Ma Romeufontaine

25/01/2017

 

 

La Romeufontaine, c’est le premier rendez-vous de l’année, celui qui nous permet de juger si :

1 : On a bien digéré les fêtes de fin d’année, l’entrainement a été bon, le travail paie

2 : Il faut regarder la vérité en face, on a subi, il va falloir remettre le bleu de chauffe et prendre les entrainements les uns après les autres…

Prendre son dossard, il faut l’avouer, c’est aussi prendre un risque : le risque de pousser la voiture en arrivant par exemple, avoir le bout du nez gelé tout le weekend, et devoir brasser de la poudreuse pendant 3 ou 4 heures de course.

Je me suis trouvé un peu dans cette situation cette année, même si  4 ans d’assiduité à Font Romeu ça vous forge un mental et une solide expérience. Cette année, c’était la plus dure ! Après un samedi à errer entre le retrait des dossards, le tarot et le babyfoot (bref, faire du jus comme disent les bons et les fainéants), on s’est retrouvé le dimanche matin avec mes potes traileurs branchés sur « radio facebook » à attendre les nouvelles de l’organisateur : ça n’a pas loupé, le court-circuit est organisé pour éviter le gros de la powpow. Autant se dire que le reste du circuit ne doit pas être une partie de plaisir non plus.

Ca part fort comme tous les ans, de quoi se placer avant les sentiers. Le souffle est bizarrement court, ça laisse redouter une journée difficile… en fait la forme est là mais le froid anesthésie les bronches, il va falloir s’y faire. Le dénivelé n’est pas impressionnant, mais les foulées sont rikiki et il ne faut pas s’énerver, c’est ça la neige ! Il faut vraiment se débattre jusqu’au premier ravito. On aperçoit bientôt le haut de la Calme au km13 et cette descente… haut lieu des techniques peu académiques, école du bourrinage où le moindre faux pas peut se terminer en triple axel.

Arrivé en bas, les fesses blanches trahissent ceux qui se sont laissé tenter par de la luge sans luge. Le demi-tour spécial 2017 suit et on doit regrimper, tout en patience. Au sommet, c’est le moment d’embrayer. On rattrape ceux (celles) du 12km, et on n’a pas le temps de contempler les foulées chaloupées des traileuses… les poursuivants sont à mes trousses et je vise à ce moment un top 30. Je dois doubler beaucoup, sortir des traces, quitte à faire trempette jusqu’au chevilles dans un ruisseau caché sous la neige… plouf ! Je suis dans le rouge vif, mais ça va, j’en ai vu d’autres… le mercredi soir au TUC !              

La ligne est là, les spectateurs frigorifiés applaudissent… c’est toujours un moment spécial de passer une ligne. Prochain objectif : 1ère étape du TUC Tour, le Forest trail !

 

RESULTATS : http://chrono.geofp.com/lrf2017/v3/

 

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload

Posts à l'affiche

L’intégrale des Causses - de face, de profil, en biais

November 17, 2019

1/10
Please reload

Posts Récents

October 15, 2019