Traileurs TUC - le Président entre dans l'Histoire

On se fait plaisir sur le sensationnel du titre... :-)

 

Tout au long de l'été, le TUC s'est adonné à sa deuxième passion : le trail running, et de préférence dans les Pyrénées... sauf que depuis deux ans le club est présent au départ du Grand Raid de la Réunion (Lolo D finisher 2015), ce qui a fait monter d'un ton l'engouement des TUCistes pour la discipline (des performances notables sur le Forest Trail, la Pastourelle...).

 

Pour basculer de la préparation Triathlon à la foulée du traileur, les aventuriers se réunissent d'ailleurs dans une base tenue secrète au coeur des Hautes-Pyrénées au cours de juillet pour un weekend devenu traditionnel, à base de campement, bûcheronnage, apprivoisement de Patou et ses brebis, et bien sûr rando-course intensive. Ces épreuves ont largement porté leurs fruits.

 

Parmi les finishers, on citera pêle-mêle Patrick Sabarros (120km), Clément C (80km), Etienne M (120km) sur un GRP rendu très difficile cette année par la chaleur, Jérome F sur son premier "long" autour de l'Aneto début juillet, et Estelle qui a de nouveau repoussé ses limites lors du trail des 3 pics. Ils créent des émules, et continuent de le faire grâce à leur talent pour l'écriture : ils nous racontent leur aventure. Tout y est ! Revivez notamment comment Estelle a fait 3ème d'un 50 bornes, et Etienne a décroché le premier podium du TUC sur un Ultra : grandiose !

 

 

Estelle, mon trail des 3 pics

 

Le dimanche 26 Juillet avait lieu le Trail des 3 Pics, entre Saint Pé d’ardet et Arbas, pas trop loin de Toulouse.

 

J’ai décidé de prendre le départ de ce trail en m’inscrivant vendredi soir, un peu sur un coup de tête. Un long trail ça me tentait cette année, du coup commencer par un 52km pouvait être une bonne expérience. Pas de préparation spécifique de mon côté, ni une grosse année course à pied, mais je compte sur mon endurance, mes sorties en montagne l’hiver et ma prépa half pour tenir le coup.

 

Partir sur une épreuve que je n’étais pas sûre de finir était quand même assez cool. Environ 300 personnes au départ (en comptant les relais), l’orga qui fait un briefing debout sur une poubelle avec un mégaphone, la brume, un « 5, 4, 3, 2, 1, c’est partit » un peu l’arrache : les petites courses à l’ambiance hyper sympathique comme je les aime ! Au menu 3 pics : Pic du Gar, Pic de Cagire et Pic de Paloumère (3400m D+) !

 

Ca part assez rapidement, le cœur s’emballe, c’est tôt le matin et je ne me suis pas échauffée. J’oublie d’en garder, et je déroule les jambes parce que je le sens dans les 1ers km en pente légèrement négative. Je trouve mon rythme pour le premier « pic », je cours dès que c’est possible, même dans les montées pas trop fortes, et je mets les mains sur les cuisses pour les pentes les plus raides. Il fait très humide, et vraiment chaud, on se croirait aux tropiques. Arrivée en haut, la vue est dégagée, c’est très beau. Je me réjouis de la première descente mais pas trop longtemps… C’est sacrément technique : de l’herbe couchée et mouillée, avec de belles pierres cachées. Les chutes sont nombreuses mais pas de blessures (ouf ! ), ensuite la descente est roulante jusqu’au relais 1 – on peut dérouler, ça fait du bien aux jambes et au moral. Ici, on me dit que je suis 2ème fille : mince, je vais devoir garder le rythme. J’attrape de quoi manger, je pique niquerai dans la montée, et ça repart raide pour 4 km et 1000m de D+ jusqu’en haut du Cagire. Les mollets et les cuisses commencent à tirer, mais je garde mon rythme. Belle descente de montagne, j’essaie de ne pas perdre de temps dans les passages techniques, et d’en gagner un maximum dès que ça roule. Le genou gauche commence à tirer, je ralentie un peu sur la descente, et là 2 filles déboulent, elles ont l’air costauds, je n’ai pas de regrets ! Je suis déjà contente d’avoir tenu jusqu’au km 26 ! La fin de la descente alterne chemin en devers et route forestière, et après une belle pente raide d’1km, relais 2. Pause très rapide au ravito, j’ai envie de continuer. Pente douce en dénivelé positif, les gars autour de moi courent alors je suis leur rythme. Puis la suite alterne beau chemin de montagne avec cailloux et pente raide, je ne m’arrête pas : marcher c’est avancer !! Jusqu’à présent les douleurs de montée (lombaires) disparaissaient en descente et les douleurs de descente (articulations) disparaissaient en montée, jusqu’au km 40…  C’est assez long jusqu’au dernier sommet : annoncé au km 41, il est finalement au 42,5 et en plus 3 bosses nous attendent derrière sur la crête. J’ai de plus en plus de mal à courir en descente, et en plus des articulations j’ai évidemment les mollets et quadri qui commencent à vraiment chauffer. Je m’efforce tout de même à courir lorsque c’est vraiment dégagé (pas de cailloux, pas de boue, pas de racine… autant dire très peu de tronçons !!). La pente est raide, et vu la boue il est difficile de courir, mais tout de même j’ai bien ralenti le rythme.

