Adrien et Seb, récits croisés de deux Embrunmen

15/08/2016

Le 15 août dernier, le TUC était branché sur « radio Embrun », avec pas moins de 9 compétiteurs avec un dossard sur la ligne de départ, au lever du jour.

 

Séb B nous raconte :

« 5h00 : On descend au lac. Le contrôle des papiers d’identité lié au plan Vigipirate est nécessaire pour accéder au Parc à Vélo et de précieuses minutes s’égrainent déjà… On n’y voit pas grand-chose dans notre allée. Il y règne une ambiance calme, chacun y va de son petit rituel pour préparer ses affaires.

5h50 : Le départ des nanas est donné. Elles sont 70 à se lancer dans l’aventure, dont notre amie Flo.J’aperçois Val et les enfants embusqués derrière les barrières, ils ont eu la gentillesse de se lever pour venir assister au départ alors j’en profite pour faire le stock de bisous. Le départ est donné très vite et je suis très mal placé sur la ligne, du coup je vais partir dans le ventre mou de la course et perdre beaucoup de temps à chercher mes trajectoires. Je vais zigzaguer pendant la moitié du premier tour environ. »

 

Adrien, lui est parti plus fort : certainement l’envie d’en découdre enfin après des mois d’entrainement et de questionnements sur son état physique (problème de crampes, chute aux angles, un ligament de ‎cassé à J-30..) : « 6h00, on attend devant la grille, la pression est là. Le public nous acclame, j'en ai déjà les larmes aux yeux, quelle ambiance! ‎C'est parti pour une longue journée !! Je pars comme un imbécile dans le paquet, quelques coups et batailles plus tard je trouve enfin une place dans les 1100 concurrents et mon rythme de croisière ».

 

Seb sort en 1h07, Adrien juste avant en 1h06, et soigne sa transition (dédicace à Serge, 50ème temps pour notre secrétaire).

Après un magnifique tir groupé en natation, nos jaune et noir s’élancent pour le gros morceau de la journée avec un vélo pour le moins exigeant. Adrien l’a bien compris… il va falloir « GERER ! » Promesse non-tenue sur les 3 premières heures, avec sanction hypo au pied de l’Izoard. L’expérience paie : « je mange à bloc et je m'hydrate beaucoup. C'est reparti ! La fin du vélo sera un pur plaisir et chaque bosse passera nickel ! Ma tête est ailleurs... »

Pour Seb, le passage à vide se situera également au pied de l’Izoard, mais en « grand sage » du triathlon, il saura faire le dos rond dans les mauvais moments, et remettre en route, motivé par la famille, les copains sur le parcours et surtout les paysages magnifiques, entre les corniches et la vue sur une Durance bleu émeraude.

Sur les temps exacts de son chrono claqué en 2005, il s’élance pour le Marathon, usé par la chaleur accablante.

Adrien, novice sur la distance, se dit que tout devient possible sur les premières foulées à pied : « les jambes sont la et la tête aussi, ça va le faire ! L'ambiance tout au long de la course est incroyable, les inconnus, les Tucistes et la famille sur le bord de la route me donnent des ailes ! » Nos champions ne sont pas au même stade de la course, mais tous deux doivent penser à la même chose, éviter la dérive : ils alternent marche et course, et vont de l’avant !

 

Seb termine en 12h15 (12h14 en 2005 !!) et Adrien en 13h51, sous les acclamations d’un public venu en nombre pour fêter leurs champions ; Seb en parle : « Je me suis senti souvent soutenu de près par les amis qui se sont déplacés et de plus loin par tous ceux qui m’ont envoyés leurs ondes positives ». Ce sont les folies que l’émulation du TUC fait faire, mais que l’on ne regrette jamais.

 

 

 

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