne de sortie, control de couverture de survie et lampes frontales, tout correct, c’est déjà plein, nous avançons un peu, mas difficile de aller plus loin, la compte à rebours commence, presque que on réalise pas, et tout suite à courir, la course a commencé, nous courons à travers les rues du village, c’est la nuit fermé, les gens applaudissent et bientôt, nous avons quitté le village, l’asphalte est passé maintenant et nous sommes dans une piste, facile pour courir, nous progressons, nous laissons quelques coureurs a l’arrière, nous marchons bien mais nous préférons de aller de moi a plus, et il y a beaucoup de course en face, alors, nous décidons de marcher pour sauver des forces.

 

La montée à la Maliciosa commence, le chemin est étroit et dur, beaucoup de dénivelé devant pour commencer, nous marchons bien, quelque fois nous dépassons de autres coureurs, quelque siffle, je pense que c’est pas bon si tu es déjà comme ça. Quelque fois, tu élevé ton regarde et tu peux voir une serpent rouge qui se perde dans la nuit, mais plus impressionnant est la serpent blanc que nous hante, centaines  de lumières dessinent le chemin que nos pieds ont déjà parcouru. On retourne le pensée a la course, les pulsations sont bons, la montée a été fait sans beaucoup effort, 1000 mètres déjà, nous sommes dans la sommet !, nous passons le control et je me lance à descendre, je crie à Oscar pour me suivre, je connais cette part, c'est possible de courir juste avant de une grosse descente très technique que nous devons descendre avec prudence, mieux ne pas risquer. Apres, la descente est plus tendu, nous commençons à courir, nous sommes dans un crête, on peut voir Madrid encore réveillée, ça vient de commencer !

 

Pas à pas nous sommes plus proche de La Pedriza, elle nous rafraichit, la température est parfaite, nous sommes dans une forêt, le chemin nous guide vers Canto Cochino, ravitaillement rapide et on continue, La Pedriza nous surprend avec une montée dur depuis le début, mais pas trop large, nous sommes maintenant dans une zone plat, je suis sûr que dans la obscurité et sur les roches, les isards  nous regardent avec étonnement. On passe pour les chemins vite, facile à courir, le rythme est bon, le group est tendu, quelques sont déjà comme zombies, bizarre, on régule, nous sommes proche de la suivante montée, le col de La Morcuera, mais avant, control et ravitaillement.

 

https://www.facebook.com/GranTrailPenalara/videos/1393750904043029/

 

Nous avançons sur une piste au milieu des pins, légers, quelques coureurs nous passent mais il arrive pas très loin, c’est pas une avantage courir. Jusque á ce moment, nous sommes dans l’obscurité, seulement cassé par la lumière des frontales, mais le soleil se réveille et il change les couleurs du ciel juste quand nous arrivons au col, nous courrons à le prochaine ravitaillement, de kilometres extra, pas contemplé au début, un change de la organisation qui va à faire que beaucoup de coureurs arrivent pas en temps au control horaire, ay !, le briefing…… C’est le moment de remplir d’eau ; un petit café pour l’esprit et quelques choses pour manger, la descente a commencé, pas besoin de frontales, le soleil guide. La piste est rapide mais long, parfois nous marchons, parfois nous courons mais toujours plus proche de Rascafría, nous savions que serait un arrête long, pour récupérer et manger bien. Oscar a quelques douleurs dans la jambe, surtout en descendent et quelque fois dans le plat, il doute si continuer, mais avant, manger, reposer et après décider

 

L’arrêt en Rascafría est un petit oasis, tu tombes dans le gazon frais, tu peux manger tranquillement, tu profites pour élever les pierres dans les chaussures, tu dois te protéger du soleil, il commence à se réveiller mais surtout, nous devons décider, nous discutons, en face, la montée à Peñalara, la partie plus longe et dénivelée, Oscar décide de prendre un ibuprofène et continuer , Il a fait ce qu'il a dit qu'il ne ferait jamais, mais ce une course et personne veut se retirer. La pause a été long, peut-être trop, mais nous devons monter, en marche, pas vite pas lent, la piste monte au col de Reventón, le rythme est constant, et sauf quelques douleurs, le jambes sont forts, « seulement » 50 kms depuis le début de la course, mais peu à peu nous sommes plus proches de la sommet, mais elle se vend cher, et malgré que nous pouvons l’admirer, nous sommes loin de la caresse.