 

La fin est un peu interminable mais je m’accroche, je cours au mental pour ne pas rallonger la course : plus ce sera long, plus les douleurs vont s’intensifier. Je fais les bords des chemins dans les feuilles pour ne pas me noyer dans la bouillasse. J’arrive avec je ne sais quelle force à vraiment courir les 700 derniers mètres pour rejoindre le centre du village. Ouf, c’est fini ! 10 :00 de course ! Je peux à peine marcher, mes jambes sont douloureuses. Je retrouve Nico qui m’attend à l’arrivée une glace à la main (il n’a pas mangé non plus, le soir il faudra cuisiner 3 ou 4 sangliers…).

 

Pas d’erreur d’alimentation ou d’hydratation de mon côté, je me sens bien toute la course : le coca et les TUCs c’est la vie. Et je ne regrette pas d’avoir eu un bon rythme (un bon rythme = « mon » bon rythme) dès le début, je pense que les douleurs d’articulations à la fin aurait été quand même la…

 

Le soir ce sont vraiment des douleurs impressionnantes dans toutes les jambes, je n’avais jamais ressentie ça ! Je me promets de ne plus faire de long trail, et je crois que ça m’a vacciné pour faire plus. Lorsque j’ai remercié l’orga pour le boulot de balisage et l’organisation, la gentillesse de tous les bénévoles au ravito ; je rajoute que « je ne sais toujours pas pourquoi je fais ça », il me répond « en tout cas vous avez le sourire, ça a l’air de vous rendre heureuse ».

 

Patrick Sabarros, mon premier ultra

 

