La Romeufontaine sous un autre oeil

 Alors oui, la course à pied ce n’est pas uniquement des gens hyper affutés qui courent le plus vite possible pour défier le chrono et se surpasser. C’est aussi parfois des paysages magnifiques où l’objectif numéro 1 est le PLAISIR ! La course de la Romeufontaine c’est exactement ça.

La course est organisée au sein de la station de ski de Font-Romeu dans les Pyrénées Orientales. Plusieurs distances sont proposées : la version « Découverte » de 12km, la version « Authentique » de 25km et la version « Passion » de 40km. Je me suis inscrite à la version « Authentique » avec mes amies, Cécile et Violette, au mois d’octobre. Nous avions participé à la version « Découverte » il y a 2 ans et on avait adoré. On avait hâte de pouvoir réitérer l’expérience. A la fin des 12km, nous étions frustrées que la course ne dure pas plus longtemps tellement nous avions pris PLAISIR à courir dans des paysages enneigés.

Je me suis donc laissée influencer par les filles et on s’est inscrites sur le 25km … Je n’étais pas très sereine car le plus long que j’avais couru c’était 24km et sur le bitume ! Là on monte d’un cran dans la difficulté !

 

Comment appréhender cette course ?

 

Alors habituellement, on demande à son entraineur un plan d’entrainement sur les 3 mois précédant la course et on le suit à la lettre. On s’entraîne, on surveille à peu près son alimentation et on reste focus sur l’objectif. Comme je vous le disais dans mon dernier article, j’ai été un peu ralentie dans ma pratique ces derniers mois … Alors, même s’il est évident que ce n’est pas sur un trail sur neige que l’on va défier la montre et battre un record, j’y suis allée en me disant que je ne regarderai pas le chronomètre ! Mon seul souhait était d’atteindre la ligne d’arrivée !

 

Et les préparatifs, le matériel ?

 

 

La semaine précédant la course, on limite les entrainements pour ne pas s’épuiser. On garde ses forces pour la course ! On évite également l’alcool et la nourriture trop grasse … Enfin en théorie, parce qu’entre nous on parle d’un week-end entre amis à la montagne donc le vendredi soir c’était le combo gagnant : vin rouge – raclette !

 

Plus sérieusement, courir sur la neige nécessite un peu de matériel.

 

Tout d’abord, compte tenu de la distance et malgré les ravitaillements il faut prévoir un Camelbak, c’est un tout petit sac à dos contenant une poche à eau qui permet de boire à l’aide d’un tuyau. Il permet également d’emmener de quoi grignoter sur le parcours. Personnellement j’aime les barres à base de pâte d’amande car c’est très sucré et ça fond rapidement en bouche. Les ravitaillements étaient vraiment supers car très variés, du sucré, du salé, une boisson chaude ou une boisson froide, il y en avait pour tous les goûts ! Il y avait même des Haribo … Miam !!

 

Le Camelbak est aussi très pratique pour emmener les équipements obligatoires. Les organisateurs ont exigé que chaque coureur soit un minimum équipé en cas d’accident, nous devions tous avoir les numéros de téléphone d’urgence sur nous ainsi que notre téléphone portable, mais aussi une couverture de survie et un sifflet. Les bénévoles ont d’ailleurs tous étaient fabuleux. Ils étaient nombreux sur le parcours à nous encourager et à nous indiquer le chemin. Je peux vous dire qu’ils ne devaient pas avoir chaud !

 

Une petite astuce : à cause du froid, le tuyau du Camelbak gèle et il devient impossible de boire. Pour éviter de désagrément, je l’avais mis sous ma veste. Certes, ce n’était pas des plus pratiques mais mon tuyau n’a pas gelé ! Sinon il faut prendre une ceinture avec des gourdes.

 

La neige ça mouille ! Alors certains achètent des chaussures Gore Tex, qui ne laissent pas pénétrer l’eau. Personnellement j’ai mis mes chaussures de trail habituelles avec des guêtres. Malheureusement, elles n’ont pas tenu et se sont à moitié défaite pendant la course, donc mes chevilles n’ont pas été protégées de la neige ! En courant je ne l’ai pas ressenti, c’est une fois la ligne d’arrivée passée que j’avais hâte de changer de chaussures ! On se refroidit très vite une fois arrêté !

 

La veille, nous avons également étudié le profil de la course. Qu’est-ce que c’est ?

 

C’est une carte qui permet de voir comment le dénivelé est réparti sur la course et la localisation des ravitaillements. Connaître le profil nous permet de gérer au mieux notre effort.  Pour cette course, on savait que la montée était régulière sur les 10 premiers kilomètres et qu’au 14ème kilomètre il y aurait un passage très dur : la montée d’une piste noire !

 

Cela permet de se préparer psychologiquement et c’est utile ! Mais tout a été chamboulé puisqu’à cause des conditions météo nous avons appris sur la ligne de départ que le parcours avait été modifié et raccourci à 21km. Sur le coup, nous étions tous un peu déçus, on était venu pour 25km ! Et puis une fois lancé … Ce n’était plus si grave.

 

Finalement, c’était si bien que ça ?

 

Pour ceux qui aiment la montagne et la neige, c’est un bonheur ! Je pense que même une personne qui n’est pas hyper sportive peut prendre beaucoup de plaisir sur une course comme celle-ci. Ici le chronomètre ne compte pas, les conditions météo impactent tellement les résultats que d’une année à l’autre la course n’a presque rien à voir. Il y a deux ans, c’était plutôt plaque de verglas et cette année poudreuse ! Courir dans la neige, oui c’est épuisant, mais c’est aussi terriblement amusant ! Courir entre les sapins, regarder les flocons tomber, entendre le craquement de la neige sous ses pieds … C’est une expérience à faire au moins une fois dans sa vie !

 

Petite astuce : avoir des lunettes spécifiques pour le sport, quand la neige tombe on ne voit plus grand-chose et avoir des lunettes pour se protéger les yeux est un vrai plus !

 

Une petite vidéo...

 

 

 

 

 

 

 

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