 

https://www.facebook.com/GranTrailPenalara/videos/1399461103472009/

 

 

On arrive à l’étang de los Pájaros, une dernier effort pour arriver à la sommet de los Claveles et après un crête, l’attende sommet de Peñalara, il y a de gens qui déjà descende, Nous encourageons les uns les autres, on la touche, nous faisons face à la mer de blocs de la crête et finalement nous sommes dans la sommet !, Peñalara, 2428 mètres, a peine nous la profitons et la descente commence, courage !. Avec le maillot du TUC et le casquette bleu, les bénévoles nous reconnaitre et nous encouragent, nous sommes contents, la descente est long et dur, mais on peut la gerer, ou si nous pensons…

 

Une caractéristique du Trails est la relativité de les distances, dépend a qui tu demandes, le ravitaillement peut être a 4 kms ou 6 kms, mais toujours est « Il ne reste plus rien », mais quand tu es dans le kilomètre 80 de 114, tu sourire mais soulève un sourcil et penses « tu me encourage o tu me vacille ? », mais toujours la même solution, continuer !. Dur la descente à La Granja, juste avant de couronner la sommet de Peñalara le ciel était nuageux mais le soleil a décidé que c’est pas le temps d’orages et brille sans miséricorde. On voit La Granja, là nous attend a bon ravitaillement, avec pâte, pizza,… il fait bien de manger solide. Sheila apparaît pour nous encourager «  Allez !, vous marchez très bien ! » mais quelques douleurs ont arrivé pour rester, on doit se battre et continuer. Pause long, avec quelque bénévole très effusive qui nous tire sourire, tout fait mal un peu moins et le moral augmente, nous sommes plus proche et nous sommes prêts à attaquer ce qui nous attend.

 

On laisse le ravitaillement, et après sortir de La Granja, ça ressemble que le courage et les forces ont été laissées derrière, le soleil frappe, nous cherchons les ombres, nous marchons, sans forces, quelques nous dépassent, nous les dépassons après, tous sommes punis pour les kilomètres et la chaleur, c’est pas une course, c’est un combat contre ton corps, il veut s’arrêter. Nous sommes maintenant dans un forêt de pins, nous suivons le parcours de une fleuve, gens se baignent, dorment et mangent, ton corps veut s’arrêter, jeter le sac sur le sol et plonger dans le fleuve, prendre le portable et demander a quelque que vient à te chercher, mais c’est la tête qui commande et nous devions continuer en évitant la tentation. Nous continuons en marche, mais en silence, un silence que indique quelque chose, Oscar parle pas, il proteste pas, nous marchons lents, les doutes assaillent, Nous réussirons?, j’essaye de encourager a Oscar,  mais les paroles ne sont pas convaincants, même moi les crois pas, bataille difficile entre le corps et la tête, qui gagnera?.

 

Kilomètre 98, et j’écoute, « David, allez ’y, j’arrête » « Tu es sûr ? » « oui, sûr » , je peux rien dire, nous embrassons, impressionnant la course de Oscar, avec un an avec des blessures et il a fait 100 km, bravo !.  J’augmente légèrement le rythme, to j’arrive à la Casa de la Pesca pour le ravitaillement, un photographe me reconnaitre « Où est ton pote ?» « il peut pas continuer » »Dommage ! ».

Je suis assis, les bénévoles m’aident,  comportement exemplaire de tout le monde à tous les ravitaillement, il reste 21 kms et une forte montée, je pense pas beaucoup, je prends un gel et je parte, « Courage !, tu vas à réussir », je sourie, mais je suis pas sûr.

 

https://www.facebook.com/GranTrailPenalara/videos/1397126173705502/

 

Je commence à monter en solitaire, pensées et émotions se soudent, je pense en abandonner et je veux pleurer, je pense en l’arrivée et je veux pleurer, comme je va à réagir si j’arrive ?, je se pas, pour le moment je dois aller peu à peu, premier la Fuenfría, après le col de Nevacerrada et finalement la descente. Le chemin monte légèrement au début, mais il commence à piquer, très fort, je gagne des dénivelé, il fait chaud même dans l’ombre, je continue et continue, il y a un autre coureur devant, tout à coup, j'entends hourras, allez, ça vient et finalement j’arrive, avec les battements du cœur encore haute, je prends de l’eau frais de la source et on y va, l’autre coureur reste là.

 

 

Quelques kilomètres que monte et descende, monte et descende, après 100 kms, ça fatigue, mais la tête pousse et j’arrive au col de Navacerrada, ma famille est là, et Sheila et Oscar, tout le gens encourage, j’arrête dans le dernier ravitaillement, je fais rien mais tous les bénévoles m’aident, encore une fois, TOP !, une peu de reflex, et en marche, il ne fait aucun doute que je fini, une dernière montée et tout vers le bas.

 

Je commence la descente, peu importe le chrono ou la position, je dois finir, je suis capable de aller plus vite, la tête et les jambes poussent ensemble, je dépasse au coureurs de la course de 60km, ça rehausse la moral, j’arrive à une piste, je peux courir plus confortable, le gens encourage, je coure, je suis proche de la ville, maintenant je crois, je va à réussir, j’ai arrivé à la ligne d’arrive, les gens applaudissant, dernier mètres, je lève les bras, fermer les yeux et je souris, mission accomplie, pas envie de pleurer, seulement de sourire et profiter, médaille de finisher, mais impossible d'oublier, le temps de repos, bière bien mérité pour profiter en famille et avec les amis.

 

https://www.facebook.com/GranTrailPenalara/videos/1404209406330512/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à tous pour l'encouragement, à ceux qui étaient présents et ceux qui ne le font pas!

 

David Andion

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