GRP quelle aventure pour un premier ultra, je suis passé par toutes les sensations, trop facile sur le début, trop confiant, parti trop vite, pourtant sachant qu'il allait faire très chaud, j'avais bien prévu de me de protéger la tête, jusqu'au 50km tous les voyants étaient aux vert, puis d'un coup après mon arrêt à Gavarnie, je quitte mes amis Patrick et Véro. je cours 15 minutes, et le coup de masse qui me tombe d'un coup dessus, plus de jambes, mal au ventre, à la tête, la vitesse qui chute, j'arrive fatigué à la tombée de la nuit à Trimbareilles, là merci Daniel et Tom Tout pour votre aide et massage mais j'étais déjà cuit je n'avais plus ma lucidité, vous m'aidez à mettre ma frontale sur la tête car incapable de le faire seul vous me rechargez en eau, j'allume la frontale et c'est reparti, je me traîne dans la nuit, me fais doubler sans pouvoir suivre le train des autres coureurs, je décroche de la course, j'ai un long moment de solitude dans la nuit qui dure longtemps..... j'arrive enfin à Luz , je tourne en rond impossible de trouver la base de vie je suis dans la mauvaise direction je pars sur le parcours du 160 km, j'appelle Véro. lui explique que j'ère sans pouvoir trouver la base, un coureur du 160km arrive me remet vers la bonne direction, je le suis , mais je suis épuisé envie de dormir et arrêter ce calvaire. Heureusement ma Véro. est bien là , voit dans quel sale état je suis, je file m'allonger, je ne souhaite qu'une chose dormir, mais j'ai mal au ventre et à la tête, Véro vient avec le médecin des pompiers, la tension est bonne le ventre est normal, deux spasfon sous la langue et je reste allongé deux heures , dans ma tête c'est fini je veux plus repartir, puis je reprends le dessus je ne sais pas pourquoi, je me lève, Véro toujours aux petits soins me passe des affaires propres et sèches, je me fais soigner les pieds, je reprends des forces en mangeant, super l'appétit revient..... 3 heures sont passées depuis mon arrivée,il est 3h15 assez perdu de temps je repars tout frais je suis au 75 km il me reste encore beaucoup de km et du dénivelé, je retrouve mes jambes dans la nuit ( merci Didier Albenque pour ta frontale elle est au top), je remonte de plus en plus sur des coureurs, la forme est là super, le jour se lève je ne lâche pas je veux en finir, GRP je sais que je vais t'avoir, la matinée se termine et j'arrive sur la dernière montée, bascule et dévale cette descente vers l'arrivée sans me poser des questions, Véro m'attend à Vignec et m'accompagne jusqu'à l'arrivée, que du bonheur.......après 27h59minutes. et de supers paysages en altitudes dans mes yeux qui me font oublier le reste...... Voilà, je vous remercie tous pour vos messages qui m'ont faits monter les larmes aux yeux, je veux juste vous dire que je ne suis pas un fou comme on me le dit souvent juste envie de partager une passion qui cette fois m'a fait toucher le fond mais avec du recul m'apportera de l'expérience pour un prochain Ultra. Un grand bravo à Didier et Etienne qui ont fait des superbes performances sur ce 120km félicitations.

 

Etienne, mon GRP 120km

 

Piau 8h30 vendredi 26 Aout, la station de ski accueille sous une ambiance chaleureuse le départ du GRP 120kms, le tour des Cirques (qui porte merveilleusement son nom), dont la particularité est de proposer un dénivelé négatif de 7700m, soit 1km de + que le positif.

 

Objectif simple : faire le plein de confiance avant la diagonale des fous à la Réunion 2 mois après, et même si la distance semble longue en période préparatoire, le fait de commencer le matin et de faire une nuit sur la fatigue m’a incité à « cliquer ». Conséquences directes : je me forcerai à me refreiner au départ (donc ne pas partir à la TUC, c’est-à-dire devant tout beau tout fier), et prépa diago oblige, je pars sans bâtons.

Ptite discussion à la cool avec Seb Sicard au départ, qui le fait avec son pote, et nous voilà parti pour une boucle dans Piau. Ça monte d’entrée, donc pas de prise de tête, je marche direct à une allure qui me convient sans que mon cœur ne s’emballe trop, et du milieu de peloton, je remonte très vite, ce qui m’étonne un peu, sur l’avant de la course.

 

Au 15ème, passage en haut de la 2ème difficulté, le Port de Campbiel, puis longue et belle descente vers Gèdre, 1er ravito au 25ème km. Un peu drôle mais pas pour lui, nous croisons avec mon petit groupe un gars déjà assis près d’un ruisseau, qui nous dit : « jsuis parti trop vite, jsuis cramé » … Y a quand même des inconscients, ou alors on l’accueille avec plaisir au TUC pour son baroud d’honneur initial.

 

La suite c’est une transition éclair au ravito de Gèdre (14ème à l’entrée, 9ème à la sortie), faut dire que certains se faisaient déjà des sandwichs à la Fernando, puis une remontée progressive dans la montée vers le magnifique lac des Gloriettes puis la Hourquette d’Alans : 8ème puis 7 à la marche, toujours en faisant monter raisonnablement le cardio pour moi, puis je dépasse le 6 et le 5, tous les 2 arrêtés sur le bas-côté à 30 min d’intervalle. Il commence à faire très chaud il faut dire, dans ce cirque sans un poil d’ombre ni petits ruisseaux rafraichissants. Passage du col, descente extraordinaire vers Gavarnie, avec le cirque à gauche surmonté de sa fameuse brèche de Roland, et en face au loin mais bien visible le Vignemale et son glacier.

