Triathlon de l'Agenais (bis)

17/05/2017

Dimanche 14 mai se déroulait le triathlon de l’Agenais (dont on devinera facilement la localisation). Histoire de dire que je fais des courses de temps en temps (note à moi-même : remplir le formulaire du challenge !), je me suis inscrit au format M quelques jours avant. Cette épreuve est clairement très courue, car trois jours avant seuls 60 personnes étaient inscrites. Mais entre la météo qui se lève (un petit 28°) et l’inscription de l’épreuve au championnat d’Aquitaine, elle se remplit et on sera un peu plus de 100 au départ.

 

Je n’ai pas d’ambition particulière, pour moi ce sera « part à fond et accélère ». J’ai fait un hiver très cycliste, ayant été handicapé par un petit problème de coude et un mollet récalcitrant m’empêchant de courir. Je n’ai donc pas trop d’inquiétude jusqu’à la fin du vélo, mais je suis clairement moins serein sur le 10km sur un terrain accidenté. Je me rappelle notamment du tri de Layrac l’été dernier, que Manu avait dans sa grande sagesse inscrit au TUC Tour et dont la troisième partie s’apparentait moins à de la càp qu’à un 10 kilomètre labourre-les-patates.

 

Nous sommes trois TUC à nous lancer, Francis T pour son premier tri et Guillaume L. On est au moins sûr de faire un podium dans la catégorie TUC !Au programme, un beau parcours natation (qui a été mesuré par les experts à 1600m), un aller retour à vélo avec deux jolies cotes pour 400m de D+ au total et une càp un peu traître avec trois tours de lac, 1/3 goudronné et 2/3 de chemin.

 

Au comité d’orga, l’ancien prez du TUC, qui déplore l’absence d’un contingent TUC plus important (serait-ce l’occasion de mettre en place un système de rétro-commissions occulte ?) et m’apprend la présence de Laulau Jalabert dit le panda Jalala. Connaissant le niveau du bonhomme, mes objectifs pour la course s’affinent : « sortir de l’eau devant Jalabert !! », n’ayant pas vraiment d’illusion sur ma capacité à résister à vélo et à pied sur un ancien cycliste pro, qui est allé à Hawaii et sur la diagonale des fous.

 

Après un petit échauffement, j’essaye de faire ma place sur la première ligne. J’ai largement arrêté de respecter les lignes indiquées par les arbitres parce que tout le monde part directement dans l’eau… on est obligé de jouer des coudes dès avant le coup de feu ! Après quelques feintes du speaker qui nous annonce plusieurs fois qu’on est à 4 minutes du départ, c’est parti pour la foire à l’empoigne. Comme d’habitude une première centaine de mètres dans le bouillon avant que les nageurs prennent leur place. Je me trouve en tête d’un petit groupe de poursuivants derrière les 5 premiers qui sont bien trop rapides, et je resterai avec les 5 mêmes jusqu’au bout, occasion d’essayer de mettre en pratique la prise de vague pour s’économiser, pratique qui serait bien facilitée si j’arrivais à nager droit sans les carreaux du fond d’Alban Minville. Comme je suis un gros malin, je les suis aussi sur le deuxième tour quand ils décident de couper à travers la dernière bouée avant de devoir rebrousser chemin (choix judicieux avant de prendre des coups de pagaye des bénévoles sur la tête) et perdre une grosse cinquantaine de mètres.

 

A la sortie de l’eau, je fais une transition étonnamment bonne pour moi : je ne suis pas cette fois à deux doigts de m’étaler en montant sur le vélo ce qui est généralement ma marque de fabrique. Une fois les chaussures mises, j’envoie les watts ! Je n’ai pas vu si Jalala est déjà sorti et je vais essayer de perdre un minimum de places sur le vélo. Le parcours se passe vraiment bien et mis à part une fusée qui me passe, je remonte même deux personnes sur les 20 premiers km. Et juste avant le demi-tour, j’entends le bruit typique d’avion de chasse des roues lenticulaires et j’aperçois le casque aéro porté par Jalala. Il me passe sans donner l’impression de forcer alors que je suis dans une i3 bien entamée à ce moment-là, avant de faire une relance qui me laissera collé au goudron au moment du demi-tour. Je me dis que tant pis, j’ai quand même bien résisté, et j’arrive tant bien que mal à finir le vélo en 12è position, soit un -2 dont je suis très content et qui me prouve mon amélioration cette saison.

 

Je pars sur la càp, avec comme nouvel objectif « finir devant Guillaume ! ». Je sais que le bonhomme est une machine à pied (du genre 1’/km de moins que moi). Je sais aussi que j’ai une fâcheuse tendance à partir beaucoup trop vite et à craquer assez rapidement, donc j’essaye de me mettre à un rythme que j’aimerais pouvoir tenir jusqu’à la fin. Las, dès le premier demi-tour je me rends compte que ça va être compliqué, entre une mini montée et le terrain je me retrouve incapable de relancer et clairement au taquet sur le cardio. Je me dis donc que je vais prendre mon mal en patience. J’ajoute aussi la très mauvaise idée de boire de l’eau très froide à un ravito qui me donne des maux d’estomac immédiatement. Et à la fin du premier tour la copine de Guillaume me dit « attention il remonte ! » et effectivement 2 minutes plus tard il me dépasse avec une facilité déconcertante, il doit avoir les Nike rebondissantes des marathoniens du sub2. Les deux derniers tours me servent à limiter la casse et espérer que je vais finir dans le top 20. Je donne tout sur la dernière ligne droite et je finis… 21è. Si proche si loin !

 

Guillaume finit 12è et Laulau 5è, ils doivent avoir des gels énergétiques super efficaces ; Francis finit son premier tri en 2h57, bravo !Je finis mon premier tri de la saison très content, car malgré mon manque en course j’ai réussi à limiter les dégats avec une grosse satisfaction entre une nat qui confirme ma forme et le 19è temps vélo.C’est donc une stratégie parfaite, être au taquet avant de ne pas faire de sport en juin pendant les vacances : ça sera super facile de revenir au niveau pour faire un ou deux half pendant l’été.

 

 

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