La demi-finale féminine de duathlon club D2

26/03/2017

 

 

 

 

Samedi 25 mars 2017, 8H00. MemTUC est devant chez moi, je savais bien qu’elle arriverait avec un quart d’heure d’avance. Heureusement je ne suis pas prête, résultat des courses on part en retard, ça commence bien. Premier challenge : Aller récupérer Léa à Nailloux. Elle aussi est en retard, elle a oublié son KASK, donc demi-tour. Une fois son vélo attaché (Merci Gabri pour le porte vélo), les 385621 sacs bien installés dans ma Seat : c’est parti ! Direction.... Foix ! Mériem, je t’avais dit que le sens de l’orientation n’était pas inné chez moi, pourquoi m’avoir fait confiance ?! Bon, une fois que je me rends compte que je ne verrais jamais le panneau « Montpellier », j’interpelle ma co-pilote (qui pour le coup est plutôt con-pilote) pour rectifier le tir. On a perdu une heure, des sous dans le péage, et bien 10L d’essence puisqu’on est chargé comme des mules, que nous faisons fasse à des torrents diluvients et un vent bien costaud. Après 6H de route (sans compter les arrêts pipi, les changements de conducteur), nous arrivons à Digne-les bains... Ahhh le Sud, le soleil, son vent chaud, ses habitants accueillants ! Enfin c’est ce que nous avons cru. Il pleut, on se les pèle et on est fatigué. Nous nous consolons avec un bon repas d’avant course (→ risotto huilant au saumon + fondant au chocolat pour Léa + vin rouge pour Mériem) avant de nous endormir au son des bruits de voiture qui passent.

 

Dimanche 9H00 : Les TUCettes se présentent comme des fleurs pour récupérer leurs dossards (on est large, le départ est à 10H45) : « désolé mesdemoiselles, le retrait des dossards était à 8H00, vous ne pouvez pas participer à la course ». Premier coup de stress... qui finit par s’arranger ! Jéromine nous retrouve, fraîche comme un gardon, mais elle garde un bon coup de griffe de branche de la veille ce qui nous rappelle son raid de 38km (mais tout va bien, elle se soigne).

 

Le départ va être lancé, nous sommes appelées une à une à venir rentrer dans le SAS de départ, j’ai l’impression d’être une joueuse de basket qui rentre sur le terrain, je me tourne vers notre reporter photo et le salue de ma main telle une star.

 

Top départ... Le niveau est élevé !! Nous partons toutes les quatre dernières, Jéro Léa et moi faisons la course ensemble, elles accélèrent vers l’arrivée de la première transition, moi je suis mal, envie de vomir, la tête qui tourne, à deux doigts de tomber dans les vapes, je préfère ne pas accélérer et prendre mon temps pour reprendre mes esprits durant la transition. On sort du parc à vélo avec une belle côte à monter, je vois Jéromine devant, qui prend de l’avance, et après quelques kilomètres une Bergeracoise qui courait à côté de moi à Muret me rattrape, me dit de se mettre dans sa roue et nous amène vers la cycliste suivante. A 3 nous faisons des relais, nous encourageons, c’était chouette... Très beau parcours vélo, le temps idéal, mais les cannes ne sont pas là. Deuxième partie de course à pied : c’est dur, ça ne va toujours pas mieux, je me fais violence « Laura, 2,5km c’est quoi ? C’est l’échauffement de Fred !! », je remonte quelques places, ça fait du bien au moral, et j’apprendrai plus tard que la dernière que j’ai doublé, 100m avant l’arrivée, nous a permis de nous qualifier pour la finale (même si c’est surtout les temps de Léa et Jéro..). En parleant de Jéro justement, sous l’arche elle me tend les bras, je m’écroule, comme l’impression d’avoir couru le marathon de ma vie, mais non, c’est juste un duathlon S au parcours sans difficulté... Mériem n’est pas loin, elle est à fond ! Et sous un tonnerre d’encouragements (et un petit regard en arrière pour vérifier que sa concurrente est bien loin derrière) : elle franchit la ligne d’arrivée.

 

On partage chacune notre récit de course, on prend 4502 photos, on en rigole : La palme d’or de la transition revient à Jéromine qui a perdu sa roue arrière et nous a montré le porté de vélo. MemTUC n’est pas loin : elle a mis son casque à l’envers avant de monter sur son vélo. Dans notre tête, nous ne sommes

certainement pas qualifiées, mais heureuses d’avoir fait cette course ensemble. Quant à moi je n’ai pas perdu ma roue, mais mes clés de voiture. On est prête à partir, on a faim (c’est grossbouff qui parle), on a enfin réussi à rentrer les 4 roues de vélo de Léa, et on se rend compte que les clés se sont faites la malle. Après 25 minutes à les chercher, à vider la voiture 2 fois, à vider les sacs 3 fois, tout en ruminant « On est les premières...des pas qualifiées ! », une équipe concurrente vient nous féliciter pour notre place en finale. Ô joie ! Et les clés refont leur apparition. C’est un signe. Allez, on remballe, on se trouve une brasserie pour fêter ça avec un bon demi et une bonne blanquette-frites, et c’est parti pour 6H00 de route et de blindtest.

RDV le 25/09 pour la finale... Qui veut venir nous supporter ?!

 

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