A Gavarnie, 2ème gros ravito au km 49, grosse ferveur populaire, c’est très stimulant. Mais chaleur écrasante, je n’aurai de cesse de m’arrêter boire et me mettre la tête sous l’eau à chaque ruisseau croisé par la suite. Remontée toujours sans forcer l’allure sur le 4ème (coup de chaud) puis 3ème que je mettrai pas mal de temps à récupérer, à la faveur d’une descente où j’arrive à courir bien mieux que lui. Ça commence à faire très long cette portion à altitude moyenne, en devers montant et dans les herbes hautes, et pour beaucoup, ce secteur aura causé de sacrés dégâts.

 

Ravito de Trimbareilles (km 65 selon l’orga, 68 selon la police), bien fatigué, il me tardait d’y être et j’aurai tellement aimé savourer ce moment avec des bénévoles aux petits oignons, mais …. , il était dit qu’il fallait que ça bascule dans la folie à un moment ou à un autre. Au ravito, on m’annonce texto : « t’es 2ème, le 1er est à 10 min devant, puisque le véritable 1er qui avait 45 min d’avance à Gavarnie n’a pas pointé et s’est perdu ». Ba là on te dit ça, ton cerveau se met en mode reptilien, et bim, un coca, une banane au carré de

 

 

 

chocolat agrémenté de cacahuètes, et ça repart à une allure jamais produite depuis le départ…

La sanction est immédiate, 500m après, gros gros mur (de l’avis de tous, le passage le + dur de l’épreuve), env 400m de deniv en 1 borne dans les feuilles et un chemin tu te demandes si il existe vraiment. Cligno, file de droite véhicule lent, une pierre, je m’assois, respire, balance 2-3 jurons à la nature, plutôt à moi-même du type « mais qu’est-ce que t’es con », avale ce que je n’utilise qu’en cas d’extrême nécessité : 1 gel, puis 1 à 2 barres en fait, car l’hypo est là. Pour digérer ça il te faut 1L d’eau, mais le ravito principal – base de vie à Luz Saint Sauveur est à 8kms seulement, ça aide à repartir relativement rapidement, en calmant nettement + l’allure.

 

La bizarrerie de tout ça, c’est que je rattrape malgré tout le 1er dans la descente vers Luz, on discute notamment sur le fait que le mur précédent était l’enfer, sur le vrai 1er qui s’est perdu, sur ce que l’on fait dans la vie, et je me rends compte qu’en + d’être cool, Thomas Galpin a fait 2ème du 80kms l’an passé, devant Adrien Seguret (chouchou de certaines traileuses du club), et à 15min seulement du vainqueur Maxime Cazajous. Je suis peut-être en train de sortir LA course de ma vie, à la faveur du fait que j’arrive à courir mieux que les autres en descente.

 

Bref pas de prise de tête pour le moment … à Luz le speaker annonce l’arrivée du 2ème et du 3ème puisque le 1er a retrouvé son chemin (mais loupé un point de passage … son avance passant dès lors de 45 min sur Thomas à + de 2h sur nous …) et concernant mézigue, c’est l’euphorie qui prime d’être accueilli en guest star sortie de no-where quand t’es à l’avant de la course. Texto : « alors que voici Thomas Galpin, et, … (silence car je consulte mes fiches), Etienne Mouisel, … un triathlète !!??? ». J’en ai joué faut être honnête, j’ai indiqué au gars qu’entre 2 sessions de natation par jour, je courais une fois par mois, ou des conneries comme ça, vous vous en doutez. 2 autres choses marrantes : l’hallucination des gens de voir un mec sans bâtons et à la 3ème gueulante du bénévole sur Mme Machin indiquant qu’il voulait mon sac ravito perso, la même gueule des gens quand je prends conscience de ça et que je réponds que je n’ai rien laissé comme sac perso (rapatriés le lendemain soir, à un horaire où j’aurai déjà dû être à Toulouse). Ravito compliqué pour moi, je ne ressens pas la faim et mastiquer est très pénible, du coup des pâtes dans la soupe puis une compote ça ira très bien. Thomas, lui, est une machine de guerre : 2 assiettes de pâtes, 2 soupes, 3 sandwichs … un sérieux concurrent à Lolo M ou Vincent G.

