Tulle Brive Nature, on allonge les distances !! 44km 1100d+ (1400 en vrai)

15/04/2017

 

Une fois n’est pas coutume, je me suis présenté tout seul au départ d’une course. Pas de bataillon TUC à mes côtés, aucun de mes partenaires habituels non plus… Le but n’était pas de chercher la solitude, mais de découvrir un nouveau terrain, changer de mes Pyrénées habituelles et voir si les sentiers sont plus verts ailleurs. Un peu comme la Pastourelle 2016, mais en subissant moins !

 

Tout a commencé dans un bus, moins bien que le TUC bus et surtout plus stressant ! C’est la navette pour se rendre au départ à Tulle : pas question d’oublier quoi que ce soit dans le paquetage du bon traileur, car je table sur 4h30 de course et je ne veux pas me rajouter de difficulté ! Une fois sur place, échauffement sommaire et présentation des têtes d’affiches : Emmanuel Gault, Sylvaine Cussot… du beau monde mais je ne connais pas grand monde, vu que je ne lis pas trop de magazines. Je me dis que je vais leur faire un départ TUC, 400 mètres épiques pour commencer. Finalement l’envie me passe et on part avec un bon rythme sur du bitume en montée (Tulle est dans une cuvette).

 

20 premiers kilomètres de plaisir, que du sentier et je cale rapidement mon rythme sur Sylvaine Cussot (« comme par hasard » diront les jaloux), j’en profite pour me gaver des encouragements qu’elle reçoit en me disant qu’ils sont peut-être un peu pour moi aussi. A mi-course, je commence à faiblir…l’intensité me convient mais la distance me fait mal : il faut courir en continu car la pente n’est pas franche, en dents de scie, et ça tire dans les mollets. Je retrouve la mentalité trail que j’adore : on discute avec des inconnus, on partage notre admiration du paysage et on souffre ensemble de la première chaleur de la saison.

Même si j’ai assuré une bonne moyenne sur la première partie de course, je m’écroule un peu sur la fin, mais j’arrive à garder une petite foulée à l’ultra-économie, voire à la survie. On rejoint enfin une voie verte bien plate, et je compte la distance qu’il reste en nombre de tours de gymnase Faucher, puis je finis par voir l’arche, avec ce petit sentiment de délivrance caractéristique. Pour marquer le coup, je décide de choper une petite crampe à chaque mollet.

 

Quelques minutes plus tard, j’arrive à m’extraire du trou que j’ai formé en me jetant dans l’herbe fraiche pour jeter un coup d’œil au classement : 4h22 et une 50ème place au final. Une bien belle organisation dans une région magnifique !

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