 

On repart Thomas et moi en ajustant nos frontales puisque dans moins d’1h on ne verra plus rien, pas mécontents de voir que le 4ème n’est toujours pas arrivé. La fin c’est une anecdote incroyable qui arrivera dans les hauteurs de Luz, à l’orée des bois, sur un chemin qui passe à côté des quelques maisons éparses où je laisse Thomas faire le train (rien à voir avec la tactique, il est + grand, + fort en côtes, et avec ses bâtons je préfère) et m’asphyxier régulièrement (c’est la contrepartie, que j’assume, je ne lui en toucherai aucun mot) et où je laisse promener mes yeux et ma frontale à travers les fenêtres des maisons éclairées, où se passent des moments de vie qui me font passer le temps … Une famille qui joue aux cartes dans une des maisons, un peu + loin sur ce chemin un apéro qui donne vachement envie, et au bout du bout, un mec se faisant plaisir avec sa main droite devant un film dont les dialogues auraient pu être : « tu sens mon énergie dedans toi » (private joke Legrillou). Ce n’est pas l’hallu, c’est une scène de la vie, et je vous assure que le fait de repenser à cette scène, ma frontale éclairant le regard du gars tenant sa b… à la main, m’a réjoui pendant facilement les 2h suivantes.

 

Arrivée à la fameuse Hourquette Nère, 20kms et 2000m au-dessus de Luz, avec une montée finale très raide où j’ai dû laisser plusieurs mètres d’avance à Thomas, mes poumons réclamant à tue-tête de l’oxygène, mes jambes m’indiquant que ça commence à suffire le dénivelé positif, mais ma tête me gardant dans le match car au final, des montées, il n’y en aura plus après. Au sommet, des frontales et un objet qui badge notre puce dans un froid très supportable pour nous (je serai resté en T Shirt tout du long au final), et en se retournant, au loin, 1 à 2 frontales. Le 4ème ? Le 1er de l’Ultra ? Des suiveurs, randonneurs, campeurs ? Pas trop envie de rester dans le coin longtemps on amorce la descente très technique au départ sous un ciel étoilé sublime, et je m’en doutais un peu, Thomas coince vraiment par rapport à moi. On reste ensemble cela dit, mais je regarde de + en + souvent derrière nous, sans savoir si on nous suit ou non. Remontée vers le Bastan, petite caresse aux patous que nous connaissons depuis notre stage TUC Néouvielle, et c’est à ce moment-là que nos chemins se séparent Thomas et moi, le sentier n’étant plus très dur, mais le rythme de course de Thomas étant moindre que le mien, il m’indique d’y aller, que ça ne vaut pas le coup de finir ensemble alors qu’il reste près de 20kms de descente, au risque de perdre une belle place. L’esprit trail est là …

 

La toute fin c’est cette longue descente rasoir jusque Vieille Aure mais rendue sympathique par l’euphorie qui me gagne petit à petit. Les derniers 500m à courir avec Rémy Jegard qui me demande qui je suis et m’interviewe en me filmant sur son smartphone, et une arrivée à 4h15 du mat, devant des journalistes qui flashent, une place encore bien vide à 45min du départ du 80kms, et surtout une belle surprise avec une présence qui me donne le sourire jusqu’aux oreilles.

 

Je suis heureux de voir Thomas arriver en 3ème position un peu + tard, heureux d’apercevoir au loin Christophe, Clément et Roma qui vont s’élancer sur le 80, heureux de me prendre une bonne 16 et de pouvoir prendre le temps de mastiquer au ravito d’arrivée, heureux surtout de lire sur le portable de Laurie le suivi live des TRIcopains sur le Facebook, et leur enthousiasme incroyable qui me fait prendre conscience que j’ai réussi quelque chose de beau et rare, chose que j’espère pouvoir reproduire à la Réunion, mais là, c’est une autre histoire …

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